l'économie se porte bien, l'emploi aussi

Publié le par rezeid

Près de 940 000 offres déposées à l'ANPE au 2e trimestre

Près de 940 000 offres d'emploi ont été déposées à l'ANPE au deuxième trimestre, dont plus de 400 000 pour des postes de plus de six mois, selon le baromètre des recrutements publié par l'Agence.

Au total, les entreprises ont confié 938.360 recrutements à l'Agence nationale pour l'emploi entre avril et juin, soit une augmentation de 11.000 offres par rapport à la même période de 2005, précise l'ANPE dans un communiqué.

Parmi ces offres, 400.275 ont concerné des "emplois durables", c'est-à-dire des postes en contrats déterminés ou indéterminés (CDD et CDI) de plus de six mois, soit une progression de 11,96% par rapport au deuxième trimestre 2005.

Au deuxième trimestre, selon les chiffres de l'Insee, 51.900 postes ont été créés dans le secteur marchand.

Le président du Conseil d'orientation pour l'emploi, Raymond Soubie, a estimé sur BFM que cette accélération de l'emploi salarié "éclaire les causes de la réduction du taux de chômage", redescendu à 9% en juin.

Il est cependant resté prudent. "On est dans une phase de reprise des créations d'emplois, mais il faut attendre plusieurs trimestres pour savoir quel en sera le rythme réel", a-t-il dit.

Selon le baromètre de l'ANPE, les contrats à durée indéterminée ont représenté 69,1% des offres d'emplois durables proposées au deuxième trimestre, soit une augmentation de 6,49% sur un an.

A l'inverse, les recrutements pour une période inférieure à un mois étaient en recul de 16,6%.

L'ANPE a en outre noté une augmentation des offres d'emplois qualifiés.

Les emplois qualifiés (cadres, agents de maîtrise et techniciens) ont augmenté de 3% au deuxième trimestre. Les agents de maîtrise ont connu la plus forte progression avec une hausse de 16,3% de ce type d'offres sur un an.

En revanche, les offres d'emploi de manoeuvres et d'ouvriers spécialisés ont baissé.

Au deuxième trimestre, selon l'ANPE, la distribution et la vente ainsi que les services à la personne ont été les "secteurs phares".

"Comme au premier trimestre 2006, les secteurs qui ont proposé le plus d'opportunités d'emplois sont la distribution et la vente, avec plus de 117.645 offres, les services aux particuliers et aux collectivités (agents d'entretien, aides aux personnes âgées...) avec 106.251 offres", écrit l'Agence.

Le secteur des services administratifs et commerciaux arrive en troisième position avec 104.039 offres.

Les régions qui ont connu les plus fortes hausses d'offres d'emploi sont le Poitou-Charentes (+13,4%), le Nord-Pas-de-Calais (+11,2%) et le Languedoc-Roussillon (+10,8%).

La Corse et le Limousin ont aussi enregistré de fortes évolutions mais avec des volumes d'offres plus faibles (respectivement +14,5% et +10,8%).

Accélération confirmée pour la croissance française au 2e trimestre

L'Insee a confirmé mardi que la croissance française avait connu un spectaculaire rebond au deuxième trimestre 2006, progressant de 1,1%, du jamais vu depuis fin 2000, une performance qui rend de plus en plus crédible une croissance de 2,5% cette année.

La première estimation de l'Insee, le 11 août, avait fait l'effet d'un coup de tonnerre en annonçant une fourchette de progression du produit intérieur brut (PIB) de 1,1% à 1,2% au deuxième trimestre, alors que les économistes tablaient plus modestement sur 0,6% à 0,7%.

La deuxième estimation, publiée mardi, confirme la bonne performance réalisée par l'économie française au printemps, même si c'est le bas de la fourchette qui a été retenu.

Quant à l'acquis de croissance sur l'ensemble de l'année, c'est-à-dire le niveau de progression que le PIB est assuré d'atteindre en cas de croissance nulle pour le restant de l'année, il est désormais de 1,9%, ce qui permet à la plupart des économistes de considérer un taux de croissance de 2,5% pour 2006 comme "tout à fait réaliste".

Dès la publication de la première estimation de l'Insee le 11 août, le ministre de l'Economie et des Finances, Thierry Breton, avait salué des chiffres "tout à fait exceptionnels", soulignant qu'une telle progression trimestrielle ne s'était vue que trois fois en 20 ans.

L'Insee explique cette fois-ci plus en détails cette accélération. Le fait majeur est le rebond des investissements des entreprises (+1,8%), qui ont également reconstitué leurs stocks, ce qui contribue positivement à la croissance du deuxième trimestre à hauteur de 0,8 point (-0,7 point au premier trimestre).

"C’est important car ça signifie que les entrepreneurs ont pris acte de l’affermissement de la conjoncture (sous l’effet notamment de la vigoureuse reprise allemande) et se sont départies, au moins provisoirement, de leur posture attentiste", explique Alexander Law, de la société d'analyses sectorielles Xerfi.

Sans surprise, la consommation des ménages, même si elle progresse moins qu'au premier trimestre (+0,7% contre +0,9%), reste une composante essentielle de la croissance, à laquelle elle contribue à hauteur de 0,4 point.

Le commerce extérieur, en revanche, a pesé sur la croissance (-0,5 point) pour cause de ralentissement des exportations et de progression des importations. Cet élément conduit, parmi d'autres, les conjoncturistes à mettre un bémol à leur enthousiasme.

"Alors que la conjoncture tant intérieure qu’extérieure est particulièrement porteuse, l’économie française n’en tire toujours qu’un parti limité en raison de ses difficultés structurelles d’offre", déplore Mathieu Kaiser (BNP Paribas).

Quant à Alexandre Bourgeois (Natexis Banques populaire), il estime que les bons résultats actuels de l'économie française ne font "que corriger la déception de l’an dernier" avec une croissance de 1,2%. Pour lui, la France, loin d'afficher des performances extraordinaires, "se situe plutôt dans la moyenne des pays européens", toujours "bien loin de la croissance américaine (3,5 % sur la période)".

La troisième et dernière publication de l'Insee concernant les chiffres de la croissance au 2e trimestre est attendue le 29 septembre.

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gilles 22/08/2006 23:53

cece va dans le bon sens, nous assiterons mêm dès l'année prochaine à un manque de personnel pour pourvoir au remplacement des partants. s'il est une science exacte c'est celle de la démographie.
départ en retraite 960 000 entrant sur le marché du travail 712 000. depuis 1965 nous assiteront à un iversement de tendance tous les démographes le savent depuis 45 ans.
la démarche du gouvernement est cependant la bonne, il est regretable que le CPE n'ait pas été retenu nous aurions déjà créé plus de 30 000 nouveaux emplois non concernés par ceux de l'ANPE.