Dominique de Villepin nous manquera...

Publié le par rezeid

Le Premier ministre Dominique de Villepin, qui a fait ses adieux vendredi matin à la presse, s'est déclaré en pleine forme mais peu désireux de persister dans une vie politique "partisane".
"Comme vous le savez, la première tâche d'un Premier ministre quand il arrive, c'est de faire un test d'effort, parce que la santé ça compte à Matignon!", a-t-il déclaré à la fin d'un discours devant quelques dizaines de journalistes.
"Je viens de faire le dernier test d'effort. Et la machine a sauté. Bonne nouvelle, je pourrai reprendre mon entraînement (...) et préparer un prochain marathon", a ajouté Dominique de Villepin, adepte de la course à pied.
Interrogé un peu plus tard sur son avenir immédiat, Dominique de Villepin a affirmé qu'il ne savait pas encore très bien ce qu'il allait faire de sa liberté retrouvée.
"Matignon n'est pas une agence de placement", a souligné le chef du gouvernement, qui remettra mercredi sa démission à Jacques Chirac, "juste avant que le président de la République transmette les pouvoirs" à son successeur.
"J'ai de la chance : j'ai continué d'écrire, de faire ce qui m'intéresse - voyager, rencontrer des gens. C'est une vie parallèle", a-t-il poursuivi. "J'écrirai, j'ai des tas de projets de rencontres."
Déjà auteur d'un livre sur les Cent Jours, il publie en septembre un nouvel ouvrage sur Napoléon.
Ce diplomate de profession a également dit vouloir continuer à s'intéresser aux grands dossiers internationaux.
"CE N'EST PAS MON TRUC"
Il n'a en revanche pas montré de désir particulier de s'impliquer dans la campagne des élections législatives.
"J'ai des amis", a-t-il confié. "Mais je fais partie de ces gens qui pensent que quand on a terminé quelque chose, c'est terminé. Je ne fais pas partie des gens qui se croient indispensables, qui croient indispensable de revenir."
"Quand on a été dans la vie publique, il est normal de continuer à s'intéresser à la vie politique. Cela dit, la vie des partis, la politique partisane ne m'a jamais intéressée", a souligné Dominique de Villepin. "Je ne vais pas changer."
"La politique, si vous restez dedans, vous vous inscrivez dans la sollicitation permanente. Ce n'est pas mon truc", a-t-il ajouté. "Il y a des gens qui ont besoin de ce contact permanent avec le pouvoir et les palais nationaux, pas moi. Moi, les palais nationaux m'ont toujours barbé (...) Je suis content de redevenir un citoyen comme les autres."
Et se reposer ? "C'est quelque chose que je ne sais pas faire", a répondu Dominique de Villepin.
Restent quelques regrets, dont le plus grand, a-t-il dit, est de ne pas avoir "pu faire davantage pour le chômage des jeunes" - une allusion au contrat de travail "première embauche" (CPE), qu'il a dû retirer au printemps 2006 sous la pression de la rue.
"Quand je vois des gens boire du champagne le soir de l'échec du CPE, je suis surpris et choqué", a-t-il souligné. "Mon plus grand regret est de ne pas avoir été compris sur le chômage."
"La lutte contre les discriminations, la réforme de l'éducation prioritaire, la situation des quartiers sensibles, le logement social sont autant de questions sur lesquelles j'ai voulu mettre l'accent parce que je suis convaincu qu'elles ne doivent pas être réservées à la gauche", a-t-il dit.
Les Français, a-t-il jugé, "entendent que nous nous attaquions aux blocages les plus profonds de société".
"C'est ce que j'ai voulu faire en proposant le CPE pour remédier au chômage des jeunes les moins qualifiés", a poursuivi Dominique de Villepin, qui a une nouvelle fois défendu son projet avorté de contrat première embauche.
"C'était, et cela reste à mes yeux, un chantier essentiel qui ne doit pas être sans cesse remis à plus tard. C'est vrai, j'ai voulu aller vite, peut-être trop vite", a-t-il concédé dans une dernière autocritique.
"Aller vite", c'est le conseil que prodigue toutefois le Premier ministre sortant à son successeur à Matignon.
"Les Français espèrent, ont besoin que l'on passe à une vitesse supérieure", expliquait-il à des journalistes.
Ainsi Dominique de Villepin a-t-il souhaité organiser "une véritable transmission républicaine" pour "faciliter la tâche" des nouveaux arrivants. "Un état des lieux précis de l'action accomplie, des réformes en cours, et des priorités pour la nation" sera à leur disposition.
Ils disposeront "également de toute l'information nécessaire sur les grands dossiers industriels qui intéressent particulièrement les Français".

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Rien à voir... 12/10/2007 11:54

faudrait remettre l'année militaire aux jeunes pour "leur apprendre la vie". Ce sont tous des gamains de nos jours et ils savent rien faire tout seul.

wided 20/05/2007 08:08

je voudrai s avoire ou je peu ecrire a m.devillpin merci

joyce 18/05/2007 15:11

oui, il me manquera vraiment je suis très triste qu'il soit + là ces derniers temps j'ai trop cogité en pensant à lui à imaginer comment ce sera sans lui et que va t'il devenir je prie le ciel qu'on le revoit à la télé...franchement j'ai trop pleuré quand il a donné sa démission

Hafida 16/05/2007 12:26

Passation de pouvoir le 17 Mai à 10h30 à Matignon
Après Jacques Chirac ce matin, c'est Dominique de Villepin qui, demain 17 mai, remettra son pouvoir à son successeur.

Nous proposons à tous ceux qui le souhaitent de nous rejoindre aux abords de l'Hôtel Matignon demain aux alentours de 10 h 30 du matin, afin d'applaudir et de remercier Dominique de Villepin à sa sortie de l'Hôtel Matignon.

N'hésitez pas à faire circuler ce message autour de vous, afin que nous soyons le plus nombreux possible à saluer le meilleur Premier Ministre de l'Histoire de la Vème République.

Amitiés Villepinistes.


lecture 16/05/2007 01:14

Au revoir Mr Villepin
Bonjour Mr Sarkozy

A lire

" Le magistrat Serge Portelli a souhaité publier un livre faisant état du bilan de Nicolas Sarkozy à la tête du ministère de l’Intérieur. Son éditeur en a décidé autrement, lui annonçant que son manuscrit ne méritait pas la publication. Après avoir crié à la censure, l’auteur a fait de « Ruptures » un livre du Net, aujourd'hui publié par les éditions de l'Harmattan sous le titre "Nicolas Sarkozy, une République sous surveillance". "

http://www.leblogmedias.com/archive/2007/05/15/portelli-ruptures-sarkozy-michalon-internet.html