Dominique de Villepin, en visite à Beyrouth, appelle à un cessez-le-feu

Publié le par rezeid

 Dépêché par le président Jacques Chirac à Beyrouth pour porter un "message de solidarité" et d"'amitié" au peuple libanais, le Premier ministre français Dominique de Villepin a appelé lundi Israël et le Hezbollah à un cessez-le-feu et proposé l'envoi d'une mission de surveillance dans le sud du Liban dans le cadre d'un règlement visant à mettre fin aux violences.
Le chef du gouvernement français a également exhorté à la libération des deux soldats israéliens enlevés par le Hezbollah et à l'arrêt des attaques lancées par l'ensemble des parties.
"Nous sommes extrêmement préoccupés par le risque d'une crise humanitaire", a souligné Dominique de Villepin lors d'une conférence de presse avec son homologue libanais Fouad Siniora. "J'ai dit au Premier ministre M. Siniora notre disponibilité à apporter avec l'Union européenne notre aide aux Libanais, en particulier ceux qui au sud sont dans une situation de grande détresse. Dans ce contexte, j'appelle à une trêve humanitaire immédiate."
"Avec l'ensemble de la communauté internationale, la France est pleinement engagée pour obtenir au plus vite un cessez-le-feu et mettre un terme à la crise", a-t-il également déclaré.
Pour Dominique de Villepin, la priorité" est de parvenir à un cessez-le-feu et à un mécanisme "acceptable" par toutes les parties.
La France a proposé l'envoi d'une mission de surveillance qui pourrait être déployée le long de la frontière ou assister le gouvernement libanais pour étendre son autorité sur (tout le territoire), a précisé le Premier ministre français.
Si l'Etat hébreu a le droit de se défendre, il doit aussi faire preuve de retenue, et prendre en compte les conséquences "stratégiques et humanitaires de ses actions", a-t-il ajouté en dénonçant dans le même temps l'enlèvement des deux soldats israéliens par le Hezbollah.
Soulignant la nécessité d'agir de façon urgente dans l'intérêt du Liban et de la stabilité de la région tout entière, Dominique de Villepin a observé que la violence n'était "pas la solution". Seul un règlement politique permettra de sortir de la situation actuelle, a jugé le chef du gouvernement français.
Accompagné du chef de la diplomatie française Philippe Douste-Blazy, Dominique de Villepin est arrivé au pays du Cèdre à bord d'un hélicoptère militaire qui s'est posé sur une colline à l'est de Beyrouth.
Outre son entretien avec son homologue libanais, le Premier ministre français s'est rendu à bord du ferry "Iera Petra", qui devait évacuer des centaines de ressortissants français, européens et américains dans la soirée de Beyrouth vers Chypre.

Publié dans Le Proche-Orient

Commenter cet article