Villepin cultive ses différences avec Sarkozy

Publié le par rezeid

Si le premier ministre répète qu'il n'a pas «d'ambition présidentielle», il prend systématiquement le contre-pied des propositions du président de l'UMP.

 
UN PILONNAGE en règle. Depuis la rentrée, Dominique de Villepin ne rate pas une occasion de se démarquer des propositions de Nicolas Sarkozy. Tout y passe : la suppression de la carte scolaire, le service civil obligatoire, la réforme des régimes spéciaux, la «démission» des magistrats ou encore le «minitraité» européen. Invité hier de RMC, le premier ministre a encore exprimé son hostilité, à tout le moins son scepticisme. Dans sa mire, d'abord, la suppression des droits de succession, prônée par Nicolas Sarkozy, et «qui n'irait pas, selon Villepin, dans le sens de la justice sociale».
 
Mais, il a surtout profité de son passage à la radio pour critiquer vertement les orientations du président de l'UMP en matière de politique étrangère. L'ancien ministre des Affaires étrangères a mal digéré que Nicolas Sarkozy, en voyage aux États-Unis, ait qualifié son action en 2003, pendant la crise irakienne, «d'arrogante». «Je crois qu'il faut connaître et se souvenir des enjeux qui étaient sur la table : le terrorisme, la sécurité de la planète, éviter le choc des civilisations. C'était des enjeux immenses», a-t-il rappelé.
 
Le sujet du Proche-Orient lui a permis d'évoquer l'affaire Robert Redeker, ce professeur de philosophie menacé de mort depuis qu'il a publié une tribune sur l'islam dans Le Figaro. «C'est inacceptable, ca montre bien que nous vivons dans un monde dangereux», a-t-il dit.
 
Sur RMC, Dominique de Villepin a aussi exprimé publiquement ses doutes sur la possibilité pour Nicolas Sarkozy de cumuler sa casquette de ministre et celle de candidat, au risque d'entretenir la confusion sur le financement de la campagne. «Il peut y avoir un problème. Il faut que la confusion soit à tout prix évitée. Quand il s'agit d'un déplacement spécifiquement politique, il doit être clairement affiché comme tel», a-t-il prévenu, alors que le numéro deux du gouvernement n'exclut pas de rester ministre jusqu'au bout.
 
«Faut vous présenter !»
 
Que cherche Villepin ? Officiellement, il n'a pas «d'ambition présidentielle». «Je n'ai pas d'arrière-pensées», jure-t-il en privé, sans jamais dire explicitement qu'il ne sera pas candidat en 2007. «Il est libre de dire ce qu'il pense, que ça plaise ou non», explique un de ses amis.
 
Rassuré par sa rentrée plutôt réussie, Dominique de Villepin est d'abord en quête d'une réhabilitation après le désastre du CPE et l'affaire Clearstream. En hausse dans les sondages, il se repositionne sur une image plus «gaulliste social». Il affiche aussi un profil plus décontracté, presque libéré.
 
Après ce passage à la radio, il a arpenté pendant deux heures les allées du Mondial de l'automobile. L'occasion de défendre toujours et encore son «patriotisme économique». Il a assuré qu'il se montrerait «particulièrement vigilant» sur les promesses du PDG de PSA, Jean-Martin Folz, de ne procéder à «aucun licenciement sec» après l'annonce d'un plan de réduction d'effectifs.
 
Dominique de Villepin a aussi échangé quelques mots avec le patron de Michelin Michel Rollier ainsi qu'avec Serge Dassault – président du Figaro –, qui lui a fait découvrir le véhicule tout électrique Cleanova, conçu par le groupe.
 
Il a serré beaucoup de mains. Apprécié les encouragements de jeunes supporters : «Faut vous présenter ! On ne veut pas de Sarkozy !», a lancé l'un d'eux. Il a même retrouvé son sens de l'humour. Témoin cette scène. Thierry Breton, qui accompagne le premier ministre, , interrompt Carlos Goshn : «Quand mettrez-vous sur le marché la nouvelle Twingo ?» «En juin 2007», répond le PDG de Renault. Hilare, Dominique de Villepin prend alors son ministre de l'Économie par le bras : «Tu cherches déjà une voiture pour le printemps prochain !»
 

