URGENT: Clearstream: Nicolas Sarkozy a essayé de mettre en cause Dominique de Villepin, selon Imad Lahoud

Publié le par rezeid

Imad Lahoud persiste et signe. Selon des extraits de son audition publiés jeudi par "L'Est Républicain", cet ancien employé d'EADS, soupçonné d'avoir falsifié des listings de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream, a réaffirmé aux juges chargés de cette affaire qu'il avait rencontré Nicolas Sarkozy à deux reprises en 2004.
Lors de la deuxième rencontre, les deux hommes auraient parlé "de Villepin, qui, selon Sarkozy, avait demandé à Gergorin de monter cette manipulation", déclare l'ancien cadre d'EADS dans les extraits diffusés par le quotidien régional lorrain.
Dans les passages sélectionnés par "L'Est républicain", Imad Lahoud réaffirme par ailleurs avoir "eu des contacts avec Nicolas Sarkozy sur le dossier Clearstream à deux reprises, le 16 septembre 2004 à Bercy et le 08 décembre 2004 à l'Assemblée nationale". L'informaticien ajoute qu'initialement, le ministre de l'Intérieur souhaitait savoir "si l'autorisation de la manipulation venait du président de la République".
Lors du second rendez-vous, Imad Lahoud explique qu'il "n'était plus question du président de la République mais de Villepin qui, selon Sarkozy, avait demandé à Gergorin de monter cette manipulation. Toujours selon Sarkozy, c'est à la demande de Gergorin que j'aurais rajouté les noms des personnes citées sur les listings".
Nicolas Sarkozy a toujours nié avoir rencontré Imad Lahoud, comme l'avait déjà assuré l'avocat de ce dernier, Me Olivier Pardo. "M. Lahoud ne fait pas partie de mes fréquentations (...) et quand je vois son pedigree judiciaire, ça ne me donne pas envie de le rencontrer", avait lancé le candidat à l'investiture de l'UMP pour la présidentielle, lors d'un déplacement à Villepinte (Seine-Saint-Denis) début novembre.
Imad Lahoud, mis en examen dans l'affaire Clearstream dont la charge a été confiée aux juges Henri Pons et Jean-Marie d'Huy, explique en revanche dans les extraits publiés par "L'Est Républicain" que le ministre de l'Intérieur aurait pris contact avec lui par l'intermédiaire de proches, et l'aurait invité à le recontacter s'il était "décidé à parler".
L'informaticien, qui travaillait chez EADS lors des rendez-vous qu'il assure avoir eu avec le ministre de l'Intérieur, ajoute également qu'il n'a pas évoqué ces rencontres lors de sa garde-à-vue parce qu'il avait "peur des représailles". Il affirme que le directeur des ressources humaines d'EADS lui a confié, lors de son entretien de licenciement: "si ce type est un jour président de la République, on va morfler si on te garde".
Imad Lahoud, accusé d'avoir falsifié les listings transmis au juge Renaud Van Ruymbeke, et selon lesquels plusieurs personnalités auraient disposé de comptes auprès de la compagnie, a été mis en examen pour faux, usage de faux et dénonciation calomnieuse. Il a demandé la semaine dernière l'annulation de cette mise en examen. Imad Lahoud a été laissé en liberté le 9 juin par le juge des libertés et de la détention moyennant une caution judiciaire de 80.000 euros.

Publié dans Divers

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mole 20/12/2006 23:15

le calme avant la tempête ?

Vincent 06/12/2006 01:10

Etrangemment les médias ne s'intéresse plus trop à l'affaire ...