La "flexsécurité" séduit experts-comptables et patrons

Publié le par rezeid

Le système social français apparaît à bout de souffle, puisque tant les experts-comptables que les chefs d'entreprise se déclarent favorables à la "flexsécurité" en France (respectivement 90,4 % et 81 % de favorables), révèle la troisième enquête du baromètre PME de l'Ordre des experts-comptables de Paris Île-de-France rendue publique hier.

Le système social français apparaît à bout de souffle, puisque tant les experts-comptables que les chefs d'entreprise se déclarent favorables à la "flexsécurité" en France (respectivement 90,4 % et 81 % de favorables), révèle la troisième enquête du baromètre PME de l'Ordre des experts-comptables de Paris Île-de-France rendue publique hier. Le système qui allie flexibilité et sécurité des salariés largement développé dans les pays du Nord serait en effet "bon pour tout le monde : les entreprises, les salariés et l'emploi", précise André-Paul Bahuon, président de l'ordre parisien. L'enquête montre également que le point de vue des experts-comptables et des chefs d'entreprise pour assurer la sécurité des salariés perdant leur emploi est différent. En effet, si les premiers estiment que la meilleure solution serait l'obligation d'accepter un emploi proposé en adéquation avec les aptitudes du salarié avec une compensation temporaire du possible différentiel de ressources (69,2 %), les chefs d'entreprise se déclarent eux favorables à des actions de reconversion et de formation adaptées (63,9 %) et à l'assistance personnalisée à la recherche d'un nouvel emploi (62,9 %).

Contrat de travail unique. Et pour assurer une meilleure sécurité des salariés bénéficiant d'un nouvel emploi, les experts-comptables plaident d'abord pour un abaissement du coût du travail (65,5 %), puis pour la création d'un contrat de travail unique avec une sécurité pour le salarié et l'employeur se renforçant tout au long de ce contrat. De leur côté, les chefs d'entreprise se prononcent davantage en faveur d'un développement de l'apprentissage et de la formation en alternance (58,1 %), l'abaissement du coût du travail (45,1 %) et la création d'un contrat de travail unique (35,3 %).

La négociation en cours sur les accidents du travail et les maladies professionnelles ? La grande majorité des experts-comptables et des chefs d'entreprise interrogés n'en ont pas connaissance. Un bémol en Seine-Saint-Denis où les experts-comptables sont plus au courant (24,7 % contre 12,5 % pour leurs homologues de l'Île-de-France, et 8,9 % pour les chefs d'entreprise).

Pour la majorité des experts-comptables (72,2 %), une augmentation significative du taux de cotisation inciterait les entreprises à faire plus d'efforts de prévention en matière d'AT-MP. À l'inverse, les chefs d'entreprise plaident, eux, en faveur d'une aide financière (71,3 %), plus particulièrement les chefs d'entreprise du secteur de la construction (83 %), un secteur par nature très "accidentogène".

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