Villepin à Sarkozy : les jeux ne sont pas faits à l'UMP pour 2007

Publié le par rezeid

 Dominique de Villepin a une nouvelle fois insisté dimanche sur le fait que les jeux ne sont pas faits pour 2007, avertissant Nicolas Sarkozy que l'on n'est "pas au bout du débat politique" sur le candidat de l'UMP."Rien n'est joué (...) Je ne crois pas que les Français soient entrés dans le choix présidentiel", a déclaré le Premier ministre, invité de l'émission Ripostes sur France 5.

 

Rappelant que l'UMP "s'est entendue pour choisir un calendrier" -soutien apporté à un candidat lors du Congrès du 14 janvier 2007-, il a estimé qu'il fallait "respecter" ce calendrier mais "sans préempter les choses".

 

"Nous ne sommes pas au bout du débat politique en ce qui concerne l'éventuel candidat de notre famille". Ce débat a donc, à ses yeux, encore le temps d'"évoluer", "des questions nouvelles vont émerger au fil des mois" et la situation reste donc "très fluide".

 

Interrogé sur l'éventualité de deux candidats issus de l'UMP à la présidentielle de 2007, M. de Villepin a refusé de répondre directement à cette question de "politique fiction".

 

"Nous verrons comment les choses se présentent au début de l'année", a-t-il ajouté, notant aussi que le président Jacques Chirac "dira alors comment il voit son propre avenir".

 

Officiellement, le Premier ministre n'a aucune ambition présidentielle pour 2007 et il a répété dimanche qu'il fallait "bien que quelqu'un dirige le gouvernement" jusqu'aux échéances.

 

Interrogé sur la possibilité pour l'actuel ministre de l'Intérieur de rester au gouvernement s'il était désigné candidat pour l'Elysée, M. de Villepin a reconnu que c'était déjà "arrivé", notamment pour Valéry Giscard d'Estaing en 1974. "Mais mon sentiment est que ce n'est pas son intérêt", a-t-il lâché.

 

Il a également refusé d'envisager à coup sûr le futur duel Ségolène Royal-Nicolas Sarkozy, estimant au passage que le Parti socialiste avait commis "une erreur" en désignant "si tôt" sa candidate pour la présidentielle.

 

"Si on croit les sondages, on les retrouvera, mais rien n'est écrit", a-t-il dit, mettant en garde contre les enquêtes d'opinion qui souvent "se trompent".

 

"Ce qui est mesuré" dans les sondages, c'est simplement "la sympathie, l'image", a-t-il averti, et non "la capacité sérieuse de tel ou tel candidat" à endosser les habits de président de la République.

 

Sans jamais attaquer frontalement M. Sarkozy, il a une nouvelle fois lancé quelques piques qui semblaient destinées à son numéro deux.

 

Au moment où certains chiraco-villepinistes jugent le programme de l'UMP trop droitier, M. de Villepin a qualifié "d'erreur" la stratégie consistant à "aller pêcher dans les eaux du Front national".

 

Abordant les questions économiques, il a indiqué ne pas croire que "la rupture", thème si cher au président de l'UMP, "soit la bonne solution".

 

Alors que l'affaire Clearstream constitue toujours une épée de Damoclès pour le chef du gouvernement, qui devrait être entendu d'ici à la fin de l'année par les juges chargés de l'affaire, il a réaffirmé n'avoir "rien fait qui puisse faire l'objet de reproches quelconques" ni de poursuite judiciaire.

 

Son éventuelle mise en examen n'est qu'une "possibilité théorique", comme pour toute personne dont le nom est cité dans une affaire judiciaire, a-t-il argué avant d'ajouter: "Je fais confiance aux juges et à partir de là nous verrons bien", a-t-il ajouté.

Publié dans Divers

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