Jeudi 31 août 2006

Conforté par de bons chiffres du chômage, le premier ministre a détaillé la phase 3 de son plan pour l'emploi. Il a confirmé la suppression des charges sur le Smic pour les petites entreprises et un suivi personnalisé pour les jeunes chômeurs des banlieues sensibles.

 
«Collégialité», tel est le message qu’a voulu faire passer Dominique de Villepin jeudi matin. Pour la première fois, le premier ministre, qui a donné depuis Troyes sa conférence de presse mensuelle, était entouré de plusieurs de ses ministres : Nicolas Sarkozy (intérieur) s'est exprimé sur la délinquance, Thierry Breton (économie et finances) sur le projet de fusion Gdf/Suez, Philippe Douste-Blazy (affaires étrangères) et Michèle Alliot-Marie (défense) sur le Liban, et bien sûr Jean-Louis Borloo sur l'emploi. Tous étaient arrivés le matin même dans la ville de François Baroin à bord du même autocar, symbole de l’unité du gouvernement.
 
«Dialogue social», «justice économique», «dividende du travail», Dominique de Villepin a placé cette 14e conférence de presse sous le signe de la «concertation et du dialogue», après un début d’année difficile, marqué par la crise du CPE et les remous de l’affaire Clearstream. Matignon est décidé à poursuivre les réformes, aidé en cela par les bons chiffres du chômage : comme l’a rappelé Thierry Breton, «ce sont 250.000 emplois qui ont été créés, dont plus de 200.000 dans le secteur privé». Un succès, a confirmé Jean-Louis Borloo, qui est le résultat d’un «investissement massif ».
 
Objectif : désendettement
 
Dès le début de son intervention, Dominique de Villepin l’a affirmé : «l’immobilisme serait une erreur et une faute». Tablant sur une croissance durable, supérieure à 2%, le premier ministre a confirmé qu’il comptait affecter les recettes fiscales supplémentaires, actuellement évalué à 3 milliards d'euros pour 2006, au désendettement.
 
Les mesures nouvelles seront financées, a expliqué Thierry Breton, par les «marges de manœuvre» dégagées notamment par la réforme de l’Etat. Cet effort de rigueur se poursuivra, et le gouvernement table sur un déficit budgétaire «inférieur à 2,5% l’année prochaine». Dans l’immédiat, la «prochaine frontière» que s’est fixé le premier ministre sera de «passer sous le cap de 2 millions de chômeurs», soit 8% de la population active.
 
Mesures ciblées en direction des jeunes, des plus de 50 ans et des quartiers sensibles
 
Pour y parvenir, le gouvernement compte mettre en place des mesures «ciblées» : le parcours d’accompagnement recrutement, qui permettra aux 220.000 jeunes actuellement en Contrat d’insertion vers la vie social (CIVIS) de bénéficier d’un plan de formation en pré-embauche «à un poste identifié», en accord avec l’entreprise.
 
Jean-Louis Borloo a également évoqué un objectif de placement pour les jeunes diplômés issus des quartiers sensibles, qui seront « coachés » personnellement. Autre mesure ciblée en direction des banlieues, les dispositifs d'aides aux chômeurs créateurs d'entreprises seront élargis à tous les «créateurs en zone urbaine sensible».
 
Concernant les plus de 50 ans, le gouvernement annonce un objectif de 50.000 « programmes d’accès à la vie active », qui doivent accompagner les personnes vers l’emploi. Une «prime de cohésion sociale» sera versée aux entreprises qui embauchent un chômeur de longue durée de plus de 50 ans.
 
Le gouvernement a également confirmé les mesures annoncées ces derniers jours, comme la mise en place d’un chèque transport «dès le 1er janvier 2007» ou la suppression des charges au niveau du SMIC pour les entreprises de moins de 20 salariés à partir de cette même date.
 
Fermeté sur Suez/GDF et les sans-papiers, volonté de limiter le «vote populiste » aux élections
 
Dominique de Villepin a affiché sa confiance sur le dossier de la fusion entre Suez et GDF, estimant que «l'ensemble de la majorité est unie, soucieuse d'avancer» et voulant «croire que l'intérêt général prévaudra sur un sujet aussi important», alors que l’opposition a déposé plus de 110.000 amendements.
 
