Sarkozy et clearstream

Publié le par rezeid

Quel crédit peut-on apporter aux déclarations d'Imad Lahoud sur d'éventuelles rencontres avec Nicolas Sarkozy en 2004 ?

- Un crédit faible. Lahoud a été pris plusieurs fois en flagrant délit de mensonge. Depuis le début, il fait état de rencontres avec des proches de Nicolas Sarkozy, mais il n'a jamais été capable de le prouver. Evidemment, comme sa femme est impliquée à l'UMP, il y a des relations croisées. Mais ces rendez-vous sont sujets à caution. Nicolas Sarkozy a d'ailleurs démenti. C'est dans son intérêt. Si tel était le cas -mais on ne le sait pas- il ne doit pas montrer qu'il était au courant d'une manipulation contre lui. La seule chose qui a beaucoup de crédit, et qui montre que Sarkozy était possiblement au courant, ce sont les démarches faites par le général Philippe Rondot pour le prévenir. Ce que Sarkozy dément. Or, Philippe Rondot a été plus crédible que Lahoud dans cette affaire.

S'il s'avérait que Nicolas Sarkozy a bien rencontré Imad Lahoud en 2004, quelles seraient les implications pour l'actuel ministre de l'Intérieur ?

- On pourrait en déduire, après enquête, qu'il a instrumentalisé le complot contre lui.


Mais il faut rappeler que l'affaire Clearstream n'est pas une affaire judiciaire. C'est une affaire politique. Donc les conséquences ne pourraient être que politiques. Judiciairement parlant, cette affaire ne tient pas. Ce n'est pas un délit pénal de demander une enquête sur des listings en tant que ministre des Affaires étrangères, par exemple.

On a le sentiment que l'affaire Clearstream repart et pourrait venir perturber la campagne présidentielle. Qu'en est-il ? Qui risque le plus ?

- Il faut noter que l'affaire revient à la Une des journaux après que Dominique de Villepin se déclare favorable à une candidature alternative à celle de Sarkozy pour 2007. C'est un dossier qui risque de pourrir le climat à droite. Tout dépend comment ça tourne. Jusque là, personne n'a avoué quelque chose, mais il pourrait y avoir d'autres révélations. Jusqu'à présent, c'est une pierre dans le camp des chiraquiens (Chirac, Villepin, Alliot-Marie). Mais si on apprend que Sarkozy était moins victime qu'il le dit, le vent pourrait tourner.

par Olivier Toscer,journaliste au Nouvel Observateur

Publié dans Divers

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crochemore 05/11/2006 09:42

Bonjour,

De toute façon, cette affaire est aux mains de divers « paniers de crabes » .

Le problème est que le citoyen :
- soit fait l’autruche (ce qui doit convenir à certains)
- soit est lucide.

Le citoyen lucide a 2 solutions
- se réfugier à l’extrême droite ou à l’extrême gauche
- montrer son mécontentement en s’abstenant de voter (mon choix).

Bref, tant que les français seront pris pour des veaux et qu’ils l’accepteront en feignant de rien voir , on n’en sortira pas des magouilles

Cordialement

PS : Une seule pensée pour celui qui pourrait être ou qui est le bouc émissaire dans toutes ces magouilles, car lui est : LA VRAIE VICTIME !!! Mais, qui est le bouc émissaire ?