«Je ne me laisserai pas détourner, et je ne laisserai pas détourner le gouvernement de sa responsabilité, qui est de travailler», confie le chef de l'État au «Figaro». CHAQUE CHOSE en son temps. La semaine dernière, aux universités d'été de l'UMP à Marseille, Nicolas Sarkozy s'est posé en «candidat incontournable» à l'Élysée. Mais cette atmosphère de précampagne dominée par l'affrontement entre les deux favoris des sondages, le président de l'UMP et Ségolène Royal, ne semble en rien affecter Jacques Chirac. Le président de la République, lui-même revigoré par des sondages à la hausse, affiche sa volonté de rester à la barre jusqu'au terme ultime de son mandat, en mai 2007. «La seule vocation du gouvernement, sa seule justification, c'est de se consacrer sans réserve au travail, et non aux perspectives politiques et élec torales qui viendront en leur temps», a-t-il confié, hier au Figaro. «Je ne me laisserai pas détourner, et je ne laisserai pas détourner le gouvernement de sa […]
Comment sortir de la crise actuelle au Proche-Orient ? Une réunion a été convoquée à Rome sur le Liban. D'abord, elle va avoir pour objet les problèmes humanitaires. Le nombre des victimes, le nombre des personnes déplacées, la destruction massive, notamment au Liban, de tous les équipements nécessaires à la vie créent une situation humanitaire qui devient dramatique et qui exige une réaction de la communauté internationale. Les Américains ont évoqué une somme de 30 millions de dollars, affectée à l'aide humanitaire au Liban. La France, qui est déjà très engagée dans l'aide humanitaire, est décidée à faire un geste important. J'ai demandé que 15 millions d'euros supplémentaires soient affectés à l'aide humanitaire au Liban. Et, comme je l'avais demandé, des couloirs humanitaires vont être créés. Le deuxième point est politique. Il est essentiel que la communauté internationale se mette d'accord sur les grandes lignes d'un arrangement politique, mis en œuvre après un cessez-le-feu. […]
"Brillantissime", "offensif", bref "au Zénith": tous réunis vendredi midi dans les salons privés de l'Elysée pour la douzième et dernière garden party du quinquennat, à l'exception notable de Nicolas Sarkozy, les membres du gouvernement Villepin ne tarissaient pas d'éloges sur l'intervention de Jacques Chirac. Au point que certains faisaient mine de croire à un troisième mandat... 13h: alors que les 5.000 convives endimanchés jouent encore des coudes devant les buffets dressés dans les jardins présidentiels, les membres du gouvernement se ruent dans les salons pour écouter le "chef". "C'est maintenant?", lance une invitée, la mine boudeuse et assiette de fromage en main, qui préfère rester au soleil. 13h45: message reçu. "La volonté du président, c'est de se concentrer sur l'action. C'est bien l'esprit dans lequel on travaille", salue un Dominique de Villepin rayonnant, pris d'assaut pour des photos. "On est dans un temps d'action et de concentration où il faut privilégier […]
Les deux mandats de Jacques Chirac à la tête de l'Etat ont été "utiles pour la France", jugent 47% des Français, selon un sondage LH2 publié jeudi par "Libération". A dix mois de la fin du second mandat de Jacques Chirac, les sondés sont 43% à penser que ses présidences n'ont pas été utiles et 10% à ne pas se prononcer. Dans le détail, 62% des Français jugent que le bilan du président de la République est "plutôt négatif" dans le domaine de l'emploi, mais 58% ont une opinion plutôt positive de son bilan en ce qui concerne "le rôle de la France dans le monde" et 48% concernant "la sécurité des biens et des personnes". Par ailleurs, la cote de popularité du président est remonté de cinq points, passant de 22% en juin à 27% en juillet, tandis que celle de son Premier ministre Dominique de Villepin est passée de 22% à 25%. -sondage LH2 réalisé par téléphone les 7 et 8 juillet auprès de 1.004 personnes.
