La "petite musique" des villepinistes agace à l'UMP

Publié le par rezeid

Le ton monte, à l'UMP, à l'encontre du petit cercle des députés villepinistes. Mardi 16 octobre, le premier ministre, François Fillon, et le président du groupe à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, ont reproché à François Goulard, député (UMP) du Morbihan, sa présence au meeting organisé dimanche à Paris contre les tests ADN.

"Choquant", "inacceptable" revenaient en boucle dans les propos des responsables de la majorité pour qualifier la démarche de l'ancien ministre de la recherche du gouvernement Villepin, qui avait soutenu la candidature de François Bayrou au premier tour de l'élection présidentielle.

"S'ils en sont là...", soupire M. Goulard, préférant éviter d'alimenter la polémique. Son collègue Georges Tron voit au contraire, dans ce rappel à l'ordre, la marque d'une "crispation inacceptable". "Goulard a eu des mots très justes, avec lesquels je suis en totale osmose, indique le député de l'Essonne. On nous explique que, l'ouverture, c'est la liberté d'expression, et c'est toujours contre nous que les attaques sont ciblées."

INFLUENCE LIMITÉE

Mais qui sont ces "nous", qui régulièrement se retrouvent autour de l'ancien premier ministre pour "analyser la situation" ? Les principales figures de cette "amicale", parmi lesquelles Jean-Pierre Grand (Hérault), Jacques Le Guen (Finistère) ou Hervé Mariton (Drôme), s'expriment régulièrement dans les couloirs de l'Assemblée. Ouverture, budget, tests ADN, EADS : autant de sujets sur lesquels ils font entendre une petite musique différente.

"Il n'y a ni volonté d'opposition systématique ni intention de monter un courant", se défend M. Tron, rappelant que, "jusqu'à présent, nous avons voté tous les textes qui nous ont été présentés". "Même si, parfois, nous pouvions considérer qu'il s'agissait plus de textes de circonstance", s'empresse-t-il d'ajouter.

Leur influence reste toutefois limitée. "Ils ne représentent qu'eux-mêmes", tranche Nadine Morano, porte-parole de l'UMP. "Nous sommes aujourd'hui rejoints par des élus qui sont en manque de repères et s'interrogent aussi bien sur la lisibilité de l'ouverture que sur l'efficacité économique de la politique mise en oeuvre", corrige M. Tron. M. Grand assure que les villepinistes "pèsent d'ores et déjà plus que le Nouveau Centre", qui compte 21 députés. Parmi les partisans de l'ex-premier ministre, certains préfèrent s'en tenir à une prudente réserve.

Ainsi, Bruno Le Maire, député de l'Eure, qui fut le directeur du cabinet de M. de Villepin à Matignon, s'abstiendra-t-il sur le texte immigration à cause de l'article sur les tests ADN. "Mais, tient-il à préciser, ce point de principe est une conviction personnelle, qui n'affecte en rien mon soutien à l'action du gouvernement et du président de la République."

 

Patrick Roger

Publié dans Divers

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CARON 29/01/2010 17:25


Voter une motion de censure monsieur les villepinistes pour dire non a sarko .


francois 03/07/2008 19:09

pétition pour la déstitution de nicolas sarkozy de ses fonction de président de la république, signez la pétition sur :
www.antisarkozysme.com
ensemble tout devient possible :)
merci de diffuser largement...

karim 22/10/2007 18:52

Dominique de villepin a tout d'un grand chef d'etat, il est pragmatique , et c'est le plus important pour etre prsident , encore une fois la france a raté l'occasion d'avoire un grand chef d'etat cultivé

Philippe 18/10/2007 02:13

Des "grandes" illusions perdues à la vérité de la réalité,

L'affaire d'Etat que devient le divorce mondialement suivi entre Nicolas Sarkozy et son épouse Cécilia est riche en enseignements sur le passé, le présent et le futur, et surtout sur l'art de Nicolas Sarkozy (et de son entourage) de mentir aux citoyens, de les tromper et d'essayer en plus de sauver la face quand tous les mensonges et illusions s'écroulent.

Samira a mille fois raison de souligner que la vie privée du Chef de l'Etat intéresse, en tant que tel, concernant sa moralité personnelle, tous les citoyens de la République.

Elle a encore raison quand elle pointe le parcours chaotique du couple qui, au final, rappelle aux citoyens, avec l'effet du recul, tous les mensonges, toutes les fausses apparences, toutes les mascarades mis en scène pour convaincre les électeurs que Nicolas Sarkozy était un homme d'Etat "crédible".

L'affaire d'Etat tourne maintenant au vaudeville tragi-comique et l'image de la France est ainsi ridiculisée dans le monde entier.

Les "grandes" illusions du "Petit Prince de l'Elysée", de sérénité, de stabilité, de capacité réelle à diriger un pays, tombent d'un coup, d'un seul, ici. Et avec fracas.

Le décor en trompe l'oeil, le faux décorum du mauvais péplum sous-hollywoodien, instauré et animé par les conseillers image et communication de Nicolas Sarkozy, s'est affaissé sur celui qui était censé être protégé par tout ce montage de pacotille.

Le Président de la République française est dorénavant vu dans le monde entier comme un menteur qui a caché ou tenté de cacher la vérité à ses concitoyens sur ses affaires privées, donc un homme susceptible d'aussi grands mensonges sur les affaires publiques dont il a la charge.

