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Publié le par rezeid

Villepin exhorte les PME à plus d'"agressivité" à l'exportation

Dominique de Villepin exhorte les entreprises françaises à "renforcer leur agressivité à l'exportation", soulignant que "chaque contrat gagné à l'étranger" crée de l'emploi en France.

"L'un des grands problèmes que nous avons aujourd'hui, c'est que trop peu de nos PME exportent encore. (...) Nous devons renforcer notre agressivité à l'exportation", a déclaré le Premier ministre à l'occasion d'une rencontre sur le Volontariat international en entreprise (V.I.E).

"Exporter, c'est aujourd'hui devenu vital pour l'économie française et pour notre pays tout entier. Chaque contrat gagné à l'étranger, ce sont des emplois et de l'activité en France", a-t-il assuré.

"C'est aujourd'hui un raisonnement qui commence à rentrer dans les esprits. Il s'agit de concevoir cette bataille économique comme une bataille mondiale. S'implanter ailleurs, cela ne veut pas dire détruire des emplois chez nous. C'est exactement même l'inverse", a insisté Dominique de Villepin, en présence notamment de Christine Lagarde, ministre délégué au Commerce extérieur.

"Il faut aller plus vite pour renforcer nos positions et s'implanter sur de nouveaux marchés. Pour cela, il n'y a pas de secret: il faut prendre le risque d'envoyer des salariés à l'étranger pour marquer des points sur le terrain", a-t-il ajouté.

La formule du Volontariat international en entreprise permet depuis 2001 à une entreprise de confier à un jeune, jusqu'à 28 ans, une mission professionnelle à l'étranger durant une période modulable de 6 à 24 mois.

Dix mille jeunes ont aujourd'hui réalisé un V.I.E, prioritairement aux Etats-Unis, en Chine, en Allemagne ou au Royaume-Uni. Au total, 70% des V.I.E sont embauchés en CDI à l'issue de leur mission.

EADS: Villepin promet de "rechercher tous les moyens de préserver" le site de Mérignac

Le Premier ministre Dominique de Villepin a affiché lundi sa volonté de "rechercher tous les moyens de préserver" le site de la Sogerma à Mérignac (Gironde), dont EADS a annoncé la fermeture vendredi, et de faire en sorte qu'une "solution" soit trouvée pour "chacun" des 1.100 salariés.
Il a demandé au ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo "de prendre contact avec la direction d'EADS pour trouver une solution pour chacun des salariés et rechercher tous les moyens de préserver ce site industriel". "Une réunion se tiendra prochainement rue de Grenelle" au ministère de l'Emploi, a-t-il indiqué sans plus de précisions.
Il a également confié au ministre délégué à l'Emploi Gérard Larcher et au ministre délégué à l'Industrie François Loos la mission de se rendre sur le site de Mérignac "pour rencontrer les élus, les salariés et les responsables de l'entreprise afin d'évaluer la situation et ce qui doit être fait".
De son côté, le Premier ministre a fait part au président d'EADS Noël Feorgard, avec qui il s'est entretenu vendredi, de toute "l'importance qu'(il) attachai(t)" à ce dossier. "Plus de mille emplois sont concernés. C'est un sujet de préoccupation majeure pour le gouvernement", a-t-il assuré.
Le conseil d'administration d'EADS a annoncé vendredi qu'il devait arrêter les activités de la Sogerma à Mérignac. Selon le groupe, cette filiale a connu en 2005 des pertes de 237 millions d'euros et présente un endettement de 339 millions d'euros.
Lundi, en fin de matinée, les salariés de la Sogerma ont bloqué les pistes de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac pour protester contre la fermeture de cette usine de maintenance aéronautique, qui emploie près de 1.100 personnes.

