Dominique de Villepin continue de jouer sa partition

Publié le par rezeid

 Dominique de Villepin s'en tient résolument et "jusqu'au bout" à son registre de Premier ministre dans la perspective de 2007, mais il n'en continue pas moins de jouer sa propre partition face à Nicolas Sarkozy.

Lors de sa 17e conférence de presse mensuelle, le Premier ministre, qui cultive l'incertitude sur ses intentions, a de nouveau mis en garde le futur candidat de l'UMP, qui se prononcera jeudi, sur sa stratégie électorale en soulignant que "l'avenir de la France se construit dès aujourd'hui".

Un avertissement au ministre de l'Intérieur et président de l'UMP, avocat de la "rupture", qu'il a invité par ailleurs à mener "une réflexion" sur son maintien ou non place Beauvau avec à l'esprit le souci de "l'efficacité gouvernementale" qui "ne se discute pas".

Dominique de Villepin a fait savoir en outre qu'il "accompagnerait" la campagne interne de l'UMP "dans le cadre de ses fonctions".

"Dans la mesure où je peux accompagner ou apporter un concours, je suis bien évidemment soucieux de le faire, mais une fois de plus dans le cadre de mes fonctions", a-t-il répondu à la question de savoir s'il participerait aux forums interrégionaux du mouvement.

"Je souhaite que le processus puisse se dérouler dans les meilleures conditions et je suis très heureux de voir que les choses se préparent bien et avancent bien", a-t-il dit.

"CELA NE SE DISCUTE PAS"

Pour Dominique de Villepin, "la sérénité des débats de 2007 se jouera sur notre capacité à poursuivre notre action jusqu'au dernier moment et à renforcer les résultats que nous avons déjà obtenus. L'avenir de la France se construit dès aujourd'hui".

"La politique est légitime lorsqu'elle rassemble. La politique est légitime lorsqu'elle améliore la situation de tous ceux dont elle a la charge. La politique est légitime lorsqu'elle fixe un cap clair et qu'elle tient ses engagements", a-t-il poursuivi, posant ses conditions pour la victoire de la droite en 2007.

Dans cette perspective, "l'efficacité de l'action gouvernementale, c'est une figure imposée, c'est une nécessité, c'est la condition même qui est posée à tous les membres du gouvernement. Cela ne se discute pas".

Aux yeux du Premier ministre, il incombe à Nicolas Sarkozy de s'interroger sur la dichotomie ministre-candidat et ses répercussions sur l'action gouvernementale, "marquée par l'esprit de responsabilité" jusqu'à la présidentielle de 2007. "Nous aurons l'occasion d'en parler".

"C'est une réflexion qui doit être menée par l'intéressé lui-même, en liaison bien sûr avec le chef du gouvernement et le président de la République", a-t-il estimé.

Refusant de trancher, le Premier ministre a évoqué "les différents cas de figure" qui ont jalonné l'histoire politique française, "y compris un grand ministre qui s'est porté candidat à l'élection présidentielle". En l'occurrence le ministre des Finances Valéry Giscard d'Estaing, vainqueur de la présidentielle de 1974.

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