La phase de la campagne ne s'ouvrira que le jour où le chef de l'Etat et le premier ministre, qui ont toute légitimité à être candidat indépendamment du vote de l'UMP, auront annoncé leurs intentions.

Publié le par rezeid

Fidèle de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin, le ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche juge le courant libéral en déshérence à l'UMP. " Perdre ne serait-ce que 3% des voix, c'est aller à la défaite " , estime-t-il, critiquant le discours de Nicolas Sarkozy. Il organise jeudi à Paris un colloque sur la " Modernité des pères fondateurs de la science économique ".

 Après les voeux présidentiels, l'investiture de Nicolas Sarkozy par l'UMP n'ouvre-t-elle pas une nouvelle ère ?

Non. Le 14 janvier n'est pas en soi un évènement. Pour avoir une véritable intronisation, il eut fallu une compétition ; comme il n'y a pas eu compétition, il n'y a pas intronisation. La phase de la campagne ne s'ouvrira que le jour où le chef de l'Etat et le premier ministre, qui ont toute légitimité à être candidat indépendamment du vote de l'UMP, auront annoncé leurs intentions. La conception selon laquelle un candidat doit recevoir l'investiture du parti n'est pas la tradition à droite. Le parti est là pour soutenir le gouvernement, pas l'inverse. Ce qui compte, c'est la capacité à l'emporter. Aujourd'hui, les électeurs estiment que Nicolas Sarkozy est le mieux placé pour gagner. S'il le reste, il sera notre candidat.

 Assisterez-vous au congrès de l'UMP ?

Je ne sais pas encore. C'est une période de voeux dans nos circonscriptions et je suis très pris dans le Morbihan.

 Vous organisez jeudi un colloque sur la " modernité des pères fondateurs de la science économique ". Pensez-vous qu'il y a un manque à l'UMP ?

Ma réponse est oui. Les idées libérales ne sont pas suffisamment portées dans le débat électoral, notamment par l'UMP. Or on ne gagnera la présidentielle que si les Français qui se reconnaissent dans une modernité libérale se sentent représentés par la future majorité. Le libéralisme, ce ne sont pas les délocalisations et les stocks options. C'est d'abord la reconnaissance du caractère fructueux de la liberté des échanges. Si les échanges étaient destructeurs, nous n'aurions pas connu, depuis deux siècles, une telle création de richesses. Le libéralisme, c'est aussi une théorie politique : l'affirmation de l'Etat de droit. Un empiètement de l'exécutif sur le judiciaire est, par exemple, une entorse à des principes d'essence libérale.

 Peut-on réellement gagner avec un tel discours ? Alain Madelin n'a pas dépassé 3,9% des voix en 2002...

Je n'ignore rien des inquiétudes de l'opinion publique. Mais écarter le libéralisme sous prétexte que le mot fait peur en France et que ce courant n'a jamais trouvé une grande approbation populaire serait à la fois une erreur politique et une aberration. Une erreur parce qu'on ne peut pas réduire l'audience des idées libérales au score d'Alain Madelin et parce que perdre ne serait-ce que 3% des voix, c'est aller à la défaite. Une aberration parce que nous serions en totale incohérence avec le monde tel qu'il est. Je ne vois d'ailleurs aucune contradiction entre politique sociale et politique libérale. Il peut y avoir une approche libérale des questions sociales, consistant à introduire des segments de compétition pour accroître l'efficacité.

 Cela manque-t-il dans le projet de Nicolas Sarkozy ?

Il y a dans ce projet de bonnes choses, en particulier la revalorisation du travail. Mais il y en a de moins bonnes. Je suis en désaccord avec ce qu'il propose en matière institutionnelle. Lorsqu'il prône une forme de protectionnisme européen et critique l'indépendance de la BCE, ses positions ne me paraissent pas non plus très libérales. Et puis il y a, dans le projet, un grand manque : la baisse des prélèvements obligatoires, dont le niveau est une anomalie qui pèse sur la croissance comme sur le pouvoir d'achat. Cela passe par des efforts en matière de réforme de l'Etat, d'harmonisation territoriale, d'organisation de notre sécurité sociale.

 Vous reconnaissez-vous toujours dans l'UMP d'aujourd'hui ?

La diversité des courants est une nécessité. Elle a été trop longtemps absente de nos préoccupations au sein du parti. Si l'UMP n'évolue pas, certains prendront assurément des initiatives. Mais ce n'est pas le moment de le faire, ni le moment de le dire.


 

Publié dans Présidentielles2007

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RJVR 10/01/2007 10:02

Chers compagnons,

Plus que jamais, le temps est venu de se rassembler pour passer à l'action. Nous souhaitons agir pour appeler et soutenir une vraie candidature de rassemblement de toutes les sensibilités républicaines. Pour peser sur le débat, nous devons nous structurer. Nous avons besoin de vous !

