Goulard : «Il y a trop d'ambiguïtés dans le projet de Sarkozy»

Publié le par rezeid

François Goulard, ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, reproche au président de l'UMP de bâtir son programme présidentiel en solitaire.

 
LE FIGARO. – Comment jugez-vous la précampagne présidentielle de Nicolas Sarkozy ?
 
François GOULARD. – J'ai une vraie crainte : qu'à partir de septembre, la campagne s'engage sur de mauvaises bases. Or, il y a des choses que je n'accepte pas dans ce qui est en train de constituer le programme du candidat Sarkozy. Ce ne sont pas des points secondaires, mais des sujets essentiels, la conception des institutions et la politique monétaire européenne.
 
Sur le plan institutionnel, que lui reprochez-vous ?
 
Dans ce domaine, les propositions de Nicolas Sarkozy sont totalement inacceptables pour moi et, je pense, pour un certain nombre de gaullistes. Elles consistent notamment à faire du président de la République le chef du gouvernement. Tout doit se passer à l'Elysée, c'est le président qui doit décider de tout et être responsable devant les Français. En fait, il cantonne le premier ministre dans une espèce de rôle de ministre des Affaires européennes. Pour les spécialistes du droit constitutionnel, cette proposition est boiteuse, voire inquiétante en termes d'exercice du pouvoir. Pour ceux qui croient à l'esprit et à la lettre de la Ve République, elle est inadmissible. On ne peut pas laisser quelqu'un qui se présente comme notre probable candidat à la présidentielle exposer des vues tellement contraires à ce qui a été notre consensus politique, au moins à droite, depuis 1958. Il faut le dire nettement, on ne peut pas s'engager dans une précampagne avec de telles ambiguïtés.
 
Vous critiquez aussi les propos que Nicolas Sarkozy a tenus sur l'Europe dans son discours prononcé en juin dernier à Agen...
 
Oui, l'autre point contestable du candidat Sarkozy, c'est la mise en cause du traité de Maastricht et de la politique de l'euro. Là encore, je ne peux pas admettre que notre candidat défende des thèses aussi contraires à ce qui fait désormais l'objet d'un consensus dans la majorité. Il faut, au minimum, un débat sur cette question.
 
A vos yeux, Nicolas Sarkozy bâtit son projet en solitaire ?
 
Oui. Aujourd'hui, nous avons un homme, le président de l'UMP, qui prétend rassembler. Mais j'observe qu'il tient des propos en contradiction avec des positions qui nous réunissent à droite. Ces deux points, la conception des institutions et la politique monétaire européenne, sont pourtant des axes forts de rassemblement entre les familles libérale, centriste et gaulliste.
 
Avez-vous le sentiment que votre point de vue est largement partagé à l'UMP ?
 
Tout à fait. Ces craintes sont partagées par des gens d'origines politiques différentes, venant de DL, comme moi, de l'ancienne UDF ou du RPR. Au gouvernement et en dehors du gouvernement, c'est un point de vue largement diffusé. Il y a un véritable courant, un sentiment d'inconfort sur les positions de Nicolas Sarkozy. Personne ne s'est exprimé jusque-là, en dehors peut-être d'Edouard Balladur. Il faut commencer à le faire.
 
Iriez-vous jusqu'à encourager une autre candidature au sein de l'UMP ?
 
Nous verrons en temps utile. Aujourd'hui, le préalable, c'est d'exprimer un désaccord et de rassembler ceux qui n'acceptent ni le fond ni la méthode. Au terme du processus tel qu'il est aujourd'hui engagé, nous pourrions avoir un candidat et un programme qui n'auraient, en fin de compte, fait l'objet d'aucun débat véritable au sein de notre majorité. On ne peut pas faire comme si toute l'UMP se retrouvait dans ces propositions. Avoir un programme dans lequel ne se retrouve pas une partie de notre électorat, c'est courir le risque que les votes se dispersent et que l'abstention soit nourrie. Il vaut mieux réagir avant.
 

