L'origine des listings Clearstream aurait été identifiée, Villepin n'a rien a se reprocher

Publié le par rezeid

De nouvelles informations à paraître mercredi dans Le Canard enchaîné laissent penser que les pseudo-révélations à la justice en 2004 sur la société Clearstream étaient l'oeuvre du vice-président du groupe aéronautique EADS, Jean-Louis Gergorin.

L'hebdomadaire satirique écrit que ce dernier, accompagné de l'avocat Thibault de Montbrial, a rencontré secrètement le 30 avril 2004 le juge Renaud Van Ruymbeke pour lui livrer les pseudo-informations sur les listings informatiques.

Il prétendait que des personnalités du monde entier détenaient des comptes à la société luxembourgeoise Clearstream, crédités de sommes d'origine frauduleuse.

Jean-Louis Gergorin aurait refusé que l'entretien avec le juge Van Ruymbeke soit enregistré en procédure, et que les listings lui soient remis officiellement, en prétextant qu'il craignait pour sa vie.

Quelques jours plus tard, en mai puis en juin 2004, plusieurs courriers anonymes reprenant les pseudo-informations livrées lors de l'entretien et livrant les noms d'hommes politiques français, dont celui de Nicolas Sarkozy, étaient envoyés au juge Van Ruymbeke.

Le magistrat a confirmé au Canard enchaîné l'entretien avec Jean-Louis Gergorin. "Je comprends aujourd'hui à quel point j'ai été instrumentalisé. Fort heureusement, j'ai déjoué le piège qui m'était tendu. Tout cela me met très en colère", a-t-il dit.

Avant son entretien avec le juge Van Ruymbeke, en janvier 2004, Jean-Louis Gergorin avait déjà remis les mêmes listings à Dominique de Villepin, alors ministre des Affaires étrangères. Ce dernier a dit avoir alors commandé une enquête au général Philippe Rondot, expert du renseignement.

Les démarches de Jean-Louis Gergorin intervenaient alors qu'une guerre de succession se déroulait à EADS entre Philippe Camus, son supérieur, et Noël Forgeard.

Publié dans Divers

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