Rejoignez-nous pour préparer la suite des évènements et enclencher une nouvelle dynamique ! Rendez-vous dimanche 14 janvier à partir de 15h00 au CAFE Pavillon Baltard au 9, rue Coquillière Paris 1er (métro Les Halles).

Ensemble et mobilisés, nous pouvons créer une nouvelle dynamique pour cette campagne présidentielle.

N'hésitez pas à faire passer cet appel le plus largement possible. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.

Amitiés républicaines.

"Le Rassemblement des Jeunes pour la Vème République"
RJVR
P.S. notre but c'est le rassemblement, ouvert à tous.....
Pour nous contacter: r-j-v-r@hotmail.fr

Samira 09/01/2007 09:49

Voici un nouveau message postée sur le blog de Monsieur Séguillon:

"J’ai trop ancrée au fond de moi la passion de mon pays pour me retirer sur l’Aventin.
J’ai envie d’exprimer moi-même, et d’entendre de la part des candidats, un certain nombre d’idées auxquelles je crois.

Et d’abord l’amour de la France. De ce qu’elle est, de ce qu’elle doit demeurer.
Je crois à la vertu de fidélité, y compris chez les peuples.
Je crois en une France fidèle à elle-même.
Fidèle à son histoire, à sa culture, à sa langue, à ses valeurs.
Fidèle au « modèle » économique et social qu’elle a construit au fil des décennies, c’est-à-dire à l’équilibre entre l’esprit d’entreprise et l’économie de marché, sources de toute richesse d’un côté, et, de l’autre côté, l’élan de fraternité et de solidarité, l’exigence de protection collective sans lesquels la volonté de vivre ensemble qui définit le sentiment national s’étiole. La recherche de cet équilibre est un combat de tous les jours. Mais elle fait la beauté de notre aventure commune.

Fidélité de la France encore à sa vocation européenne et internationale : faire entendre une voix libre, qui parle de paix, de coopération, de développement, de justice, de gouvernance mondiale plutôt que de confrontation ou de coercition."

Pensez-vous que ces passages décrive les sentiments de Dominique de Villepin? Cela se pourrait n'est-ce pas tant cela ressemble à la deuxième Droite dont je vous parlais. Ces propos appartiennent en réalité à Alain Juppé. Remarquez aussi comment son message, que vous retrouverez aisémment ,décris que de nombreuses personnes lui demanderaient actuellement de se présenter. C'est donc encore une fois la démonstration que de nombreux électeurs de Droite ne reconnaissent aucune légitimité à sarkozy pour défendre leurs sensibilté politique.

Reconnaissez-vous en Nicolas Sarkozy une quelquonque fidélité à ce qu'est la France que décris Juppé? Non, et pourtant Monsieur Juppé se range en sardine dans la boîte de Sarkozy. Vous ne trouvez pas que tous ces balets sont très étranges? Cela met mal à l'aise. Que se passe t-il réellement à l'UMP pour que des personnes comme Juppé ou Raffarin qui clamment à longueur de leurs écrits ou de leur interventions qu'ils ne partagent rien avec Nicolas Sarkozy en terme d'idées politiques pour notre pays, se rangent comme des petits pois derrière lui?

On nous dit que ces ralliements qui sentent le "forcé" et la "résignation" et le "défaitisme" seraient pour rassembler. Rassembler pour quoi faire? Pour que tous ces gens conservent leurs pouvoir et privilèges?

Nous ne nous rassemblerons pas pour envoyer la France au diable. Contrairement aux hommes et femmes politiques, les électeurs n'ont ,eux, rien à monnayer. C'est pour cette raison qu'ils donneront une claque à tous ceux qui ont vendu leur âme pour des sucettes. C'est pour cette raison qu'ils refuseront ce rassemblement qui fera que la France tournera le dos à la France.

Plus que jamais ce sont les idées que nous devons défendre et non pas les hommes. Les hommes politiques ne devraient être là que pour servir le destin de leur pays la France!


Samira 09/01/2007 09:44

Voici copie d'un message que j'ai déposé sur le blog de Pierre-Luc Séguillon (le Grand Jury, LCI). Bonne lecture et plus que jamais Villepin Président!

Cher Pierre-Luc Séguillon,

Il vous faut accepter, même si nous en avons perdu l'habitude, que l'on ne devrait se ranger derrière un homme ou une femme politique que lorsque l'on pense que leur vision pour notre pays est la bonne et certainement pas parce qu'il ou elle aura su réussir une OPA hostile sur son parti politique. C'est vrai qu'avec l'habitude du capitalisme devenu fou, tout le monde a fini par trouver les OPA hostiles normales et non répréhensibles...Mais à y regarder de plus près...