Sous Chirac une France qui gagne qu'on essaye de dénigrer "Je le répète, le problème, c'est que nous continuons à agir parce que c'est l'intérêt de la France, et l'intérêt des Français. Et parce que la France est un pays qui compte dans le monde. Vous savez, j'entends tous les commentaires qui sont faits sur la situation de la France. Je voudrais tout de même vous rappeler une ou deux choses. Nous pouvons être fiers de ce que nous sommes et de ce que nous faisons. Et si nous pouvons être fiers, c'est simplement parce que ce sont des Français qui le font. La France aujourd'hui est la cinquième puissance du monde en terme de Produit Intérieur Brut. La France, aujourd'hui, est le troisième exportateur mondial de services. La France aujourd'hui est le deuxième exportateur mondial de produits agricoles. La France aujourd'hui est le deuxième investisseur dans le monde, derrière les Etats-Unis. Et la France est la première terre d'accueil des investissements étrangers, avant les […]
Le président français Jacques Chirac lors d'une interview accordée à France 2 le 26 juin 2006 Jacques Chirac a renouvelé sa "confiance" à Dominique de Villepin et affirmé que "nous devons poursuivre notre action jusqu'à son terme", lors d'une interview accordée lundi à France 2. "Le gouvernement a assumé sa feuille de route avec succès, je n'ai aucune raison de l'empêcher de continuer avec détermination son action", a déclaré encore le président de la République. Il a toutefois conseillé à Dominique de Villepin d'être "plus à l'écoute et d'avoir plus de contacts avec sa majorité parlementaire". "J'ai donné une feuille de route au Premier ministre, lorsque je l'ai nommé, et au gouvernement" avec "essentiellement, quatre missions", a affirmé M. Chirac pour qui "le contrat du gouvernement a été rempli". "Lutter contre le chômage, pour l'emploi, faire un effort particulier sur la sécurité, qui reste une préoccupation majeure des Français, assurer la croissance aussi bien que possible […]
URGENT INFORMATION: Chirac Lundi 26 juin 2006 sur France 2 Jacques Chirac "définira les actions qu'il entend conduire avec le gouvernement et la majorité dans les mois qui viennent", lors d'une interview lundi soir sur France 2, a-t-on indiqué dimanche dans l'entourage du chef de l'Etat. "Le président de la République fera un point de la situation et définira les actions qu'il entend conduire avec le gouvernement et la majorité dans les mois qui viennent", a-t-on précisé. Interrogé pour savoir si un remaniement du gouvernement était à l'ordre du jour, l'entourage présidentiel a affirmé que "cela n'a jamais été d'actualité pour le président et ce n'est pas l'objet de l'émission". "Le président répondra aux interrogations des Français et à moins d'un an de l'élection présidentielle, où l'agitation peut gagner le monde politique, il fixera un certain nombre de repères et rappellera des principes", a-t-on affirmé.
La vie sans Villepin ? Jacques Chirac continue à ne pas vouloir en entendre parler. «Le couple tient... Et tient même bon», soupirait hier plein d'amertume l'un des chefs de la majorité, en contact permanent avec l'Elysée. Crise après crise, rumeurs après rumeurs, le chef de l'Etat est inflexible : pas question de se débarrasser de son Premier ministre au tréfonds des sondages et rejeté par une partie des parlementaires UMP. Après avoir porté Raffarin à bout de bras pendant un an après la déroute des régionales de 2004, Chirac montre la même obstination avec son successeur à Matignon. Hier matin, à l'Elysée, ils ont eu un tête-à-tête avant le Conseil des ministres. Le Président lui a demandé de «sortir par le haut et avec dignité» de son altercation de la veille à l'Assemblée nationale avec François Hollande. Hier soir, le Château considérait que «l'incident était clos». Dominique de Villepin a ressenti «une confiance fortement renouvelée» du chef de l'Etat, et ne s'est pas privé […]
Le président Jacques Chirac fait une confiance "pleine et entière" au Premier ministre Dominique de Villepin et il n'est "pas question" de le remplacer, a déclaré samedi l'entourage du chef de l'Etat français. "Il n'est pas question de remaniement. Pour le président les choses sont claires : il fait une confiance pleine et entière à Dominique de Villepin et à son gouvernement pour conduire la mission qu'il lui a confiée au service des Françaises et des Français", a déclaré un proche du président de la République interrogé par Reuters. Dans son édition parue samedi, le journal Le Monde écrit que Jacques Chirac a évoqué avec le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy la possibilité de nommer ce dernier au poste de chef du gouvernement et lui aurait demandé d'y "réfléchir". L'entourage du président précise que la rencontre qui a eu lieu entre les deux hommes vendredi à l'Elysée était "le rendez-vous hebdomadaire du chef de l'Etat avec le ministre de l'Intérieur".
