Villepin assure que ''rien n'est joué'' pour 2007

Publié le par rezeid

Le premier ministre a implicitement invité Nicolas Sarkozy à « ne pas pêcher dans les eaux du FN ».

 
COMME Michèle Alliot-Marie, Dominique de Villepin ne veut pas se taire. Nicolas Sarkozy et ses partisans espéraient que la mise sur orbite présidentielle de Ségolène Royal réduirait au silence ses rivaux chiraquiens. C'est raté. Le chef du gouvernement et le ministre de la Défense, qui ne cachent leur envie d'en découdre avec le président de l'UMP, favori des militants et des sondages, ont occupé, tout le week-end, la scène médiatique.

Invité hier de Ripostes, l'émission de Serge Moati sur France 5, Dominique de Villepin a multiplié les mises en garde à l'adresse du président de l'UMP. La désignation de Ségolène Royal ne l'a manifestement pas incité à modérer son discours à l'encontre du probable candidat de la majorité.

Alors qu'on lui demandait si les deux principaux candidats seraient bien Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, le premier ministre a répondu, mettant en avant son « intuition » : « Je ne suis sûr de rien, on les retrouvera peut-être. Si on croit les sondages, on les retrouvera, mais rien n'est écrit.  Les Français sont rebelles à tout choix qui leur est imposé. » Sous-entendu : la candidature de Sarkozy n'est pas acquise.

Prudent, la semaine dernière, devant les cadres de l'UMP, il a profité de son passage à la télévision pour lâcher ses coups. « Rien n'est joué », a-t-il affirmé. « Aujourd'hui, les sondages mesurent de la sympathie et de l'image. Je ne crois pas que les Français soient entrés dans le choix présidentiel », a-t-il dit ajouté, estimant que « la précipitation du PS est une erreur ».

 En hausse de deux points (à 37 %) dans le baromètre Ifop-JDD, ­Villepin continue donc d'entretenir le doute et refuse de dire s'il soutiendra Sarkozy en 2007, alors que la désignation, plus que probable, de celui-ci par l'UMP est prévue le 14 janvier.

« Nous ne sommes pas au bout du débat politique en ce qui concerne l'éventuel candidat de notre famille », dit-il, observant qu'il n'est pas de l'« intérêt » de son ministre de l'Intérieur de rester au gouvernement s'il est désigné.

Le risque d'un nouveau tollé

Au passage, il a décoché une flèche contre le président de l'UMP en l'accusant, même s'il ne le cite pas nommément, de « pêcher dans les eaux du FN ». Le coup est rude et cette attaque - première du genre - risque de déclencher un nouveau tollé dans les rangs sarkozystes, qui soupçonnent chiraquiens et villepinistes de vouloir faire perdre leur champion en 2007.

Et quand le premier ministre se montre aimable avec son rival - « je suis admiratif du parcours de Nicolas Sarkozy » - c'est pour mieux stigmatiser le caractère impulsif du ministre de l'Intérieur. « En politique comme dans la vie, il faut savoir avancer pas à pas. »

Par ailleurs, dans Le Journal du dimanche, Michèle Alliot-Marie a commenté pour la première fois les huées dont elle a été la cible lors du conseil national de l'UMP.

« Ces manifestations hostiles venaient de deux ou trois endroits bien précis. Est-ce un hasard ? », s'est-elle interrogée. Tout en précisant : « Je ne veux pas penser que Nicolas Sarkozy est derrière cela... Je ne suis pas de celles que la difficulté rebute, au contraire. »

 
 

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villepin06 20/11/2006 12:35

effectivement que rien n'est joué!

Croyons en nos chances, nous ne devons pas nous résoudre aux pressions médiatiques et de notre parti l'UMP.

Les sondages se sont tout le tps trompés. Je suis convaincu que le candidat investi par l'UMP perdra. en 2007, nous aurons besoin d'une candidature en mesure de faire gagner nos idées.

soutenons DDV ! nous avons besoin de lui, la France a besoin de lui .