"Ensemble avec Dominique de Villepin"
Dominique de Villepin est intervenu hier matin devant le Conseil économique et social (CES) pour prononcer le premier discours sur l’état social de la nation. Ce rendez-vous annuel, rendu obligatoire par la récente loi portant sur la réforme du dialogue social, a permis à Villepin de dresser le bilan de son engagement à Matignon. Le Premier ministre est revenu sur les points positifs de son cabinet, mais aussi son principal échec : le CPE. Ainsi, le chef du gouvernement s’est félicité entre autres, de la baisse du chômage, passé de 10,2% à 8,6%. Il est aussi revenu sur le dispositif du Contrat nouvelles embauches, qui a permis, a-t-il dit, la création de 50.000 emplois nouveaux "avec un coût nul pour les finances publiques". Fort de son expérience CPE, Villepin a indiqué à quel point les Français étaient attachés "au principe de justice et de solidarité" mais également "à l’appétit de changement qui existe dans ce pays". Les candidats à l’Elysée sont donc prévenus.
Un discours de candidat
Lors de son discours, Dominique de Villepin a fixé un certain nombre d’objectifs sociaux. Son allocution faisait quasi figure de programme électoral. On le savait depuis quelques jours un fidèle soldat de la famille UMP (voir notre rubrique présidentielle), il l’a confirmé hier matin lors de son discours.
Avant d’évoquer ses propositions en matière de politique sociale, le soldat Villepin en a profité pour critiquer implicitement Ségolène Royal sur le Smic à 1.500€ invoqué par le programme de la candidate socialiste. "Notre objectif final, ce n’est pas d’avoir toujours plus de salariés au niveau du Smic, c’est au contraire de tirer tous les salaires vers le haut". Son allocution a ensuite tourné au programme politique, un programme nommé "flexisécurité à la française" : faire évoluer le droit et le contrat de travail, développer l’emploi, ne pas fragiliser la situation des salariés, réformer le dispositif de formation professionnelle, faire fusionner de l’ANPE et de l’Unedic, doubler la prime pour l’emploi (de 80 à 160 euros par mois) et enfin donner priorité à l’emploi des femmes, des jeunes, et à la lutte contre les discriminations à l’embauche. Un vrai programme ! Aurélien BARBIN
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