Villepin: l'enquête publique sur l'implantation du réacteur EPR à Flamanville lancée "avant l'été"

Le Premier ministre Dominique de Villepin a annoncé lundi que l'enquête publique sur la construction par EDF du réacteur nucléaire de troisième génération EPR sur le site de Flamanville (Manche) sera lancée "avant l'été".
"Le grand débat public national sur le projet de réacteur nucléaire de nouvelle génération EPR à Flamanville vient de s'achever. J'ai décidé de poursuivre la procédure et je demande au préfet de la Manche de lancer l'enquête publique avant l'été", a-t-il annoncé au terme d'une réunion sur l'énergie à Matignon.
Il a précisé qu'il irait visiter le chantier du premier prototype de ce réacteur en Finlande, sans fournir de date précise.
EDF avait annoncé le 21 octobre 2004 le choix de Flamanville pour implanter le réacteur EPR (réacteur européen à eau pressurisée), en vue d'une mise en service en 2012. Ce projet franco-allemand est développé depuis 1991 par Siemens et Areva pour remplacer les réacteurs vieillissants qui équipent les centrales nucléaires françaises. L'investissement se monte à 3 milliards d'euros.

Villepin veut faire rouler les voitures au "carburant vert" d'ici 2010

Alors que les prix du pétrole s'envolent, Dominique de Villepin a souhaité lundi que chaque Français puisse mettre du "carburant vert", à haute teneur en biocarburants, dans le réservoir de sa voiture d'ici 2010. Le gouvernement doit élaborer un plan d'action sur le sujet d'ici cet été.
"D'ici la fin de la décennie, chaque Français qui le souhaitera devra pouvoir utiliser un véhicule pouvant consommer des carburants à haute teneur en biocarburants", a-t-il souhaité au terme d'une réunion sur la facture pétrolière et les énergies vertes à Matignon. Il faudra donc que "chaque Français puisse accéder à un véritable réseau de pompes vertes", comme au Brésil ou en Suède, a-t-il dit.
Des premières expérimentations seront lancées "dès la fin de cette année" sur les flottes de véhicules de certaines collectivités locales ou entreprises. Quant à l'Etat, il commencera à équiper une partie de sa flotte "dès la fin de l'année", a-t-il promis.
Pour parvenir à ses fins, le Premier ministre a demandé aux ministres (Thierry Breton (Economie), Dominique Bussereau (Agriculture) et François Loos (Industrie) de préparer "d'ici l'été un plan d'action précis". Ce plan fixera "un calendrier volontariste". Les constructeurs automobiles, distributeurs de carburants et représentants du monde agricole et des automobilistes seront associés à son élaboration.
Alors que le baril de pétrole atteint des seuils "historiquement très élevés" à plus de 70 dollars, il a également promis de se montrer "attentif au pouvoir d'achat des salariés". "L'Etat s'engage à ne pas s'enrichir sur le dos des Français", a-t-il martelé, écartant toutefois une baisse de la fiscalité pétrolière.
Le Premier ministre a confirmé que "s'il y avait enrichissement de l'Etat", celui-ci rétrocéderait les plus-values de recettes "aux Français les plus exposés". "Au-delà de 60 dollars le baril, les éventuels suppléments de recettes pétrolières seront rétrocédés aux Français dès cette année", a-t-il répété.
Enfin, pour faire "décoller" l'énergie photovoltaïque en France, Dominique de Villepin a annoncé que l'électricité produite par un particulier ayant installé sur son toit des tuiles solaires sera rachetée par EDF "à un tarif deux fois plus élevé" à partir de juin. Il en ira de même pour l'électricité produite à partir de biogaz dans les centres de stockage des déchets et installations agricoles.

Clearstream: Villepin affronte une motion de censure sur fond de déchirements UMP-UDF

Les remous de l'affaire Clearstream emportent ce qui restait de la cohésion de la majorité. Alors que Dominique de Villepin affronte mardi une motion de censure socialiste, le président de l'UDF François Bayrou a annoncé son intention de s'y rallier, ruinant les espoirs du Premier ministre de pouvoir -au moins- se prévaloir d'une majorité unie.

Même avec le soutien éventuel de l'ensemble des députés UDF, la motion débattue à partie de 16h30 à l'Assemblée n'a toutefois aucune chance d'être adoptée, l'UMP détenant à elle seule la majorité absolue.

Paradoxalement, elle pourrait donner l'occasion au Premier ministre de reprendre le dessus. Dans la tempête politique provoquée par l'affaire Clearstream, M. De Villepin a en effet marqué des points ces derniers jours avec le refus du président de l'UMP Nicolas Sarkozy de quitter le gouvernement et les dernières déclarations de l'ancien agent secret Philippe Rondot, dédouanant Matignon et l'Elysée tout en critiquant les juges chargés de l'enquête sur le "corbeau".