En présentant mardi de grands projets industriels innovants, Jacques Chirac a tenté de montrer que la page du CPE était tournée et qu'il continuait à travailler à l'avenir du pays. Devant le chef du gouvernement Dominique de Villepin, plusieurs ministres et un parterre de dirigeants d'entreprise réunis dans la salle des Fêtes de l'Elysée, il a retrouvé un rôle qu'il affectionne: celui du chef de l'Etat qui donne l'impulsion sur un grand chantier consensuel. Hormis l'intermède diplomatique d'une courte visite officielle en Egypte, il s'agit de sa première intervention depuis que la crise du contrat première embauche a ébranlé l'exécutif et porté un rude coup aux réformes. Face à l'ampleur des manifestations de jeunes et de salariés et aux divisions de son propre camp, c'est M. Chirac qui avait dû sonner la retraite sur cette mesure que M. de Villepin a défendue jusqu'au bout. Cet épisode a provoqué une chute des deux hommes dans les enquêtes d'opinion, avec un niveau d'impopularité […]
C'est la grande oeuvre de la dernière partie de son mandat: Jacques Chirac veut lancer les "Airbus ou Ariane de demain". En l'occurrence, il a peut-être lancé mardi la future télévision sur mobile par satellite ou les voitures hybrides diesel-électrique de demain. Le président français a présenté les six premiers "grands projets" retenus par l'Agence de l'innovation industrielle créée sous son impulsion en août dernier. Dotée d'une enveloppe d'1,7 milliard d'euros issus des privatisations -et de 2 milliards à partir de la prochaine loi de finances-, l'Agence présidée par le PDG de Saint-Gobain Jean-Louis Beffa a retenu six des projets soumis par les industriels, qu'elle juge porteurs et qu'elle va donc co-financer, en mêlant subventions et avances remboursables en cas de succès. Ils associent à chaque fois des grandes entreprises et PME -françaises mais aussi européennes- et des laboratoires de recherche, industriels et Etat partageant le financement et donc la prise de risque. […]
Jacques Chirac a émis le souhait que la future proposition de loi sur le contrat première embauche soit le fruit d'une "parfaite cohérence" entre tous les acteurs de la majorité. A la veille d'une nouvelle journée d'action des "anti-CPE", le chef de l'Etat a estimé que l'élaboration de ce texte devait se faire "en totale cohérence entre les deux présidents de groupe UMP des assemblées qui la porteront et le Premier ministre, ainsi que les deux ministres en charge", le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo et le ministre délégué à l'Emploi Gérard Larcher, a déclaré l'entourage du président, interrogé après un entretien entre Jacques Chirac et le président de l'UMP Nicolas Sarkozy à l'Elysée. "Nicolas Sarkozy a bien évidemment confirmé que le parti majoritaire soutenait cette démarche", a-t-on ajouté de même source. La rencontre entre le chef de l'Etat le ministre de l'Intérieur était aussi destinée à "faire le point de la situation avant la journée de manifestation de […]
Jacques Chirac et Dominique de Villepin se sont réunis vendredi matin "longuement" à l'Elysée pour "arrêter ensemble la position définitive du président de la République" qui fera une déclaration télévisée à 20H00 sur le CPE, a annoncé l'entourage du Premier ministre. "Cela s'est fait en complet accord, sur proposition du Premier ministre", a-t-on précisé à Matignon. "Le Premier ministre était ce matin à l'Elysée pour une réunion de travail avec le Président de la République", s'est contenté de confirmer l'entourage du chef de l'Etat. M. de Villepin s'est rendu dans la matinée au palais de l'Elysée pour s'entretenir avec M. Chirac, quelques heures avant l'allocution présidentielle. Le chef du gouvernement, qui est rentré peu après 11H00 à Matignon, était accompagné de son directeur de cabinet, Pierre Mongin, et de son conseiller spécial, Bruno Le Maire, ont constaté des journalistes de l'AFP
Le a validé jeudi la loi créant le contrat première embauche, que Jacques Chirac devrait certainement promulguer tout en proposant de négocier à des syndicats toujours résolus à combattre ce CPE. M. Chirac annoncera ses choix vendredi à 20H00, dans une allocution radio-télévisée et tentera d'apaiser la crise sociale ouverte autour du CPE. L'Elysée n'a donné aucune indication sur le contenu de la déclaration radio-télévisée du chef de l'Etat, mettant cependant en garde contre les rumeurs qui circulent sur les choix présidentiels. Ce type d'intervention sur toutes les chaines est rare et témoigne de l'ampleur de la crise. Hormis les traditionnels voeux télévisés du 1er janvier, la précédente remonte au 14 novembre, en pleine crise dans les banlieues. Plusieurs scénarios ont couru jeudi parmi les députés et dans les cercles ministériels: des "Etats généraux" avec les partenaires sociaux, nomination d'un médiateur... L'opposition et les syndicats ont immédiatement mis en garde contre […]
Le chef de l'Etat interviendra ce soir, à vingt heures, à la télévision. Il devrait faire des propositions en vue d'une sortie de crise. JACQUES CHIRAC s'est accordé du temps. Alors que le Conseil constitutionnel a validé le CPE, hier soir, le président de la République a choisi de ne pas s'exprimer à chaud. Pour ne pas accréditer l'idée que les choses étaient pré-arrangées avec son ami Pierre Mazeaud et ne pas donner l'image de la précipitation. Le chef de l'Etat a conscience que la crise du CPE ne se limite ni au refus de cette mesure technique, ni au rejet de Dominique de Villepin et de son gouvernement mais qu'elle traduit, en profondeur, «le début d'une crise de la société», une aspiration de la jeunesse à être prise en considération. Mais il sait aussi que l'électorat de droite attend de lui «un signe d'autorité», qu'«il affirme l'autorité de l'Etat». Face à ces deux exigences contradictoires, la marge de manoeuvre de Jacques Chirac est particulièrement étroite. Il ne peut […]
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