Les responsables politiques réunis à Matignon sur le Liban

Publié le par rezeid

Dominique de Villepin réunit ce mardi à Matignon les responsables politiques pour les informer de la crise libanaise. Il sera notamment entrouré de Nicolas Sarkozy (Intérieur), Michèle Alliot-Marie (Défense) et Philippe Douste-Blazy (Affaires étrangères).

Le service de presse du Premier ministre a indiqué dans un communiqué que M. de Villepin tiendra, à partir de 18h30 à l'Hôtel Matignon, "une réunion sur la situation au Liban avec les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, les responsables des partis constitués en groupe au Parlement, les présidents des groupes parlementaires, et les présidents des commissions des affaires étrangères et de la défense" des deux assemblées.

Participeront également à cette réunion le ministre de la Santé Xavier Bertrand, ainsi que le ministre chargé des Relations avec le Parlement Henri Cuq, a précisé Matignon. Cette réunion, souhaitée notamment par le président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré, est organisée alors que la position de la France, malgré quelques nuances, est approuvée à droite et à gauche.

Le Premier ministre recevra à 18H00 les principaux leaders des partis représentés au Parlement, ainsi que différents responsables parlementaires, dont les présidents de l'Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, et du Sénat, Christian Poncelet.

Cette réunion est organisée alors que Jacques Chirac, très présent depuis le début de la crise, est soutenu et approuvé, y compris dans l'opposition. Ses propos condamnant le Hezbollah mais aussi la réaction "disproportionnée" d'Israël, comme la visite éclair de Dominique de Villepin à Beyrouth lundi dernier ou la demande du président de la République de corridors humanitaires pour évacuer les réfugiés, rencontrent peu de critiques.

Le premier secrétaire du PS François Hollande a reconnu que sur ce dossier "un consensus est possible" dans le pays. Le PS n'a pas eu d'autres mots pour évoquer le conflit. La semaine dernière, son porte-parole Julien Dray a dénoncé à la fois le Hezbollah "agresseur" et la réaction "disproportionnée" du gouvernement israélien, et plaidé pour "un désarmement des milices". "Une fois n'est pas coutume, j'approuve les paroles et les actes" de Jacques Chirac, a dit Jack Lang, l'un des prétendants à l'investiture du PS. La plus populaire des socialistes, Ségolène Royal, a estimé que "l'action de la France, par la voix du président de la République, va dans la bonne direction".

Quant à Nicolas Sarkozy, il a affirmé le 16 juillet qu'"Israël doit se défendre et a le droit de se défendre" et qu'il "y avait un agresseur, le Hezbollah, qui se comporte de manière invraisemblable". "Mais, a-t-il ajouté, si on est un ami d'Israël, et je le suis, on doit conseiller à Israël de garder son sang-froid et de ne pas faire de la surenchère et de proportionner la réaction".

Du côté de la droite parlementaire, les seules réserves sont venues de François Bayrou qui a déploré l'absence de l'Europe dans cette crise. Tout en soutenant lui aussi l'action du chef de l'Etat, le président de l'UDF a réclamé à deux reprises une réunion "d'urgence" d'un conseil européen des chefs d'Etat et de gouvernement pour arrêter "une position commune" et ainsi parler d'"une voix forte et coordonnée". "Seule, la France peut avoir une action symbolique. Mais c'est dans le seul cadre européen que cette action prendra de l'efficacité", estime-t-il.

Sur un autre registre, le PCF juge que Paris ne va pas assez loin. Sa secrétaire nationale, Marie-George Buffet, qui a demandé à être reçue par Jacques Chirac avec des élus de son parti, souhaite "voir la France s'exprimer et peser --comme elle a su le faire à son honneur lors de l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis-- pour exiger l'arrêt immédiat et sans condition des bombardements au Liban comme à Gaza".

L'opinion publique semble elle aussi adhérer à la position défendue par le président de la République. Dans le baromètre Ifop-JDD, effectué les 20 et 21 juillet, la cote de popularité de Jacques Chirac fait un bond de 11 points par rapport à juin. Le Premier ministre Dominique de Villepin a gagné dans le même temps 5 points.

