François Goulard accuse Nicolas Sarkozy de diviser son camp

Publié le par rezeid

Le ministre délégué à l'Enseignement supérieur François Goulard a lancé une nouvelle charge contre son collègue de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, qu'il a accusé de diviser son camp.

"La rupture, par définition, ce n'est pas tranquille", a-t-il déclaré sur LCI en faisant allusion à la "rupture tranquille" que le président de l'UMP entend incarner lors de l'élection présidentielle de 2007.

"C'est un peu comme la cassure sans heurt ou le choc mou", a-t-il ajouté. "Il faut savoir parler clair ; parler clair c'est assumer ce qui a été fait (...) Je pense qu'il commet une erreur parce qu'il divise, en réalité, notre camp."

Après le ministre de l'Education Gilles de Robien, il a reproché à Nicolas Sarkozy de ne pas reconnaître le travail accompli par l'actuel gouvernement, notamment dans son domaine de l'enseignement supérieur et de la recherche.

"J'ai observé que Nicolas Sarkozy, en conseil des ministres, était parfois distrait. Cela l'a empêché de voir ce que nous avons fait dans ce domaine-là, comme dans d'autres d'ailleurs, depuis deux ans", a-t-il dit. "Les propositions qu'il fait ne sont pas du tout adéquates pour un pays comme le nôtre."

A deux jours du premier des trois forums interrégionaux organisés par l'UMP pour permettre l'expression d'un débat internet, il a jugé ce débat "assez limité" et joué d'avance, même si la ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie décide d'être candidate à l'investiture du parti.

"L'issue ne fait aucune espèce de doute (...) Le candidat de l'UMP est prédéterminé", a-t-il dit à propos de Nicolas Sarkozy, dont il a jugé le début de campagne "plutôt manqué".

François Goulard a enfin jugé possible pour le président Jacques Chirac et le Premier ministre Dominique de Villepin de se présenter à la présidentielle hors de l'UMP, "si les circonstances les amènent à considérer que leur candidature est utile, est légitime".

Publié dans Divers

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