Villepin gagne la bataille pour l'emploi

Publié le par rezeid

Le taux de chômage a baissé en mars pour atteindre 8,3%. A une semaine de l'élection présidentielle, la polémique sur l'ampleur du fléchissement a atteint son apogée.

 
LES CHIFFRES du chômage ont beau devenir compliqués à trier, tous témoignent pourtant d'un recul franc depuis un an, qu'ils proviennent de l'Insee ou d'Eurostat. Alors, certes, la baisse ne rend pas forcément compte de la progression des contrats à temps partiel ou de l'ampleur de la précarité. Mais pas moins aujourd'hui qu'hier! Et ce « chiffre officiel », dont le recul sous la mandature de Lionel Jospin n'avait pas provoqué le même émoi chez les collectifs de gauche, a une nouvelle fois baissé en mars (- 1,4%), faisant refluer le taux de chômage à 8,3 % de la population active, son plus bas niveau depuis 1983.
 
Le mois dernier, 29 500 personnes ont retrouvé du travail, ce qui porte le nombre de chômeurs à 2 036 500 personnes. À noter qu'en mars, le chômage de longue durée a reculé de 3,2 %, celui des plus de 50 ans de 1,8 % et celui des jeunes de 1,4 %. Voilà donc, au terme du mandat de Dominique de Villepin à Matignon, le bilan de sa bataille pour l'emploi.
 
Régulièrement suspecté de multiplier les radiations pour faire baisser le chômage, le gouvernement tient à signaler que le nombre de radiations administratives pour absence au contrôle a reculé de 6,6 % le mois dernier. N'ayant aucune chance de réussir à éteindre la polémique, encore moins à une semaine du deuxième tour de l'élection présidentielle (lire ci-dessous), le gouvernement préfère insister sur la réalité de la baisse.
 
Plus élevé qu'en Europe
 
D'après l'OCDE, qui se fonde pour l'Europe sur les chiffres d'Eurostat, le « taux de chômage standardisé » atteignait ainsi 8,8 % en France au mois de février, contre 9,7 % un an auparavant. Soit un recul de 0,9 point sur un an. Pour établir ce chiffre, l'organisme a inclus dans ses calculs les résultats de la fameuse enquête emploi de l'Insee dont les résultats avaient été jugés « incohérents » par l'institut lui-même. Elle faisait état d'un chômage resté stable en 2006 à 9,8 % de moyenne annuelle contre une précédente évaluation à 9,1 %. Au bout du compte, si l'Insee confirme dans sa dernière note de conjoncture « une baisse du chômage en 2006 », il reconnaît toutefois que « son ampleur exacte est incertaine ».
 
Au-delà de cette polémique sur l'épaisseur du trait, une certitude : le chômage baisse réellement mais demeure plus élevé que dans la plupart des autres pays européens. En Allemagne, par exemple, il a reculé en un an de 8,9 % à 7,1 %. Et quand, sur la même période, ce taux a progressé comme en Grande-Bretagne, c'était pour rester à des niveaux inconnus dans l'Hexagone depuis les années 1970 : 5,4 %.
 
Or, d'après le directeur général de l'Unedic, Jean-Pierre Revoil, le chômage « va continuer à baisser mais à un rythme moins rapide » en 2007. « Les besoins d'embauche des chefs d'entreprise restent forts, mais la moitié de ces projets de recrutements risquent de ne pas trouver preneurs (...) on touche du doigt le problème français », explique-t-il aujourd'hui dans un entretien à La Croix. Outre ces difficultés des entreprises à recruter, il est un autre aspect du débat que l'élection présidentielle permettra de trancher : celui de la rigidité du marché du travail.

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DEVILLEPINTE 05/05/2007 16:26

http://www.dailymotion.com/video/x1vx2q_segosarko-royal-porte-une-oreillett

royal portait une oreillette