Publié dans Divers

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gilles 01/10/2006 21:23

http://presidentielles2007projet.hautetfort.com/

L’AVENIR DE L’AFRIQUE AU CŒUR DE LA PRESIDENTIELLE 2007




Depuis des années les bonnes âmes s’émeuvent des conditions d’accueil faites aux immigrés qui entrent illicitement dans notre pays et plus encore en Europe.

Tous les hommes et femmes politiques ne peuvent que s’émouvoir et compatir aux situations inhumaines de « nos frères et sœurs Africains » dès lors qu’ils les approchent.

Qui pourrait sans humanité ne pas comprendre leur situation. Il est toujours facile d’avoir des discours et des théories au loin de la réalité. Théories souvent pertinentes et fondées sur une logique implacable, mais devant des enfants et des êtres qui placés devant nous, nous imposent un regard d’humanité que nous soyons chrétiens, Musulmans ou incroyants. Qui peut refuser de les voir et de fait de les aider.

Aucune formation Politique n’à le monopôle de cœur .le FN lui-même ainsi que le MFP ont souvent une approche humaniste de ces questions et l’action conduite par le président du Conseil Général de la VENDEE serait en la matière à mettre en avant.
L’action de ce département sous la férule de ses politiques de tout bord au CAMEROUN est assurément la seule méthode digne qu’il conviendra demain d’étendre à l’ensemble de ce continent.

Le continent AFRICAIN compte déjà plus d’un milliard de personnes dont la moitié n’ont pas encore 20 ans. Les projections démographiques fondées non pas sur des théories fumeuses nous permettent d’annoncer que le cap de deux milliards d’individus sera franchi au cours des 30 prochaines années c'est-à-dire demain.

Les problèmes de l’AFRIQUE d’aujourd’hui sont et c’est une évidence les problèmes de l’EUROPE de demain matin.


Chacun peut comprendre que devant la misère, la famine, la guerre civile et tous les maux qui frappent ce continent la seule alternative offerte aux plus jeunes reste la fuite et l’exil vers les lumières et les richesses du monde occidental
Que ferions nous nous-mêmes ? Sans autre alternative, la même démarche !


Dans ces conditions que FAIRE ? ne pas prendre en compte ces réalités dont nous mesurons déjà les effets est suicidaire et aura pour conséquence la montée d’un racisme que personne ne peut encore imaginer.

Nous savons tous pourquoi ces populations sont contraintes de fuir leurs pays d’origines. C’est essentiellement dans la résolution des causes de ces exils qu’aujourd’hui nous pourrons collectivement apporter des réponses crédibles aux problèmes inévitables qui se poseront demain chez nous.

UN NECESSAIRE PLAN « MARCHAL »


L’Europe a connu dans l’immédiat après guerre une situation économique déplorable consécutive aux destructions massives de tout son appareil de production.
Rendre un avenir aux populations passait par un programme d’envergure que les USA ont mis en œuvre non seulement dans un but humanitaire mais aussi pour lutter avec efficacité contre le communisme qui se serait étendu alors dans toute l’Europe occidentale.

Nous voici de nouveau placés devant une alternative identique, soit nous laissons « CROUPIR » ces populations dans la misère avec le risque de les voir basculer dans l’extrémisme idéologique que toutes les misères font croître ou comme les USA en 1945, nous mettons en œuvre un véritable plan planifié qui viserait à créer les conditions d’un décollage économique de ce continent.

Nous n’avons plus de choix et le chronomètre est déjà lancé, dans moins de 20 ans ce seront un milliard de jeunes AFRICAINS qui risqueront leur vie pour atteindre cet eldorado que constituent à leurs yeux nos pays riches de l’occident

Tous les hommes politiques le savent pertinemment et les déclarations successives de Nicolas SARKOZY et de Ségolène ROYAL à DAKAR vont dans ce sens.
Comprendre est un premier pas, mais annoncer COMMENT ils comptent régler ce problème est essentiel.

Seul l’annonce des montants des crédits nécessaires, leurs financements et surtout le fait d’indiquer où seront effectuées les coupes budgétaires auront un sens.

Le seul fait que tous peuvent comprendre aujourd’hui, c’est que si RIEN n’est entrepris dès cette année, alors les conséquences qui ne sont plus prévisibles mais CONNUES pèseront sur le débat politique dans l’ensemble de nos pays Européens.