Sarkozy en 1995 : «rien ne ressemblera plus à la France d'après que la France d'avant» (exclusivité Marianne2007.info)

Publié le par rezeid

Il y a douze ans, Nicolas Sarkozy parlait déjà de «La France d'après». Problème : il clamait haut et fort qu'elle ne serait pas différente de la France d'avant.

Capture d'écran de la vidéo de l'INA

Capture d'écran de la vidéo de l'INA
Voir la vidéo sur le site internet de l'INA

C'était en 1995, le 30 janvier très exactement. L'émission « La France en direct » est, ce soir-là, entièrement consacrée à Nicolas Sarkozy, porte-parole du candidat Edouard Balladur et ministre du Budget. Questionné par Jean-Marc Lech, co-président de l'institut de sondages Ipsos, au sujet de la victoire de Forza Italia, celui qui promet aujourd'hui « la France d'après » y fait déjà allusion… Mais pas exactement dans les mêmes termes. « Ensemble tout devient possible », en 1995, Nicolas Sarkozy n'y croit pas. Marianne2007.info a retrouvé l'extrait de cette émission dans les archives de l'Ina et vous propose un verbatim mémorable.

L'extrait pertinent survient dans le dernier tiers de cet
extrait disponible sur le site internet de l'INA, soit presque six minutes après le début de l'émission. Nicolas Sarkozy y déclare :
« Je ne crois pas aux hommes providentiels. Je n'y crois pas. Je suis aux cotés d'Edouard Balladur, je l'aiderai de toutes mes forces, mais je n'ai pas aimé, dans la campagne de Forza Italia, cet élément qui consiste à dire « Italiens donnez-vous à moi », « il suffit de m'élire et tout ira bien ». Je n'y crois pas. Je crois que, jamais, les 58 millions de Français n'ont été aussi vigilants, aussi informés, aussi lucides, aussi conscients. Et on sait parfaitement bien que ce n'est pas vingt-neuf ministres autour d'un Premier ministre, que ce n'est pas un nouveau président de la République qui changera tout. Un mot, si vous permettez : rien ne ressemblera plus à la France d'après l'élection présidentielle, que la France d'avant. Et j'aimerais que nous apprenions à avoir la politique modeste. Qu'on arrête de dramatiser à ce point les enjeux. »

Ainsi, en deux phrases, Nicolas Sarkozy, réussissait en 1995 à contredire son slogan de campagne de 2007 « Ensemble tout devient possible » (« ce n'est pas un nouveau président de la République qui changera tout ») et le slogan de l'UMP « imaginons la France d'après » (« rien ne ressemblera plus à la France d'après l'élection présidentielle, que la France d'avant ») !
 
Source: Marianne

Publié dans Présidentielles2007

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