Concernant le dossier des enfants sans-papiers scolarisés en France, le premier ministre a réaffirmé : «il n'y aura pas de régularisation massive». Il faut «faire respecter la loi telle qu'elle existe», et c’est pourquoi les autorités «répondront au cas par cas» aux demandes de régularisation.
 
Enfin, si Dominique de Villepin ne semble pas afficher d’ambitions présidentielles, il souhaite «que le débat démocratique joue à plein et que chacun puisse se déterminer sur une vision de l'avenir, sur une certaine idée de la France, sur une certaine idée de la justice dans notre société», pour éviter «le vote de rejet», et donc un nouveau 21 avril.
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Jeudi 11 mai 2006
Rencontre. Dominique de Villepin et Tony Blair ont dîné ensemble à Downing Street. Les deux hommes politiques sont actuellement très contestés dans leurs pays respectifs.

  Blair et Villepin à Downing Street (AP)
Blair et Villepin à Downing Street 
 
Tony Blair a rencontré Dominique de Villepin mercredi 10 mai au soir, pour des discussions non officielles, autour d'un dîner à Downing Street.
Les Premiers ministres britanniques et français devaient parler de l'Union européenne, de l'Iran et de la situation au Proche-Orient, a annoncé Tony Blair.

Blair convaincu qu'ils se reverront bientôt

Interrogé sur une éventuelle nouvelle rencontre dans l'avenir entre les deux hommes en tant que Premiers ministres, alors qu'ils sont actuellement très contestés dans leurs pays respectifs, Tony Blair a ri et a dit: "Je suis absolument sûr que oui. Ce sont des postes difficiles, naturellement, et une des raisons pour lesquelles ils sont difficiles, c'est parce qu'il faut prendre des décisions difficiles", a-t-il ajouté.

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Mercredi 15 février 2006

Le Premier ministre était hier au 11e séminaire franco-russe.

Tous les Français de Moscou, ou du moins ceux qui avaient été informés, ont eu droit à saucisson, pâté et saumon en l'honneur de Dominique de Villepin, officiellement en visite pour le 11e Séminaire gouvernemental franco-russe. «La France et la Russie ont de grandes choses à faire ensemble», se sont-ils aussi entendu dire, juste avant la Marseillaise. Juste à la fin, après avoir passé en revue les «liens forts» qui unissent la France à ce «pays immense», le Premier ministre est sorti de son texte écrit et a semblé s'enflammer un peu en parlant de la «voix» de ces citoyens français de l'étranger qui doit se faire entendre : «Nous avons besoin que votre voix s'amplifie», a-t-il exhorté.

Déjà plus intéressant, le bain de foule à travers le hall de l'ambassade de France lui a permis d'échanger quelques mots avec les représentants des ONG françaises qui s'inquiètent des dérives autoritaires de la Russie de Poutine. «Comment vont les choses sur le terrain ?» «Vous êtes combien ?» a-t-il interrogé. Avec les artistes et les hommes d'affaires croisés sur son chemin, il semblait plus à l'aise : «Vos affaires se développent bien ?» «Vous défendez quel poète en ce moment ?» «C'est bien que ce ne soit pas toujours les mêmes écrivains qui viennent à l'étranger», «Il faut continuer !» «Il faut de l'audace !» A un insolent qui demandait s'il avait plaisir à faire ainsi campagne électorale, Villepin a assuré qu'il n'y avait là rien qu'une visite ministérielle très habituelle : «Pour moi qui ai été élevé à l'étranger, c'est un moment important que de défendre ceux qui au quotidien défendent notre pays.»

Il s'est ensuite éclipsé pour un deuxième discours sur la «passion commune» franco-russe devant des hommes d'affaires. «Nous partageons une vision proche du monde», a-t-il osé, s'adressant à un pays qui poursuit une guerre particulièrement cruelle en Tchétchénie. Le lieu retenu pour ce discours était un hôtel de Moscou, un peu lugubre, mais au nom prometteur : Président.

source: www.lefigaro.fr

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Mercredi 15 février 2006

Après deux jours d'éloges réciproques, ils ont signé des contrats de coopération.