Publié dans Ministres

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kd2a 26/07/2006 18:07

RHAAAAAAA
Comment peux t-on soutenir cette face de fion ?
A moi !!!! La droite est partout !

gilles 26/07/2006 17:03

PALESTINE UN CRENEAU POUR L’AMORCE D’UNE PAIX JUSTE ET DURABLE


La catastrophe humanitaire qui résulte de l’engagement des forces israéliennes au LIBAN, justifiée dans sa logique de guerre préventive, pour faire suite au déploiement du HEZBOLLAZ dans le sud LIBAN depuis la l’évacuation volontaire de l’armée ISRAELIENNE, ne doit pas occulter que sans doute pour la première fois depuis très longtemps, les approches convergentes des pays ARABES qui tous condamnent l’irresponsabilité de l’engagement du HEZBOLLAH ouvre un créneau pour enfin trouver un compromis acceptable par toutes les populations présentes.

La condamnation de l’action du HESBOLLAH par les dirigeants de la LIGUE ARABE n’est pas sans arrière pensée, mais la crainte du renouveau de la vielle civilisation PERSE et du rôle de leader que retrouvera inévitablement l’IRAN dans cette région du monde au cours des 30 prochaines années, rend chacun plus pragmatique et permettra enfin la création des conditions d’un compromis acceptable par tous car prenant en compte les intérêts légitimes de chacune des communautés présentes.

L’intérêt de cette région et les alliances passées avec les dirigeants des dynasties Pétrolières depuis la seconde guerre mondiale reste vital pour l’économie des USA et du monde occidental pour les 30 prochaines années, nécessaires au remplacement du pétrole comme énergie fondamentale de nos économies.

L’ONU qui est co responsable de la création de l’état d’ISRAEL et des conséquences inévitables subies par le peuple PALESTINIEN depuis doit avoir le courage aujourd’hui de trouver un compromis politique et ensuite par la FORCE de le faire appliquer

Le problème c’est que depuis sa création l’ONU ne dispose pas de force. Ce sont les états membres qui fournissent des contingents le plus souvent désarmés, "les soldats de la paix" dont les missions se limitent toujours à constater et à marquer une présence internationale. Dans le cas présent comme en ex Yougoslavie, la communauté internationale doit prendre ses responsabilités. Faire appliquer des décisions "justes" dans l’intérêt de tous nécessite une volonté mais surtout les moyens de rendre crédible cette volonté.

C’est pourquoi une véritable force est nécessaire, une force qui aura un mandat très clair et surtout l’initiative de l’ouverture du feu, en fonction de la situation du terrain.

L’envoi de "soldats de la paix" serait une hérésie et surtout devant leur impuissance inciteraient les différentes factions à agir contre eux. N’ayant pas les moyens de contrôler le terrain ni d’utiliser le peu d’armement dont ils disposeraient ils seraient alors condamnés à subir des attentats voir pire encore.

Il faut beaucoup de courage pour utiliser la force même dans la défense du droit, seule une force dont le volume devra être calculée en fonction des territoires à contrôler ce qui impose au minimum 70 000 hommes non compris les forces de police internationales indispensables.
Ce format est le minimum indispensable pour rendre crédible cette force, puissante et bien renseignée par la police internationale qui devra être déployée,
Elle pourrait alors avec ses procédures imposer le non engagement des forces. Même l’armée israélienne serait tenue en échec et ne pourrait pour des raisons évidentes d’emploi franchir les zones contrôlées par cette force. La compréhension des grands pays Arabes est sans doute l’occasion enfin de résoudre ce problème, cet alignement résulte certainement que leur hantise face à la grande puissance PERSE, l’IRAN d’aujourd’hui, mais ce positionnement peut être le catalyseur d’une véritable solution qui de toute façon ne peut être que politique pour être durable

sarkomania 26/07/2006 09:43

sarko prépare un programme àson image: une dictature à la Française, une sorte de monarchie nouvelle, une nouvelle vision de la France d'après.... ou va t'on!!!!! sarko nous n'en voulant pas, on devrait l'expulser de France....