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Publié le par rezeid

Le premier ministre annonce une revalorisation de la prime pour l'emploi.

 
PRESSÉ par l'opinion publique et les syndicats, le premier ministre a détaillé hier soir sur TF1 les principales mesures qu'il compte mettre en oeuvre pour répondre aux inquiétudes des Français sur le pouvoir d'achat. En faisant de la revalorisation de la prime pour l'emploi la mesure phare du volet fiscal du budget 2007, Matignon a choisi de privilégier les bas salaires. Autrement dit les Français qui ont un emploi mais peinent à boucler leurs fins de mois, sur fond de flambée des prix de l'énergie et de l'immobilier. Le premier ministre a également rappelé hier que son autre priorité restait le recul de la dette. En 2006, tous les excédents de recette iront au désendettement de l'État. À l'exception de la PPE le budget 2007 comportera peu de mesures fiscales.
 
Prime pour l'emploi. Le gouvernement va augmenter plus que prévu la prime pour l'emploi (PPE) l'an prochain. La revalorisation profitera à tous les bénéficiaires - près de 9 millions au total. Mais les grands gagnants devraient être les salariés payés au niveau du smic. Les célibataires toucheront une prime de 940 euros l'an prochain, au lieu des 809 euros prévus. En 2005, leur PPE était de 538 euros. Le coût budgétaire de ce dispositif devrait dépasser la barre symbolique des quatre milliards d'euros l'an prochain (voir nos éditions d'hier). L'idée d'une revalorisation de la PPE, lancée par le président de la commission des finances de l'Assemblée Pierre Méhaignerie, a eu très tôt les faveurs de Matignon qui y voyait l'opportunité d'augmenter le pouvoir d'achat des familles modestes, mais aussi de Bercy pour qui elle constitue un encouragement à reprendre un emploi. Et les « enchères » ont flambé ces derniers jours. En milieu de semaine dernière, l'enveloppe supplémentaire envisagée était de 250 à 300 millions. Samedi, elle grimpait à 400 millions. Le premier ministre n'a pas chiffré hier le coût de cette nouvelle revalorisation. Il pourrait atteindre au final 500 millions d'euros.
 
Chèque transport. Le principe d'un « ticket transport » - lancé il y a un an - est présenté par Dominique de Villepin comme l'autre mesure en faveur du pouvoir d'achat des Français. À partir du 1er janvier, toutes les entreprises et tous les salariés, dans toute la France, pourront bénéficier d'un « chèque transport » qui reste facultatif, a cependant précisé le premier ministre. Les entreprises qui décideront de l'attribuer bénéficieront d'exonérations de charges sociales et fiscales. L'État financera la moitié de ce chèque dont le montant sera fixé à 200 euros pour les zones disposant de transports collectifs, et à 100 euros pour celles où il n'y en a pas. « Le système permettra surtout de corriger les inégalités entre les grandes villes et la province », explique-t-on à Bercy. L'idée d'un chèque transport a suscité la semaine dernière une réaction très vive du patronat. La CGPME et le Medef refusent toutes charges supplémentaires et estiment qu'une aide sous forme de chèque facultatif avantagera les grandes entreprises
 
Étudiants. Le premier ministre a confirmé la création d'une allocation d'installation étudiante (Aline), de 300 euros. Elle sera donnée à 80 000 étudiants boursiers quittant le foyer familial. Le coût pour les finances de l'État en 2006 est d'environ 24 millions d'euros. Un geste qui avait été jugé très insuffisant la semaine dernière par les syndicats étudiants. Dans une étude publiée hier, l'Unef estime que depuis 2002 les dépenses obligatoires des étudiants (droits d'inscription...) ont augmenté de 23 %, contre 6 % pour les bourses attribuées sur critères sociaux
 
Conférence sur les revenus et l'emploi. Le premier ministre conviera les partenaires sociaux à « une conférence sur les revenus et l'emploi » d'ici à la fin de l'année. « Il y a un malaise des compatriotes », selon le premier ministre, entre les hauts salaires et les plus modestes : «Par exemple, on voit un nombre croissant de salariés payés au niveau du smic, créant une véritable trappe à bas salaires. Nous voulons corriger ces situations.» Cette conférence s'appuiera sur les conclusions du rapport que remettra le Conseil supérieur pour l'emploi et les revenus présidé par Jacques Delors. Elle va dans le sens des propositions de la CFDT, qui avait réclamé la semaine dernière une conférence sur les revenus.
 

Publié dans Divers

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