Vous êtes très bien placé pour savoir comment des DSK ou des Fabius ont été politiquement mis K.O. Cela n'avait rien à voir avec leurs trempes car en terme de statures ils avaient bien des leçons à donner à l'élève studieuse, mais assez médiocre Royal.

Quant à l'UMP, cela n'est un secret pour personne, que si l'on ose s'y opposer au tout puissant on risque très gros et on peut même y trépasser politiquement.

Ce serait donc une belle démonstation de courage et de sens des responsabilités vis à vis des citoyens, que d'autres personnalités politiques osent braver les systèmes à la soviétique mis en place par les deux plus grands partis, et se présentent devant nous, les électeurs.

Il est tragique de devoir rappeler l'élémentaire, à savoir que ce sont les électeurs qui vont élire leur Président et non pas les partis politiques dont les fans ont été exités comme des taureaux ou comme des boeufs (au choix)!

Comme vous le soulignez si bien dans votre billet sur Jack Lang, il a beau être en opposition avec la plupart des idées de madame Royal, il a besoin d'exister politiquement. La France, beaucoup trop de nos politiques la placent, hélàs, au dernier rang de leurs préoccupations. Ce qui leur importe c'est de continuer à rester sous le feu des projecteurs avec tous les avantages que cela peut naturellement procurer.

A présent, au sujet du fond, ce n'est pas moi qui qui vais vous décrypter, cher Pierre-Luc séguillon, que beaucoup à Droite ne se reconnaissent point dans les idées de Sarkozy et ont en horreur sa manière de traiter et de déconsidérer la France. Même si vous avez pu être leurré, il n'existe pas aujourd'hui une Droite mais deux Droites. Pour quelle raison, dîtes-moi, une seule des deux Droites aurait-elle le droit de présenter ses idées politiques pour notre pays à l'élection présidentielle?

Si nous sommes encore un pays démocratique, il serait naturel, vous en conviendrez, en bon démocrate que vous êtes, n'est-ce-pas? qu'une personnalité politique qui continue à incarner certaines valeurs françaises, ou si vous voulez l'idéal français, qui ne sont actuellement pas représentés, puisse se présenter elle aussi, afin de porter les couleurs de la deuxième Droite dont je fais partie, et je suis très loin d'être isolée, croyez-moi!

Quant à toutes ces valeurs et cet idéal français, je suppose que vous savez à quoi je veux faire référence. Si ce n'est pas le cas, je me ferai un plaisir de vous les détailler un jour.

Les médias ont beau vouloir s'accaparer le jeu politique en nous expliquant qu'il n'y a plus de place que pour Ségo, Sarko et Le Pen, j'espère qu'une fois encore le peuple français démontrera qu'il existe encore et qu'il n'est pas si aisé de le tuer. Sinon, on peut tout aussi bien supprimer l'élection au suffrage universel et dire que ce sont uniquement les journalistes qui votent ainsi que les patrons de presse en fonction de la couverture qui leur apparaît la plus sexy, c'est -à-dire celle qui leur fait gagner le max d'argent!

Puisqu'on ne parle désormais plus vraiment de la légitimité par rapport aux ambitions politiques pour la France des projets des candidats déclarés ou potentiels, ni même des dangers que représentent, pour l'avenir de notre Nation, certaines idées des candidats déjà déclarés , on pourrait aussi bien faire défiler en maillot de bain les candidats que la presse aura accrédité, pour que l'on détermine qui nous semble le plus beau ou le plus glamour ou le plus fantasmatique! Qu'en pensez-vous cher Pierre-Luc Séguillon? Ah mais excusez-moi comme vous êtes journaliste politique, ce n'est pas à vous que je devrais poser cette question. Il faut maintenant me tourner vers voici, Gala ou que sais-je...

Réfléchissez bien cher Pierre-Luc Séguillon et vous comprendrez rapidement que si l'on se met à reparler véritablement d'idées politiques, il existe actuellement non pas un boulevard mais un vide intersidéral à combler. Il sera donc comblé, je n'en doute pas un seul instant! Que les médias résistent et empêchent les partis soviétiques de nous ôter ce qu'il nous reste de démocratie vivre et nous nous redonnerons rendez-vous. Qui vivra verra!

N'oubliez-pas mon cher Pierre-Luc Séguillon que votre liberté est aussi liée à celle des électeurs. Le jour où nous serons dépossédés de notre liberté, vous le serez aussi simultanément. Vous verrez, c'est beaucoup moins sympa lorsque l'on ne peut plus se sentir libre. J'ai connu, je ne parle pas dans le vide!