Clearstream: Gergorin avoue dans le Parisien avoir écrit la 1ère lettre anonyme

Publié le par rezeid

Jean-Louis Gergorin, soupçonné d'être le corbeau dans l'affaire Clearstream, avoue dans une interview au Parisien publiée jeudi, avoir envoyé le 4 mai 2004, la première lettre anonyme au juge Renaud van Ruymbeke. L'ancien vice-président d'EADS indique, qu'après avoir rencontré le juge de sa propre initiative, il a "décliné la proposition de déposer formellement" et "convenu qu'une synthèse de mes informations devrait lui être communiquée. Cela a donné la lettre anonyme du 4 mai, la première...". Il affirme avoir informé le général Philippe Rondot de ses démarches auprès du juge.

 

M. Gergorin réfute le terme de "corbeau" estimant "en allant voir le juge je n'étais pas anonyme". Il se refuse à confirmer être l'auteur des autres courriers. "Sur l'ensemble des envois qui ont suivi, je réserve mes informations et mes analyses aux juges", dit-il.

 

M. Gergorin ne révèle pas le nom de sa "source", se contentant de préciser qu'il s'agit de "quelqu'un qui travaille sur le financement du terrorisme international" qui a "pris des risques considérables" et est "convaincue que si elle révélait avoir pénétré les comptes Clearstream, sa durée de vie serait limitée".

 

Cette source fait apparaître en ayant accès aux comptes Clearstream "des transactions impliquant une majorité d'étrangers et quelques personnalités non politiques, notamment industrielles françaises" et un personnage baptisé K.S "basé en Suisse qui fait de l'espionnage industriel sur le groupe Lagardère".

 

Jean-Louis Gergorin assure que sa "source" lui a ensuite remis "une liste de 70 comptes" à son retour de vacances en 2003 sur lequel apparaissaient des noms de fonctionnaires mais aussi de trois hommes politiques:Jean-Pierre Chevènement, Dominique Strauss-Kahn et Alain Madelin. "Nicolas Sarkozy n"y figure pas", souligne-t-il. "Je prends l'initiative d'avertir les autorités... C'est explosif". Il indique avoir contacté le général Philippe Rondot en novembre 2003 et rencontré Dominique de Villepin "début 2004 au Quai d'Orsay" puis au cours d'une réunion à trois avec Rondot le 9 janvier 2004.

 

M. Gergorin assure que pendant cette réunion le nom de M. Sarkozy n'a été évoqué que parce qu'il devait se rendre en Inde, "un voyage qui semblait surprendre pour un ministre de l'Intérieur". "Dominique de Villepin donne ordre à Rondot de multiplier les moyens" pour enquêter, ajoute-t-il. "J'ignore tout d'un rôle éventuel de l'Elysée".

 

Il affirme que Patrick Ollier, le compagnon de la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie, "n'est sur aucune liste".

 

En revanche, en avril 2004, "la source produit un annuaire complet de Clearstream avec 33.000 noms. C'est là qu'apparaissent les fameux comptes Nagy et Bocsa (le nom complet du ministre de l'Intérieur étant Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa ndrl)", explique l'industriel, précisant que cette liste a été remise à Rondot

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Patrice henri perrault 21/06/2006 19:15

Courage villepin,jŽai approuvé les termes employés contre Hollande qui sont justes.Les excuses nŽétaient même pas nécessaires.La France a besoin de réformes pour affronter la globalité et les socialistes ressemblent à des autruches ,ne désistez pas .