Lundi 28 septembre, le procès quatrième journée

Publié le par rezeid

La journée des "victimes" a été marquée par les interventions de l'ancien directeur du Monde, Edwy Plenel, et celle de l'ex-patron de Thomson, Alain Gomez.

Pour cette journée des parties civiles, les "stars" attendues manquent à l'appel. Au mieux, elles sont représentées par leurs avocats. Pas de Dominique Strauss-Khan, donc, ni de Brice Hortefeux. Absents, également, Bernard Squarcini, le patron du contre-espionage français, l'éditrice Odile Jacob et bien sûr Nicolas Sarkozy, dont l'avocat, Me Thierry Herzog, veille tout de même à ce qui se dit sur son client. A commencer par l'intervention du  journaliste Edwy Plenel...


"Je ne sais toujours pas pourquoi mon nom figure dans ce bottin international de la corruption, lance-t-il d'emblée, je suis l'intrus journaliste". 


L'ancien directeur de la rédaction du Monde, fondateur du site Mediapart, fait partie, lui aussi, des victimes de cette affaire. Comme toutes les autres parties civiles, il cherche donc à savoir dans quelles conditions  il a été accusé, sur la base de faux listings, de détenir un compte bancaire secret à l'étranger. Une accusation de corruption qu'il qualifie aujourd'hui de "monstrueuse calomnie". "Je ne sais toujours pas pourquoi mon nom figure dans ce bottin international de la corruption, lance-t-il d'emblée, je suis l'intrus journaliste". Edwy Plenel affirme avoir appris sa présence sur cette liste au printemps 2006 à la lecture d'un article de LEXPRESS.fr concernant le général Philippe Rondot, personnage secondaire -mais important- de ce dossier complexe. 

Plus de trois ans ont passé et le journaliste est là, devant ce tribunal chargé de démêler le vrai du faux dans ce dossier tortueux au possible. Ses mots sont clairs, sa démonstration limpide, il désigne ses cibles: celles et ceux qui, à l'en croire, "savaient" qu'il était victime, lui aussi, de ces accusations mensongères, mais se sont gardés de mettre un terme à la "calomnie". "Des policiers, des responsables de la DGSE, des ministres étaient au courant, et moi je ne l'étais pas. Comment? Pourquoi? Je ne le sais toujours pas". 

"Monsieur Plenel n'est qu'une partie civile parmi d'autres"

L'allusion est claire: elle vise Nicolas Sarkozy lui-même. Selon Edwy Plenel, l'actuel président - qui était ministre à l'époque des faits - était informé, dès l'été 2004, de l'existence de ces listings mensongers, mais il n'a rien fait pour mettre un terme aux calomnies. Pourquoi? Sans doute pour mieux exploiter politiquement ce dossier. Au passage, Plenel "innocente" à sa façon l'ennemi de Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin: "Pour moi, il est clair que [ l'ancien premier ministre]  n'est aucunement l'organisateur ou le commanditaire de la calomnie dont j'ai fait l'objet".  Interrogé à l'issue de l'audience sur les attaques de Plenel contre le président de la République, Me Thierry Herzog lâchera simplement, un rien méprisant: "Monsieur Plenel n'est qu'une partie civile parmi d'autres".


L'autre vedette du jour restera sans doute Jean-Louis Gergorin. Dès le début des débats, l'ancien cadre d'EADS est mis en cause par Alain Gomez, l'ex-patron de Thomson. Celui-ci estime en effet que l'affaire porte la "signature" de Gergorin, avec lequel il avait été auparavant en conflit à deux reprises. Il l'accuse même d'avoir eu une "bouffée délirante" et d'avoir nourri de la "haine" à son égard.

"Et il peut faire des dégâts"


D'une voix un peu fluette, tranchant avec celles des autres intervenants, Gergorin tente de faire front, mais sans s'en prendre à Alain Gomez. A demi-mots, il laisse entendre que tout cela est la faute de son ex-collaborateur Imad Lahoud (absent de l'audience pour cause de fête juive).  

