Terrorisme: "il y a bien une situation de risque" en France, selon Villepin

Publié le par rezeid

Il y a "bien une situation de risque" terroriste en France et il ne "s'agit pas de baisser la garde", a déclaré jeudi Dominique de Villepin à Amiens, après la menace indirecte de nouveaux attentats contre la France du numéro deux d'al-Qaïda.

"J'ai fait le point de l'ensemble des informations dont nous disposons dans ce domaine, qui confirment l'inquiétude. Nous devons être extrêmement vigilants et attentifs comme nous le sommes maintenant depuis plusieurs années," a déclaré le Premier ministre lors d'une visite à Amiens.

"Donc, il ne s'agit pas de baisser la garde, il y a bien une situation de risque, ce qui doit évidemment nous conduire en permanence à adapter nos dispositifs. C'est ce que nous faisons avec le ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur" Nicolas Sarkozy, a-t-il ajouté.

"Il y a une véritable mobilisation des ministères concernés, c'est la responsablilité qui est la nôtre, comme dans les autres pays européens," a ajouté M. Villepin.

"Le plan Vigipirate est maintenu au rouge, nous sommes donc toujours dans un état de vigilance intense," a-t-il encore souligné.

Le ministère de l'Intérieur avait estimé plus tôt jeudi que les derniers messages d'al-Qaïda "confirment le niveau élevé de la menace pesant contre notre pays".

"La diffusion de ce message confirme notre appréciation sur le niveau de la menace terroriste pesant sur la France et sur d'autres pays," selon le ministère.

Le numéro deux d'al-Qaïda, Ayman al-Zawahiri, a brandi dans son dernier message vidéo à l'occasion de l'anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 la menace indirecte de nouvelles actions contre la France du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), mouvement algérien radical.

Dans un communiqué mis en ligne jeudi, le GSPC a renouvelé son allégeance à Oussama ben Laden, assurant: "nos soldats sont à ses ordres pour qu'il frappe par notre entremise qui il voudra et partout où il voudra".

Le GSPC avait depuis plusieurs années fait des offres de service à al-Qaïda, mais c'est la première fois que le mouvement d'Oussama ben Laden les accepte sans réserve.

Fondé en Algérie en 1998 par des dissidents du Groupe islamique armé (GIA) et affaibli après des années de traque dans son pays d'origine, il dispose, selon les services de renseignements occidentaux, de nombreux relais et sympathisants en Europe.

Publié dans Divers

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