Laurence Parisot souhaite "plus de souplesse dans le droit du travail" et met en avant le CNE

Publié le par rezeid

Souhaitant "plus de souplesse dans le droit du travail", la présidente du MEDEF Laurence Parisot déclare dans un entretien accordé au journal gratuit "Métro" que l'utilisation du contrat nouvelles embauches (CNE) -qui est "en fait un CDI" selon elle- aurait dû être étendue au-delà des entreprises de moins de 20 salariés.

"Le CNE est un contrat qui a incontestablement boosté l'emploi dans les petites entreprises", déclare Mme Parisot dans cet entretien publié mardi.

"L'expérience probante du CNE (...) aurait pu inciter le gouvernement à entendre l'expérience", poursuit-elle, à la question de savoir si elle est déçue que Nicolas Sarkozy ne veuille pas généraliser le CNE, contrat qui permet de licencier sans justification durant une période de deux ans après la signature. "En fait le CNE est un CDI", estime Mme Parisot.

La patronne des patrons reprend son mot d'ordre de "séparabilité", expliquant qu'il faudrait "permettre à un employé et un employeur de se séparer sans passer obligatoirement comme aujourd'hui par la logique de la faute".

Ce "serait aussi révolutionnaire que le divorce à l'amiable en 1975", déclare-t-elle. "Les Français ne seront pas perdants si on introduit plus de souplesse dans le droit du travail".

Mme Parisot réitère également sa "priorité à faire travailler ensemble le monde de l'éducation avec celui de l'entreprise", en raison de "l'inadéquation entre la demande des entreprises et la formation des jeunes".

Publié dans Emploi

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