Villepin ouvre un débat sur les péages urbains dans les villes

Publié le par rezeid

Dominique de Villepin a annoncé lundi le lancement d'une concertation d'ici la fin du premier trimestre 2007 sur l'instauration de péages urbains dans les villes.
La question des déplacements en ville "est une préoccupation majeure pour beaucoup de nos concitoyens", a reconnu le Premier ministre à l'issue du comité interministériel sur le développement durable.
"Même si la qualité de l'air dans les villes s'est beaucoup améliorée, le développement des maladies respiratoires chez les enfants nous montre que nous ne pouvons nous satisfaire de ces progrès", a-t-il ajouté.
"Ce constat, nous le partageons tous. Nous devons maintenant nous mettre d'accord sur les meilleures solutions à mettre en oeuvre en avançant dans un esprit de dialogue et de concertation", a souligné le chef du gouvernement.
Dominique de Villepin a donc annoncé le lancement "dans les prochaines semaines" par le ministre des Transports Dominique Perben d'un "appel à projets auprès des grandes agglomérations".
Ces projets "devront faire l'objet d'une large concertation locale pour ne pas pénaliser ceux qui n'ont pas d'autre choix que d'habiter loin des centres urbains où ils travaillent". "Ils pourront comporter des propositions de toute nature, y compris des propositions qui entraînent des modifications législatives, comme l'instauration de péages urbains ou de nouveaux modes de gestion du stationnement", a ajouté le chef du gouvernement.
Dominique Perben "fera un bilan d'étape des discussions d'ici la fin du premier trimestre 2007".
Des mesures seront prises par le gouvernement si un "consensus suffisant" se dégage à l'issue de cette concertation, précise-t-on à Matignon. "Vous ne pouvez aller de l'avant en braquant les gens les uns contre les autres", explique-t-on dans l'entourage de Dominique de Villepin.
Des systèmes de péages urbains ont été mis en place par plusieurs métropoles européennes comme Londres, Milan ou Stockholm. Aucune ville française n'a encore suivi le mouvement.
Dominique de Villepin a en outre annoncé le lancement dans les mêmes délais d'une réflexion sur le rééquilibrage du transport de marchandises au profit des moyens de transport propres (rail, fluvial). Le gouvernement va étudier la faisabilité d'une taxe sur les camions traversant les zones sensibles comme les Alpes. Cette concertation se fera "avec le souci de préserver la compétitivité du transport routier français", a assuré le Premier ministre.
Ces débat sont lancés "dans un esprit de dialogue et de concertation", a assuré le Premier ministre. "L'environnement n'est pas un combat partisan. Il ne s'agit pas de stigmatiser les uns ou les autres. Il s'agit au contraire d'avancer rassemblés et d'associer chacun à l'effort collectif", a-t-il insisté.

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Gilles Chomel 16/11/2006 07:47

Monsieur le Premier Ministre:

Bravo pour votre initiative d'une large concertation sur les péages urbains annoncée le 13/11/2006 lors de votre allocution à l’occasion du Comité interministériel pour le développement durable. Je me permets de vous livrer quelques idées en vrac autour de cette question de la régulation du trafic routier urbain:

Il faudrait que les constructeurs du secteur automobile s'entendent pour équiper leurs produits d'un équipement électronique minimal intégrant un GPS et une technologie de communication sans contact.

On pourrait alors envisager des outils incitatifs et dissuasifs comme:

- une taxe "roulage-à-vide" proportionnelle au kilométrage cumulé des sièges passagers vides pour encourager le covoiturage,

- des péages urbains déterminés par GPS qui ne requérraient aucune infrastructure,

- un équipement informatique minimal embarqué couplé au GPS permettrait de dissuader les déplacements de transit en ville,

- on pourrait, par ce moyen, empêcher le stationnement sauvage sur les passages protégés, les trottoirs, les pistes cyclables ou les arrêts de bus par une alarme sonore et visuelle comme lorsqu‘on tente de quitter sa voiture veilleuses allumées (après un délai de tolérance). Dans ce dernier cas, il faudrait accroître la précision du GPS en ajoutant un repère géographique fixe à moins de s'appuyer sur le réseau GSM de la commune concernée (DGPS).

- le paiement par prélèvement automatique d'un compte affecté à chaque automobile des taxes de stationnement sans aucune intervention humaine.

- possibilité de dissuader les trajets trop courts, moteurs froids, très polluants,

- la dispositif embarqué permettrait de dissuader, par une taxation proportionnelle, la circulation pendant une période de congestion ou durant un pic de pollution,

Pour le problème de l'injustice introduite par un péage urbain en ce qui concerne les personnes éloignées des centre-ville, l'informatique embarquée pourrait déterminer (sans aucune intervention humaine, par GPS) le lieu de repos statistique du véhicule et réduire le péage si le déplacement concerne une personne éloignée et/ou si il est exceptionnel avec la réserve, évoquée ci-dessus, des trajets de transit par les centres urbains.

En plus de ces possibilités de fluidification du trafic et de prévention des embouteillages qui polluent 6 à 7 fois plus qu’une circulation fluide, l’équipement informatique et de géolocalisation minimal permettrait une modération de la conduite en déclenchant une alarme sonore lorsque le chauffeur dépasse la limitation locale de vitesse déterminée par GPS. Il y aurait d’autres applications secondaires mais utiles comme la dissuasion a-posteriori de l’oubli des clignotants ou de l’obstruction aux carrefours ou sur la voie de gauche d’une autoroute, voire, l’empêchement de rouler à contre-sens sur une bretelle d’autoroute.

Voici un aperçu des idées qui me préoccupent pour réduire la pollution urbaine engendrée par l’excès du recours à l’automobile particulière, espérant qu’elles trouveront place dans la concertation que vous avez initiée.

Merci de votre attention.