Villepin: l'histoire de la France "est encore à écrire"

Publié le par rezeid

L'histoire de la France "est encore à écrire", a déclaré mardi Dominique de Villepin dans une allocution aux accents un rien présidentiels sur l'égalité des chances à l'hôtel de ville du Pecq (Yvelines).
Dans le cadre d'un déplacement sur le thème des nouvelles technologies, le Premier ministre a tenu à se rendre dans la ville du sénateur-maire UMP Alain Gournac.
Ce dernier a été le rapporteur au Sénat du projet de loi sur l'égalité des chances. L'article 8 de ce texte créait le contrat première embauche (CPE), retiré par le Premier ministre après trois mois de bras de fer avec les syndicats et la jeunesse. Cette crise a considérablement affaibli le Premier ministre, qui avait réussi pendant ses premiers mois à Matignon à concurrencer Nicolas Sarkozy, jusque là sans rival à droite.
Dans son discours d'accueil, Alain Gournac, chiraquien de toujours, a exprimé son admiration et son soutien pour le Premier ministre, un homme "robuste" qui a "une chose en tête: servir notre pays" et "aime la France". Malgré l'échec du CPE, "il faut savoir avancer", a estimé le sénateur.
Dominique de Villepin lui a fait écho. "Il n'y a pas de salut dans le retour en arrière", a lancé le Premier ministre, sortant du discours préparé à l'avance. "La force de la France, c'est sa capacité à regarder devant. Nous avons en nous toutes les forces pour relever les défis, pour marquer des points, pour écrire une histoire".
Il a exalté l'égalité des chances, "qui permet à chacun de trouver sa place quelle que soit la couleur de sa peau, son origine, son histoire".
"Mise à l'écart pendant trop d'années par la droite et par la gauche", cette "seule grande valeur révolutionnaire aujourd'hui (...) est au coeur de l'action de notre gouvernement. Elle est le cap que nous a fixés le président de la République", a insisté le Premier ministre.
Mais "c'est surtout la marque d'une société rassemblée, la marque d'un pays qui n'est jamais meilleur lorsqu'il est uni", a estimé Dominique de Villepin. "L'égalité des chances, voilà le vrai projet pour demain", a ajouté celui qui affirme régulièrement n'avoir aucune ambition présidentielle.
Ce projet "implique une exigence fondamentale, c'est d'accepter pour chacun de bouger", a poursuivi le chef du gouvernement. "Nous ne pouvons pas nous satisfaire d'un gâteau tel qu'il est, déjà découpé, déjà partagé, d'un gâteau dont certaines parts sont confisquées".
Pour Dominique de Villepin, opposé au "partage du travail qui fait que chacun dans sa petite boîte tel les petits pois alignés verrait son destin déjà programmé", "ce gâteau, il faut accepter de l'agrandir". "Cela veut dire travailler plus, avec plus d'ambition, de fierté, penser plus grand", selon lui. Et le Premier ministre de conclure: "l'histoire de notre pays est encore à écrire".

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laetitia 15/07/2006 07:35

Dans ce cas, Monsieur Le Premier Ministre, écrivez-là, nous n'attendons que ça, nous en serions même honorés!!! Tout ceci pour barrer la route aux hommes et femmes politiques déprimés qui ne cherchent qu'à nous faire tomber en dépression et qui ne se rendent pas compte du danger pour notre démocratie et notre République.