L'avertissement de Villepin aux candidats

Publié le par rezeid

Le premier ministre met en garde les candidats à la présidentielle contre la dépense « inconsidérée ». Il vise une dette à 55 % du PIB dans cinq ans.

 
BEAUCOUP d'ambitions, peu de munitions. L'approche de l'élection présidentielle s'est cruellement fait ressentir hier à Bercy à l'issue de la deuxième conférence nationale des finances publiques. Un rendez-vous annuel lancé en janvier 2006 que préside le premier ministre et qui associe l'ensemble des composantes de la dépense publique - État, Sécu, collectivités locales -, les partenaires sociaux et des parlementaires de tout bord.
 
Dominique de Villepin a redit hier qu'il est possible d'arriver à baisser la dette « dans des délais rapides ». En témoignent les « résultats concrets » de 2006 présentés par le ministre de l'Économie, Thierry Breton : un déficit public proche de 2,6 % du PIB et une dette ramenée de 66,6 % à 64,6 % du PIB permettant du même coup à l'État d'économiser 600 millions d'euros. Le premier ministre s'est surtout offert le luxe de préciser au prochain élu sa feuille de route : « Je suis convaincu que nous pourrons atteindre un taux d'endettement de 55 % dès 2012 .» C'est une pierre dans le jardin du candidat Sarkozy qui projette de faire refluer l'endettement à 60 % du PIB à l'horizon 2012. Et un avertissement à Ségolène Royal, qui a présenté dimanche un coûteux programme (voir page 8).
 
Quatre pistes avancées
 
D'ailleurs, Dominique de Villepin a tenu à mettre en garde les candidats contre « un retour à la dépense publique inconsidérée » et « un retour à l'absence de responsabilité ». Pour lui, « le désendettement n'est pas une lubie de technocrate » mais un moyen de muscler le pouvoir d'achat des ménages et de préparer la France au vieillissement de sa population. Reste que l'hôte de Matignon est passé rapidement sur la manière de faire reculer la dette. Il a avancé quatre pistes. Outre la modernisation des finances locales (voir ci-dessous), il suggère - à l'instar de l'Allemagne - d'inscrire « à terme » dans la Constitution que la dette ne peut servir qu'à financer l'investissement. Il plaide aussi pour que le gouvernement propose au Parlement « des dépenses sur trois ans et non sur un an » et pour que la pratique des audits de modernisation lancée par le ministre délégué au Budget, Jean-François Copé, soit étendue à l'ensemble des administrations publiques. Reste à savoir si le prochain président choisira - ou non - de graver dans le marbre ces propositions.

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Villepin Président 2007 17/02/2007 11:27

Plus personne je pense pas ...

marc d HERE 15/02/2007 16:20

Ce qu'il dit n'a plus la moindre importance....Plus pesonne ne s'intéresse à lui....