Villepin ouvre le Congrès avec un plaidoyer pour la Calédonie

Publié le par rezeid

Dominique de Villepin a appelé les députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles à "tenir la parole donnée" en votant le projet de loi relatif au corps électoral en Nouvelle-Calédonie.

"Aujourd'hui, il nous appartient de tenir la parole donnée à nos compatriotes de Nouvelle-Calédonie. Une parole donnée depuis 1998 à tous les niveaux, par le président de la République, par le Premier ministre et le ministre de l'Outre-mer", a déclaré le chef du gouvernement en préambule de la séance.

"Cette parole, ce n'est pas celle d'une majorité, d'un parti ou d'un homme : c'est celle de la France. Aujourd'hui, l'occasion nous est donnée de respecter cette parole et d'appliquer cet engagement si important pour l'avenir de la Nouvelle-Calédonie", a-t-il souligné.

"Ensemble, les Néo-Calédoniens ont su reconnaître que la force ou la violence ne pouvaient pas constituer une solution durable", a déclaré Dominique de Villepin.

"Ensemble, ils ont admis la nécessité de définir les contours d'une citoyenneté calédonienne ouverte aux citoyens français résidant en Nouvelle-Calédonie et justifiant d'attaches suffisantes avec elle pour participer à la définition de son destin", a-t-il poursuivi.

"Chacun a su faire une part de chemin vers l'autre. La République aussi", a-t-il ajouté.

Le projet de loi constitutionnelle sur la Nouvelle-Calédonie, qui s'inscrit dans le cadre de l'accord de Nouméa signé le 5 mai 1998 par Lionel Jospin, prévoit le gel du corps électoral à partir de 1998, en prévision des élections provinciales de 2009 et des élections territoriales de 2014.

Seules pourront participer à ces scrutins les personnes installées depuis dix ans en Nouvelle-Calédonie, à la date de 1998. Quelque 7.700 personnes seraient ainsi privées du droit de vote.

Ce texte suscite l'hostilité d'une partie de l'UMP, qui y voit un "apartheid" électoral.

Les parlementaires doivent également se prononcer dans l'après-midi sur le projet de loi relatif au statut pénal du chef de l'Etat et le projet de loi sur l'abolition de la peine de mort.

Comme tous les projets de loi constitutionnelle, les trois textes ont d'abord été votés dans les mêmes termes par l'Assemblée nationale et le Sénat. La majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés est requise pour une adoption définitive.

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