Publié dans Le Proche-Orient

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gilles 25/07/2006 23:22

Une FORCE AU LIBAN, QUELLE FORCE ? POURQUOI FAIRE ?
L’incendie gagne le LIBAN, les victimes sont civiles ainsi que les cibles qui toutes sont économiques. Triste constat mais combien réel et douloureux.
La Secrétaire d’Etat Américaine est déjà présente dans cette région avant de rejoindre Rome où se tiendra une conférence qu’impose la situation.
Les Européens se démènent par la présence incessante de tous les ministres des affaires étrangères qui constatent « IMPUISSANTS » mais « COMPATISSANTS » aux atrocités qu’endurent les populations civiles Libanaises tout en assurant l’extraction de leurs propres ressortissants.

La projection d’une Force devient nécessaire car c’est le seul moyen EFFICACE pour faire cesser immédiatement les bombardements et les atrocités collatérales que subissent les populations.
Cette décision qui parce que perçue comme seule crédible pose cependant d’autres problèmes qui sont en germe dès lors que les problèmes essentiels ne seront pas abordés.

Toutes les grandes puissances savent pour l’avoir appris souvent à leur dépend que la seule solution est POLITIQUE et surtout GLOBALE

LES QUESTIONS A REGLER AVANT L’ENGAGEMENT DE CETTE FORCE
Les questions FONDAMENTALES sont toujours les mêmes depuis la création de l’état d’ISRAEL.
Cet état créé par l’ONU avec le soutien des Etats-Unis a-t-il une légitimité ?

L’occupation des territoires palestiniens consécutifs aux guerres entreprises par les pays et les coalitions Arabes doivent ils être rendus à leurs populations ?

L’attitude de l’état d’ISRAEL qui est en véritable état de siège depuis le premier jour de sa création peut il baisser la garde et changer de politique de défense très souvent préventive ? Ses premiers occupants ayant appris dans les camps de concentration Nazis qu’il vaut mieux VIVRE LIBRE OU MOURIR et que personne d’autre qu’eux risquerait sa vie pour les défendre.

Les populations palestiniennes déplacées depuis 1948 ont-elles le même droit reconnu à tous les autres peuples de la terre de revenir sur leur sol ?

Certains partis politiques doivent ils être considérés comme des partis ou des officines terroristes dès lors qu’ils résistent à l’état d’ISRAEL ?
Il est clair que les réponses à ces questions doivent être un préalable non pas à l’envoi d’une force mais à son maintien et surtout à son rôle qui doit être accepté de tous pour être efficace.
Conditions d’efficacité de la FORCE

La force qui sera alors mise en place devra être crédible et surtout efficace. Son volume, sa composition, ses missions et sa subordination devront être indépendantes du contrôle de la bureaucratie Onusienne qui depuis 60 ans a toujours fait preuve de son incapacité si ce n’est de son impuissance.

Si les missions doivent impérativement être fixées par les plus hautes instances Politiques de l’ONU c'est-à-dire les cinq membres du conseil de sécurité, la conduite de l’action doit être laissée aux responsables du terrain c'est-à-dire aux officiers généraux qui recevront mission de mettre en œuvre cette force.
Cette force devra impérativement être une force militaire, d’un volume au moins équivalent à l’IFOR déployée en BOSNIE fin 1995. C'est-à-dire près de 70 000 hommes y compris les force aériennes et navales indispensables.
Les procédures d’engagement des moyens imposent la constitution d’une force sous procédure de l’OTAN, c'est-à-dire avec la participation des forces des USA.
Le déploiement de cette force ne peut pour les raisons évoquées ci dessus n’être limité qu’au LIBAN. Sa présence s’impose à GAZA, comme dans le GOLAN SYRIEN et partout où les frontières des nouveaux états pourraient être menacées.


Les missions qui pourraient lui être fixées outre la sécurisation des zones d’engagement qui imposeront la mise en place d’une autre force de police internationale, devront comprendre dans la perspective plus lointaine d’une harmonisation des conditions d’une vie économique, des missions et des moyens des affaires civilo- militaires visant à reconstruction et au développement économique de toute la région.
Un véritable plan d’ensemble doit être maintenant élaboré avec l’appui de toutes les grandes puissances. La sécurité d’ISRAEL et du nouvel état PALESTINIEN doit être assumée par la communauté internationale.

La présence de cette force qui pour être efficace doit atteindre au minimum 70 000 hommes devra être renforcée de moyens policiers internationaux et de structure de développement économique seule condition d’un succès durable de cette opération.

L’Europe a-t-elle les moyens de ses ambitions si ce n’est celles de ses devoirs ?