Selon son entourage, le discours prononcé mardi par Dominique de Villepin devant les députés portera sur la "défense des règles et des principes de l'Etat de droit" et visera à "mobiliser pour répondre aux préoccupations des Français". Il aura été précédé à la tribune par le Premier secrétaire du PS François Hollande, François Bayrou (UDF), Alain Bocquet (PCF) et Bernard Accoyer (UMP).

A la veille de ce rendez-vous, Dominique de Villepin a annulé lundi un déplacement prévu en Seine-et-Marne sur le thème des énergies renouvelables, en raison "de contraintes d'agenda", ainsi qu'une interview qu'il devait accorder mercredi soir à "Questions d'info" (LCP-France info-Le Monde).

Alors que le Premier ministre aurait pu espérer afficher mardi l'image d'une majorité unie derrière lui, François Bayrou a annoncé dimanche soir son ralliement à la motion de censure, quitte à provoquer la colère de l'UMP et à risquer de diviser ses troupes.

"Ce n'est pas en plantant un poignard dans le dos de ses amis politiques qu'on retrouve les chemins de la morale", a tonné lundi le très chiraquien président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré. "Franchement, si pour exister politiquement, il faut aujourd'hui trahir ses amis politiques alors, vraiment, la politique est tombée bien bas".

François Bayrou "ne sera pas suivi par tous ses amis politiques", a parié le ministre des Transports Dominique Perben. Les députés UDF devront en effet "explique(r) devant leurs électeurs au moment des élections, qu'ils sont pour, tout en ayant voté contre", a prévenu M. Debré.

De fait, certains élus centristes n'appréciaient pas l'initiative de leur président. Celui-ci concrétise ainsi sa volonté d'indépendance vis-à-vis de l'UMP à un an de la présidentielle, mais au détriment de parlementaires qui comptent sur le soutien de l'UMP aux législatives de 2007. François Bayrou a précisé dimanche que sa décision n'engageait pas nécessairement les 29 autres députés UDF.

Le député centriste Pierre-Christophe Baguet a prévenu sur France-Inter qu'il ne voterait pas la motion. "François Bayrou s'(est) plus exprimé comme candidat aux présidentielles" mais "moins (...) comme président de l'UDF", a-t-il déploré. "Lorsque vous entendez les déclarations de François Hollande qui dit 'bienvenue au club', vous voyez la difficulté qu'on va avoir à expliquer à nos concitoyens notre position. Je n'ai pas envie d'être instrumentalisé par la gauche".

De fait, le Parti socialiste ne cachait pas sa satisfaction: "Faut-il que ce scandale qui touche la morale publique soit à ce point condamnable pour que des députés UDF élus avec des voix UMP en 2002 décident en conscience de voter la censure", s'est exclamé François Hollande. Pour le chef de file des députés socialistes Jean-Marc Ayrault, cela "montre aussi que la crise est profonde et qu'il faut un électrochoc".

Sauf nouveau développement judiciaire, le calendrier politique pourrait toutefois offrir à partir de mercredi un répit à Matignon: Nicolas Sarkozy doit s'envoler pour l'Afrique, alors que le Premier ministre quittera Paris pour un déplacement à La Réunion et Mayotte.

Sondage: 47% des Français souhaitent que Dominique de Villepin reste à Matignon

Au moment où, dans le cadre de l'affaire Clearstream, certaines voix s'élèvent pour réclamer la démission du Premier ministre Dominique de Villepin, 47% des Français souhaitent qu'il reste à son poste, selon un sondage CSA/France Europe Express/France Info rendu public lundi.

En revanche, 37% des personnes interrogées souhaitent le voir quitter Matignon, tandis que 16% des sondés ne se prononcent pas.

Dans un précédent sondage réalisé le 3 mai par le même institut, 46% des Français souhaitaient que le Premier ministre reste à son poste, 33% se disaient favorables à sa démission et 21% ne se prononçaient pas.

Le nouveau sondage fait apparaître que 70% des sympathisants de droite (contre 34% des sympathisants de gauche) entendent voir le chef du gouvernement conserver ses fonctions, tandis que 51% des sympathisants de gauche (contre 21% des sympathisants de droite) souhaitent qu'il se démette.

- Sondage réalisé les 9 et 10 mai auprès d'un échantillon national représentatif de 954 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas.

Publié dans Divers

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