L'audition de Villepin clôt le volet politique Clearstream

Publié le par rezeid

Au cours d'une audition-marathon de 17 heures qui a donné lieu à un procès-verbal de 71 pages, le Premier ministre « soucieux de faire avancer la vérité » ne s'est jamais dérobé aux questions des juges.

Dix-sept heures d'audition, 168 questions, 71 pages de procès-verbal. Ainsi, se résume cet interrogatoire-marathon, sans précédent dans l'histoire judiciaire, auquel a été soumis, jeudi, Dominique de Villepin en qualité de témoin dans l'affaire Clearstream.

Les juges Henri Pons et Jean-Marie d'Huy avaient visiblement préparé cette audition avec une extrême minutie. Le nombre et la précision des questions indique que les magistrats n'ont rien voulu négliger dans ce dossier politico-judiciaire. Avec le souci de faire tout le tour de la question.

Remonté comme une « pendule »

Force est de constater, au vu des réponses apportées, que le Premier ministre n'a, à aucun moment, cherché à se dérober. Aux questions des magistrats, le chef du gouvernement s'est attaché à répondre de façon argumentée, ne négligeant aucun détail et refusant l'approximation. Visiblement en grande forme, et « remonté comme une pendule », Dominique de Villepin a même pris le soin, à plusieurs reprises, d'enrichir ses réponses en les re-situant dans le contexte du moment.

Pas de doute. A la lecture de ce procès-verbal volumineux, l'audition semble s'être tenue dans un climat détendu, dépourvu de toute agressivité. Ni colère, ni éclat de voix, ni emportement. L'interrogatoire s'est visiblement déroulé dans les meilleures conditions.

On croit même y déceler de la courtoisie dans les échanges opposant le témoin aux deux juges d'instruction. Une preuve ? A 22 h 20, les juges, sans doute fatigués - on le serait à moins - proposent au Premier ministre d'interrompre l'audition et de la poursuivre à une date ultérieure. Le témoin Villepin, qui vient déjà de répondre à une centaine de questions, fait savoir qu'il souhaite poursuivre l'audition jusqu'à son terme.

Sur le fond, on constate à la lecture du PV que les juges ne sont pas parvenus à mettre le Premier ministre en difficulté. Ses réponses attestent de sa maîtrise totale du dossier jusqu'à ses moindres détails.

« Pas d'instructions du président de la République »

« Non, je n'ai jamais eu les listings Clearstream en main », affirmera-t-il à plusieurs reprises. « Non, je n'ai jamais évoqué cette affaire avec le Président de la République. Et aucune action n'a été menée en liaison avec de prétendues instructions du Président », a soutenu le témoin face aux juges qui n'avaient, en dehors des notes Rondot, aucun élément pour le prendre en défaut.

Pourquoi n'a-t-il pas informé Nicolas Sarkozy ?

La réponse est nette : « Quand il a été évoqué publiquement le nom de la famille de Nicolas Sarkozy dans cette affaire, en juillet 2004, j'ai demandé au Président, comme au Premier ministre, s'il convenait que je l'informe. Le Président a répondu que cela revenait au Garde des Sceaux ».

Est-il intervenu pour faire libérer Imad Lahoud qui était en garde à vue dans une autre affaire ?

« C'est absurde, je ne suis jamais intervenu, tout au long de ma carrière, dans une quelconque procédure judiciaire », a alors lâché Dominique de Villepin.

Et pourquoi n'a-t-il pas informé le ministre de la Défense de la mission confiée au Général Rondot ?

« Il s'agissait d'informations relevant de la compétence internationale du ministre des Affaires étrangères », a-t-il expliqué pour justifier sa discrétion vis à vis des autres membres du gouvernement alors qu'il était en poste au Quai d'Orsay.

L'audition d'un Premier ministre dans une affaire sans précédent constitue sans conteste un évènement exceptionnel. C'est la raison pour laquelle nous vous livrons, en exclusivité, le contenu in-extenso de cette audition qui semble clore le volet politique de ce dossier.

Cinq pages spéciales à télécharger :

  • Audition de Dominique de Villepin page 1
  • Audition de Dominique de Villepin page 2
  • Audition de Dominique de Villepin page 3
  • Audition de Dominique de Villepin page 4
  • Audition de Dominique de Villepin page 5
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    Lutin :0016: 23/12/2006 23:31

    Je penses qu'il na rien avoir la dedans je suis sur que c'est les socialistes qui ont fait cette merde mdr
    (1er Sondage d'opinion pour les présidentielles 2007 venez voter pour votre candidat.Je cherche des partenaires ou echange de liens avec les sites, venez me contactez sur mon blog)

    la vERITE sur VILLEPIN 23/12/2006 19:31

    Fascinant le marigot villepiniste.

    Samira qui se croit en 44. Mais qui seront alors les américains ?

    Franck qui se prend pour Dan Brown : fantastique. Nicolas Sarkozy inventeur du billard à cinq bandes, que d'imagination pour faire oublier les turpitudes du gars looser.

    Que dire de bazouka, sinon boum boum

    Bref encore une fois qui se ressemble s'assemble : il n'y a que des allumés pour défendre ce dingue de Villepin

    La VERITE sur VILLEPIN

    patrick 23/12/2006 14:38

    Dominique de Villepin hors de cause : il a devant les juges nié toute volonté de manipulation dans l'affaire Clearstream et affirmé que le président Chirac était resté totalement hors de l'affaire