Villepin, englué dans le dossier Clearstream, charge Sarkozy

Publié le par rezeid

Visé par le Président, partie civile dans l’affaire, l’ex-Premier ministreen appelle au respect de la séparation des pouvoirs.
Il a fini par lâcher le fond de sa pensée. Multipliant les déclarations publiques à l’occasion de la publication d’un livre sur Napoléon, mais surtout obsédé par sa prochaine convocation par les juges en charge de l’affaire Clearstream, Dominique de Villepin, hier matin sur Europe 1, a ouvertement mis en cause la posture de Nicolas Sarkozy : «Comment peut-on être partie civile alors qu’on est président de la République et qu’on peut donner des instructions à la chancellerie et au parquet ?» L’ex-Premier ministre mis en examen s’en remet aux «principes de l’Etat de droit», à commencer par la séparation des pouvoirs.
Casquette.  L’incongruité n’est pas nouvelle, elle remonte à la plainte pour dénonciation calomnieuse déposée au printemps 2006 par Sarkozy. Il était alors simple ministre de l’Intérieur, ce qui est déjà beaucoup, et visait indirectement, sous l’intitulé d’une plainte contre X, Villepin, son supérieur à Matignon, et Jacques Chirac, locataire de l’Elysée. Mais la situation devient franchement intenable depuis son élection à la présidence.
Comme toutes les parties civiles au dossier Clearstream, faussement affublées d’un compte bancaire à l’étranger, Nicolas Sarkozy - le plus tardif des plaignants - a déjà été entendu par les juges. Il aurait naturellement vocation à l’être de nouveau en fin d’enquête, ne serait-ce que pour réclamer, comme en a le droit toute partie civile, des investigations complémentaires.
Un président de la République dans le cabinet d’un juge ! La perspective fait frémir les constitutionnalistes, qui n’ont jamais qu’envisagé la mise en cause du chef de l’Etat. Mais quid d’un président plaignant, «victime», pour reprendre le leitmotiv sarkozien ? Dans le doute, François Mitterrand et Jacques Chirac s’étaient toujours abstenus de porter plainte (notamment pour diffamation, occasion la plus fréquente) durant leurs mandats - seul Valéry Giscard d’Estaing s’y était essayé. Si Nicolas Sarkozy persiste, il faudra s’habituer à l’idée de sa prochaine présence à la barre d’un tribunal correctionnel.
La confusion des genres s’aggrave un peu plus avec cette troisième casquette : Sarkozy préside le Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Cette instance est concernée par un sous-chapitre de la saga Clearstream : elle va devoir prononcer - ou pas - des sanctions disciplinaires contre le juge Renaud Van Ruymbeke, en charge de l’affaires des frégates de Taïwan, qui avait accepté de recevoir les listings Clearstream par voie anonyme.
«Tort».  Peu respectueux des procédures judiciaires, Sarkozy tranchait en début d’année le cas Van Ruymbeke : «Il a tort, vraiment tort. Ses propres pairs l’ont jugé.» Il s’appuyait sur un rapport d’enquête administrative, diligentée par le garde des Sceaux, son collègue Pascal Clément, qui n’a pas valeur de jugement dans un Etat de droit. Van Ruymbeke a répliqué en qualifiant son renvoi devant le CSM de «décision politique», liée à la «surmédiatisation encouragée par M. Sarkozy».
Pour couper court à ces interférences, Villepin aurait pu recourir à la Cour de justice de la République, composée majoritairement de parlementaires - les politiques se jugeant entre eux. Il dit y avoir renoncé en tant que citoyen ordinaire qui ne «revendique aucun privilège». Sauf que ce choix lui échappe, relevant de l’appréciation souveraine de la cour d’appel de Paris. Où officie comme procureur général Laurent Le Mesle, ancien conseiller justice de Jacques Chirac, qui aurait eu du bien mal à afficher un point de vue indépendant sur un ex-collègue élyséen.
Source: libération

Publié dans Divers

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mohammed 12/09/2007 16:54

personnellement je prefere de villepin qui a a le sens de l'honneur, qu'un sarkozy pour se faire élire sort l'histoire du mouton dans la baignoire, honte à madame dati de n'avoir meme po réagi.
de villepin a peut etre fait une erreur dans le cpe, mais au moins il a eu le courage de faire de telles mesure alors que le president de l'ump m. sarkozy a chaque fois c des reculades pour faire passer cela en victoire, par exemple l'autonomie ou il a cedé devan lé synidicats, le cpe ou il est parti se cacher au lieu de soutenir le gouvernement, ce n'est po la le sens de l'honneur, a militant sarkozyste, je lui dit que c trop f acile de se faire élire sur les blagues sur les francais de confessions musulmanes, c de la lacheté tt simplement s'en prendre a une communeauté qui n'a po beaucoup de responsaibilité ce n'est po cela le courage, et ce qui me fait rire aujourdhui c que les militants sarkozystes n'acceptent po la critique alors que pendant le mandat de jacque chirac ils n'ont po arreter de critiquer son action.

JC 12/09/2007 16:28

http://resistancegaulliste.hautetfort.com/

MERCI DE VOTRE VISITE

résistant 11/09/2007 22:04

post 11,ce que vous demandez,je le fais régulièrement depuis bien longtemps.

Diana 11/09/2007 03:53

Je propose que les partisans de Dominique de Villepin aillent sur les blogs "sarkozystes" pour dire ce qu'ils pensent du nain énervé qui nous tient lieu de président.

FH 11/09/2007 00:18

tiens un ami!