Imad Lahoud prétend avoir rencontré Nicolas Sarkozy

Publié le par rezeid

"Comment nous faire croire qu'il ne savait Rien (sarko), lui l'homme des renseignements, l'homme des attaques, l'homme des affaires (HLM de paris 1995), sa position de victime est vraiment lamentable, il va se faire prendre à son propre jeu... C'est lui qui essaye de tuer Villepin politiquement, nous l'accepterons pas. Ensemble avec Dominique de Villepin".

L'informaticien soutient l'avoir vu à deux reprises en 2004. Des déclarations à prendre avec précaution.

 
L'INSTRUCTION de l'affaire Clearstream a connu, hier, un nouveau rebondissement. Devant les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, Imad Lahoud a affirmé avoir rencontré à deux reprises Nicolas Sarkozy, en 2004, au sujet des listings bancaires de Clearstream.

.L'INSTRUCTION de l'affaire Clearstream a connu, hier, un nouveau rebondissement. Devant les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, Imad Lahoud a affirmé avoir rencontré à deux reprises Nicolas Sarkozy, en 2004, au sujet des listings bancaires de Clearstream.

 

L'ex-informaticien d'EADS, suspecté d'être le falsificateur des fichiers, a expliqué sur procès-verbal que les rendez-vous auraient eu lieu le 14 septembre 2004 à Bercy et en décembre 2004 à l'Assemblée nationale au 128, rue de l'Université. Deux rencontres d'une dizaine de minutes chacune. Toujours selon Imad Lahoud, Nicolas Sarkozy, ministre des Finances à l'époque du premier rendez-vous, aurait cherché avec insistance à savoir le rôle qu'auraient joué Dominique de Villepin et Jacques Chirac dans l'envoi des listings au juge Van Ruymbeke. Des documents le mettant en cause parmi des dizaines d'autres personnalités.

 

Lahoud a également déclaré qu'à l'époque, Nicolas Sarkozy était convaincu de son implication ainsi que de celle de Jean-Louis Gergorin, dans les courriers reçus par le magistrat en mai et juin 2004.

 

Depuis le début de l'enquête, Imad Lahoud n'avait été interrogé qu'une seule fois, par les policiers - lors de sa garde à vue en juin dernier - sur d'éventuelles rencontres avec Nicolas Sarkozy. Il avait alors nié et les juges avaient choisi de ne pas lui reposer la question. En juillet dernier, le général Rondot, dans une lettre au magistrat, expliquait pourtant que les deux hommes se seraient vus. Il y a quelques semaines, la révélation d'une note du même général Rondot, datée de septembre 2004, mentionnant une rencontre entre Lahoud et Sarkozy et curieusement escamotée du dossier d'instruction, avait ouvert une polémique. Me Olivier Pardo, l'avocat de Lahoud, avait alors déclaré publiquement mais sans plus de précisions que deux rendez-vous auraient eu lieu entre l'informaticien et le ministre. Affirmation aussitôt démentie par Nicolas Sarkozy.

 

Nouvelle pièce du dossier

 

Les déclarations faites hier par Lahoud sont à prendre avec la plus grande précaution. Faites sur procès-verbal et non plus dans la presse, elles constituent cependant une pièce du dossier et devraient contraindre les juges à de nouvelles investigations. De source judiciaire, on expliquait hier qu'une audition de Nicolas Sarkozy était désormais inéluctable.

 

Car les déclarations d'Imad Lahoud entrent en contradiction avec la position du ministre de l'Intérieur depuis le début de cette affaire. Nicolas Sarkozy, qui s'est constitué partie civile en janvier 2006, a en effet toujours indiqué avoir appris par la presse que son nom figurait dans les listings falsifiés de Clearstream. Il a également répété ne jamais avoir rencontré le général Rondot, Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud. Au sujet de ce dernier, il affirmait le 3 novembre : « Il ne fait pas partie de mes fréquentations ni de mes rencontres. »

 

Dans ce contexte, les déclarations d'Imad Lahoud sèment davantage la confusion dans une enquête sous influences politiques. Alors que Dominique de Villepin se prépare à être entendu, sous un statut encore incertain.

 

 

 

Publié dans Divers

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