Les mesures "ciblées" de Villepin

Publié le par rezeid

Conforté par de bons chiffres du chômage, le premier ministre a détaillé la phase 3 de son plan pour l'emploi. Il a confirmé la suppression des charges sur le Smic pour les petites entreprises et un suivi personnalisé pour les jeunes chômeurs des banlieues sensibles.

 
«Collégialité», tel est le message qu’a voulu faire passer Dominique de Villepin jeudi matin. Pour la première fois, le premier ministre, qui a donné depuis Troyes sa conférence de presse mensuelle, était entouré de plusieurs de ses ministres : Nicolas Sarkozy (intérieur) s'est exprimé sur la délinquance, Thierry Breton (économie et finances) sur le projet de fusion Gdf/Suez, Philippe Douste-Blazy (affaires étrangères) et Michèle Alliot-Marie (défense) sur le Liban, et bien sûr Jean-Louis Borloo sur l'emploi. Tous étaient arrivés le matin même dans la ville de François Baroin à bord du même autocar, symbole de l’unité du gouvernement.
 
«Dialogue social», «justice économique», «dividende du travail», Dominique de Villepin a placé cette 14e conférence de presse sous le signe de la «concertation et du dialogue», après un début d’année difficile, marqué par la crise du CPE et les remous de l’affaire Clearstream. Matignon est décidé à poursuivre les réformes, aidé en cela par les bons chiffres du chômage : comme l’a rappelé Thierry Breton, «ce sont 250.000 emplois qui ont été créés, dont plus de 200.000 dans le secteur privé». Un succès, a confirmé Jean-Louis Borloo, qui est le résultat d’un «investissement massif ».
 
Objectif : désendettement
 
Dès le début de son intervention, Dominique de Villepin l’a affirmé : «l’immobilisme serait une erreur et une faute». Tablant sur une croissance durable, supérieure à 2%, le premier ministre a confirmé qu’il comptait affecter les recettes fiscales supplémentaires, actuellement évalué à 3 milliards d'euros pour 2006, au désendettement.
 
Les mesures nouvelles seront financées, a expliqué Thierry Breton, par les «marges de manœuvre» dégagées notamment par la réforme de l’Etat. Cet effort de rigueur se poursuivra, et le gouvernement table sur un déficit budgétaire «inférieur à 2,5% l’année prochaine». Dans l’immédiat, la «prochaine frontière» que s’est fixé le premier ministre sera de «passer sous le cap de 2 millions de chômeurs», soit 8% de la population active.
 
Mesures ciblées en direction des jeunes, des plus de 50 ans et des quartiers sensibles
 
Pour y parvenir, le gouvernement compte mettre en place des mesures «ciblées» : le parcours d’accompagnement recrutement, qui permettra aux 220.000 jeunes actuellement en Contrat d’insertion vers la vie social (CIVIS) de bénéficier d’un plan de formation en pré-embauche «à un poste identifié», en accord avec l’entreprise.
 
Jean-Louis Borloo a également évoqué un objectif de placement pour les jeunes diplômés issus des quartiers sensibles, qui seront « coachés » personnellement. Autre mesure ciblée en direction des banlieues, les dispositifs d'aides aux chômeurs créateurs d'entreprises seront élargis à tous les «créateurs en zone urbaine sensible».
 
Concernant les plus de 50 ans, le gouvernement annonce un objectif de 50.000 « programmes d’accès à la vie active », qui doivent accompagner les personnes vers l’emploi. Une «prime de cohésion sociale» sera versée aux entreprises qui embauchent un chômeur de longue durée de plus de 50 ans.
 
Le gouvernement a également confirmé les mesures annoncées ces derniers jours, comme la mise en place d’un chèque transport «dès le 1er janvier 2007» ou la suppression des charges au niveau du SMIC pour les entreprises de moins de 20 salariés à partir de cette même date.
 
Fermeté sur Suez/GDF et les sans-papiers, volonté de limiter le «vote populiste » aux élections
 
Dominique de Villepin a affiché sa confiance sur le dossier de la fusion entre Suez et GDF, estimant que «l'ensemble de la majorité est unie, soucieuse d'avancer» et voulant «croire que l'intérêt général prévaudra sur un sujet aussi important», alors que l’opposition a déposé plus de 110.000 amendements.
 
Concernant le dossier des enfants sans-papiers scolarisés en France, le premier ministre a réaffirmé : «il n'y aura pas de régularisation massive». Il faut «faire respecter la loi telle qu'elle existe», et c’est pourquoi les autorités «répondront au cas par cas» aux demandes de régularisation.
 
Enfin, si Dominique de Villepin ne semble pas afficher d’ambitions présidentielles, il souhaite «que le débat démocratique joue à plein et que chacun puisse se déterminer sur une vision de l'avenir, sur une certaine idée de la France, sur une certaine idée de la justice dans notre société», pour éviter «le vote de rejet», et donc un nouveau 21 avril.

Publié dans Politique extérieur

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azouard mickael 02/04/2008 15:16

Monsieur le Premier Ministre ,

Les françaises et les français ont eut à faire un choix sur la ligne économique intérieur et extèrieur,qui a commencer en 2003 ,quand les diffèrents modules de calculs se sont imposer dans la manière de lire l'économie françaises ,qui vous en conviendrait avait énormèment évolué et qu'il était nécèssaire de réformer pour une simplification,une meilleure gestion des denniers publiques et l'opportunité de trouver de meilleure crèneaux de financement publique dans le secteur privé et dans celui du patrimoine foncier ,d'épargne et de l'investissement .

Bien entendu , la donne républicaine ,démocratique et sociale était là pour prévenir et garantir la liberté d'entreprendre et d'investir ; Tout en garantissant un nombre certains de garde fou sur les objectifs a atteindre en terme de retour d'investissement français à l'intèrieur comme à l'extèrieur de nos frontières pour permettre au portefeuilles français d'ètre relativement saint. Ce choix qui c'est imposer d'ètre dans la réactions dans un premier temps et dans la création dans le second temps , et apparut comme le plus prudent; Surtout à la lecture entre 2003 et 2004 de'l'annonce faite par les Etats Unis et par contagion de l'ensemble des pays de l'OCDE ;de la mise en place ou le renforcement d'une politique économique protectioniste pour contrer les fluctuations du marché économique mondiale , bien entendu cette ligne économique n'est que transitoire ,enfin je l'espère?.

Je sais l'attachement et le travail , que vous et certains autres avez apportez à faire respecter la règle du jeu républicaine. Et je vous en remercie . Bien qu'ètant socialiste de coeur et d'esprit, j'ai ètait sensible à votre ligne de conduite que vous ,ou que Monsieur Debrè avez su imposer ; Ex( respecter la règle de transmission de la valise présidentielle et de diffèrents dossiers qui l'accompagne).

Aussi Monsieur le Premier Ministre ,je pense qu'il est de votre devoirs d'ètre prèsent dans l'arbitrage politique français ,ainsi qu'un certains nombre de membre de mon parti qui sont pour le moins partis, pour certains à Washington,mais à juste titre " un oeil sur le chiffre et l'autre sur les relations internationales " , car , ne l'oublions pas. C'est le choix qui a èté fait pour sortir du statu quo ou de la mèfiance rèciproque .

Je vous prie de bien vouloir d'agrèer, Monsieur le Premier Ministre,l'exprèssion de ma très haute considèration .