Il a menti -et fait mentir- à tout le monde sur l'angine blanche de Cécilia Sarkozy aux Etats-Unis, sur la volonté de Cécilia Sarkozy de rester "à la maison" (!!!) au lieu de se rendre en Bulgarie, ou encore sur la procédure même du divorce. Que de mensonges alignés, dévoilés, manifestes, précis, avérés, maintenant devant l'opinion publique internationale pour celui qui annonçait, la main sur le coeur, qu'il dirait toujours la vérité aux Français!!!

Tout le sarkozysme est ici démonté et démontré pour ce qu'il est vraiment. Toute l'image publique est réduite de Nicolas Sarkozy est réduite en cendre. Sa montée vers le pouvoir présidentiel, sa campagne électorale, ses annonces médiatiques, tout est ici désigné comme un immense trucage, une manipulation effrontée, une mise en scène pour abuser et tromper les citoyens.

Aujourd'hui, le Roi est nu!

Nul besoin du lamentable David Martinon, "Mister No comment" pour la presse internationale, pour s'en apercevoir. Les impostures sont démasquées et apparaissent.

Cette affaire d'Etat, ce "ridicule" qui touche la République et affaiblit le pays en en faisant un objet de sarcasmes dans le monde, est la révélation de la réalité qu'on nous cachait depuis longtemps derrière les discours taillés sur mesure pour les uns ou les autres, derrière les apparences pré-fabriquées du marketing politique de bas étage.

Le sarkozysme n'est pas seulement qu'un néant politique grandissime, c'est aussi, on le voit bien dans cette affaire, le mensonge et la manipulation permanentes, à tous les niveaux et tous les coups. Dominique de Villepin en sait quelque chose, ebtre les fausses listes Clearstream et les accusations du "frère du Président menteur", Arnaud Lagardère.

Il est temps maintenant d'ouvrir les yeux, de tirer le bilan et d'arrêter ce chaos masqué qui tourne à la mauvaise farce, à la pièce de théâtre de boulevard.

Le Président a menti plusieurs fois, les faits sont irréfutables, aux citoyens: faisons application de la loi de février 2007 et que soit engagée devant le pays une procédure publique de destitution de ce Président incapable de dire la vérité telle qu'elle est, tant à ses "amis américains" qu'aux autorités bulgares qu'enfin, aux citoyens français.

Il convient ici de rappeler que les députés villepinistes et les autres, ceux qui, de quelque bord qu'ils soient, ont une haute conception de l'Etat et de l'intérêt public, ont dorénavant la possibilité de demander cette destitution du Président, dans le respect de la loi de la République.

Ils ont là des éléments suffisants pour que le doute légitime soit fondé pour les citoyens envers Nicolas Sarkozy, convaincu de mensonges répétés et d'atteinte, par ce fait, à l'image et aux intérêts du pays qu'il est censé représenter.

Il urge aussi de fonder, dans ces circonstances éclairicies, un nouveau parti qui ne soit plus inféodé, en aucune manière, aux mensonges et manipulations constatés par toutes et tous!

Il est aussi temps que Dominique de Villepin brigue effectivement un mandat qui assure de manière définitive sa légitimité politique aux yeux des citoyens et cloue la bouche à ses détracteurs en même temps.

Quelqu'un a écrit récemment sur ce blog qu'il y avait des villes "à prendre". Je ne dirais pas cela ainsi car on ne "prend" pas plus une ville qu'on ne la "conquiert". Ce sont là des mots étrangers aux valeurs de la République, plutôt des termes de soldats en guerre.

Je propose par contre très officiellement à Dominique de Villepin de réfléchir sereinement, en se documentant calmement et avce précision, à se présenter dans une ville-symbole des illusions et des apparences sarkozystes, celle qui a été décrite par des auteurs, écrivains, journalistes et blogueurs comme le "laboratoire du sarkozysme": je veux parler d'Asnières sur Seine dans les Hauts de Seine, un département aussi symbolique.

Cette ville est très endettée et jugée par beaucoup comme sous-équipée, au regard des villes de population similaire. Sa gestion est critiquée de tous bords politques confondus.

Son député-maire, Manuel Aeschlimann, qui se dit ami proche de Nicolas Sarkozy et son Conseiller en stratégie électorale, vient de voir sa femme, Marie-Dominique, nommer secrétaire nationale à l'UMP alors que lui reste,- on dirait ici: est obligé de rester- dans sa mairie, sans avenir ministériel discernable à terme.

La candidature de Dominique de Villepin dans cette commune pourrait être aussi marquer fortement les esprits car elle aurait, dans le contexte qui se développe, toutes les chances d'unir des forces jusqu'ici morcelées dans cette ville en une puissance unifiée, s'appuyant sur les principes de la République.

Il semble même que l'UMP locale, départementale et nationale ne soit pas enthousiaste pour apporter au sortant, dont il faut rappeler qu'il est toujours mis en examen pour "complicité de favoritisme dans l'attribution d'un marché public" depuis le 1er septembre 2006- un soutien "inconditionnel".

De plus, il cumule 3 recours contre son élection comme député en juin 2007, ce qui laisse présager qu'il pourrait bientôt retourner aussi devant les électeurs, ce qui offrirait à Dominique de Villepin une "opportunité" politique évidente.

Enfin, selon des sources concordantes, la candidature de Dominique de Villepin serait bien accueillie par une grande partie des habitants de la ville, ainsi que par ses forces vives et politiquement actives.

Il semble donc que, pour Dominique de Villepin, une élection à la mairie d'Asnières soit, pour son destin national, ce que le franchissement du Pont d'Arcole a été pour Bonaparte: l'entrée officielle sur la scène politique nationale.


JC 17/10/2007 23:30

Nadine Morano...quelle quiche