Une autre "victime" entre alors en scène: Pierre Martinez, ex-patron de la brigade financière et ancien responsable de la sécurité chez Thomson. Lui aussi a été accusé de disposer d'un compte à l'étranger en liaison de mystérieux mafieux des pays de l'Est. Quand les avocats ou le président du tribunal l'interrogent à ce propos, Martinez identifie clairement le principal responsable de ses malheurs: Jean-Louis Gergorin. Etrangement, Martinez réussit l'exploit de ne jamais prononcer son nom. Il dit "lui", "le monsieur" ou "celui-là , en désignant d'un doigt méprisant le prévenu assis derrière lui. A l'entendre, Gergorin serait "très imaginatif mais aussi très friable." "Et il peut faire des dégâts", assure l'ancien policier, visiblement blessé d'avoir ainsi été mis en cause. Cette fois encore, Gergorin s'empêtre un peu dans ses explications, et se retranche derrière "l'extrême fantaisie du falsificateur", autrement dit Lahoud.

Un peu plus loin, Dominique de Villepin, écoute les uns et les autres sans mot dire, comme s'il n'y avait là qu'un défilé de seconds rôles. Son "cas" sera évoqué mercredi après-midi.


Source: L'express

Publié dans dominiquedevillepin

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Lea Canta 12/10/2009 22:32


Je voudrais simplement dire à Monsieur de Villepin qu'il a toute ma confiance et que je voterai pour lui à la présidentielle.


Jean Pierre Chevrier 29/09/2009 18:06


Vous devriez vous méfier de l'hébergeur Américain de votre réseau social Villepin.com qui manipule les données transmises.

Je ne vais pas perdre de l'argent à les poursuivre en justice mais je n'ai aucune confiance en ces gens car ils peuvent très rapidement vous décrédibiliser.

Attention donc à la véracité du réseau !!
Et n'oubliez pas que c'est peut être la CIA et son agent Sarkozy qui veut vous faire mettre en prison alors que vous êtes innocent.
N'oubliez pas que Madame Lagarde était avocate aux etats Unis et qu'elle avendu des F 16.


Jean Pierre Chevrier 29/09/2009 17:56


Courage


bechihi djamel 29/09/2009 17:47


dominique je suis tout coeur avec vous , le coupable est toujours coupable quand il l emploi ce mot , la meme personne a peur meme si il le fait pas monter devant les médias , il craint un poéte un
grand monsieur un vrai homme etat pas un enfant qui utilise les micros comme pipeau ..


Dumontier-Drouet 28/09/2009 22:11


En novembre 2008, j’apportais mon soutien à monsieur Dominique Devillepin, j’avais promis de revenir plus tard !

L’analyse de l’affaire Clearstream se dévoile peu à peu et il est de plus en plus clair que cette affaire sera à comparer (si la partie civile reste en l'état), à celle de 1894 à 1906 : L'affaire
Dreyfus .

La bassesse de l’attaque qui tente à salir M.D. Devillepin; se borne sur la parole de Pieds/Nickelés qui ont falsifié des documents et qui s'accusent mutuellement. Contre la parole d’un homme qui a
servi avec grandeur la France !

Français françaises ! Allons nous mettre en doute la parole d’un homme qui a sauvé avec panache, nos enfants du massacre Irakien ? Pour donner du crédit aux opportunistes ? Allons-nous
rééditer l’affaire Outreau, basée sur les mensonges d’une mythomane ?

La France est en déficit, et l’État va payer des avocats, des frais de procédure pour cette nouvelle parodie judiciaire ? Quand je dis l’État, je veux dire le peuple français !

Dans mon dernier livre: La Dernière Contre-attaque française 1940. J’ai abordé les causes de la défaite de la France et les propagandes délictueuses ; par lesquelles nos fantassins ne se seraient
battus (...) Propagandes qui perdurent encore de nos jours. J’ai l'impression de revivre la même intoxication dans l’affaire Clearstream !


M Dumontier-Drouet