Le général Rondot victime d'une attaque cérébrale

Publié le par rezeid

Le général Philippe Rondot, l'un des principaux protagonistes de l'affaire Cleasrstream, a été victime d'une attaque cérébrale vendredi.

  Le général Philippe Rondot (Sipa)
Le général Philippe Rondot (Sipa)
 
L e général Philippe Rondot, l'un des principaux protagonistes de l'affaire des faux listings de Clearstream, a eu une attaque cérébrale vendredi, a-t-on appris dimanche 29 octobre.
De son côté, Me Eric Morain, avocat du général, "dément" que celui-ci "ait été" ou "soit hospitalisé" et n'a pas souhaité s'exprimer sur l'attaque cérébrale de son client.
"Pour le reste, ça relève de sa vie privée", a simplement ajouté Eric Morain qui dit avoir parlé à son client "ce matin" au téléphone.
Ancien général de division âgé de 69 ans, Philipe Rondot a mené sous plusieurs gouvernements une longue et discrète carrière dans le renseignement. Il avait quitté fin 2005, à sa demande, le ministère de la Défense où il était chargé, depuis 1997, de la coordination des services de renseignements et des opérations spéciales. Nommé à ce poste par le ministre socialiste de la Défense Alain Richard, il y avait été maintenu par Michèle Alliot-Marie. Ses archives privées ont été déposées au Service historique de la défense à Vincennes.
Dans le cadre de l'affaire Clearstream, le général Rondot a affirmé aux juges qu'il avait été chargé dès janvier 2004 par Dominique de Villepin, alors ministre de l'Intérieur, et sur "instructions" de Jacques Chirac d'une enquête sur les soupçons de corruption pesant sur Nicolas Sarkozy. Soit plusieurs mois avant que le "corbeau" n'envoie des listes au juge Van Ruymbeke. Ses notes de travail avaient été saisies à son domicile.

Une lettre aux juges

A la fin du mois de mai 2006, Philippe Rondot avait refusé de se rendre à une convocation des juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons en charge de l'enquête sur les faux listings. Peu après, il avait fait parvenir aux magistrats un lettre dans laquelle il dédouanait Dominique de Villepin. Il y affirmait que personne ne (lui) a "jamais demandé de cibler Nicolas Sarkozy ou d'autres, ni de nommer ou de laisser se faire un montage visant des personnalités". " Je suis, aujourd'hui, sûr que le patronyme de M. Nicolas Sarkozy ne figurait pas sur les documents reçus contrairement à ce que j'ai pu déclarer dans ma déposition du 28 mars 2006", ajoutait le militaire.
" Tout soupçon de manœuvre à l'égard de Nicolas Sarkozy, qui avait fait des déclarations publiques à ce sujet, était manifestement infondé", note-t-il.
"J'ai bien essayé de faire passer un message à M. Nicolas Sarkozy, M. Philippe Marland (directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, NDLR) en ayant été averti, a laissé sans suite".
"J'ajoute que Dominique de Villepin souhaitait éviter toutes rivalités de service et toute fuite". "Quand, à l'automne 2004, les doutes se sont confirmés, nous avons ensemble mesuré les risques médiatiques que pouvait engendrer une telle affaire, ce qui ressort de mes échanges avec M. Dominique de Villepin, Michèle Alliot-Marie et Philippe Marland (directeur de cabinet du ministre de la Défense, NDLR)".

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