Dominique de Villepin a reçu hier son sacre d'«homme d'Etat» de la bouche de Vladimir Poutine. Accueillant le Premier ministre français au Kremlin, le président russe l'a salué comme un «homme politique», «homme de lettres» et «homme d'Etat» dont «l'activité en ce qui concerne la Russie est couronnée de succès». Le matin même, le quotidien Nezavissimaïa Gazeta avait étayé cette analyse russe, expliquant qu'il ferait pour la Russie un bien meilleur président français que son rival Nicolas Sarkozy. «Si Sarkozy, admiratif du modèle américain, occupe le fauteuil présidentiel, Moscou perdra la situation privilégiée qu'il occupe actuellement sur la liste des priorités de politique étrangère de Paris», écrivait le journal.

«Liens de confiance». Au long de ces deux jours à Moscou, Dominique de Villepin a tout fait pour justifier ces éloges russes, se félicitant des «liens de confiance qui unissent» les deux pays et plaidant pour «donner une nouvelle impulsion au partenariat franco-russe». Quand le Villepin ministre des Affaires étrangères dénonçait en janvier 2004 la «guerre ouverte depuis de trop longues années» en Tchétchénie, «avec son cortège de drames et de risques pour les pays voisins de la Turquie à l'Iran», le Villepin Premier ministre n'a plus parlé hier de «guerre», mais a seulement qualifié la Tchétchénie de «facteur de tensions pour la région». Depuis janvier 2004, rien ne s'est pourtant arrangé en Tchétchénie. Mais le Premier ministre s'est déclaré assuré que les autorités russes «ont conscience» du problème des «disparitions forcées» et «s'efforcent d'y mettre un terme».

La radio Echo de Moscou, dernier espace d'expression critique en Russie, a eu beau essayer d'obtenir du chef du gouvernement un soutien à la démocratie ou aux ONG russes gravement menacées par Poutine, Villepin s'est surtout félicité de «l'évolution de la Russie depuis quinze ans» et de «son ouverture» qui «permet d'avancer dans une relation qui est toujours davantage une relation de confiance».

Coentreprise. Ce positivisme résolu a permis au Premier ministre d'engranger durant cette visite la signature de quelques contrats de coopération spatiale, nucléaire ou militaire. L'un des plus importants signés hier à Moscou prévoit la création d'une coentreprise entre Thomson (49 %) et la société russe Almaz-Anteï (51 %) pour équiper la télévision russe en technologie numérique. Un homme d'affaires français, qui a l'expérience d'un gros investissement en Russie, rappelait pourtant hier le grave problème de la corruption en Russie : «Il faut payer les fonctionnaires. Et je ne suis pas sûr que la Russie sache actuellement répartir sa richesse.» L'écrivain Marek Halter, qui accompagnait le Premier ministre à Moscou, doute aussi de l'efficacité de cette complaisance politique : «Les Russes, prévient ce bon connaisseur du pays, ne respectent que ceux qui leur disent la vérité.»

source: www.lefigaro.fr

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Mardi 14 février 2006




Le Premier ministre français Dominique de Villepin a insisté mardi sur la nécessité de respecter les droits de l'homme en Tchétchénie, république du Caucase russe qui traverse, selon lui, une "crise", un terme en deçà de la "guerre ouverte" qu'il avait évoquée en janvier 2004.

 

"La Tchétchénie reste un facteur de tensions pour la région et vous connaissez les principes que nous mettons en avant dans cette crise : (...) le respect des droits de l'Homme", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse conjointe à Moscou avec son homologue russe Mikhaïl Fradkov.

"La situation qui est celle des disparitions forcées est bien sûr inacceptable et je sais que les autorités en ont conscience et s'efforcent d'y mettre un terme", a estimé M. de Villepin en réponse à une question sur son évaluation de la situation dans cette république où se heurtent régulièrement forces fédérales russes et groupes indépendantistes.

En janvier 2004, alors ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin avait qualifié de "guerre ouverte" la situation en Tchétchénie, irritant son homologue de l'époque, Igor Ivanov, qui avait répété que la Russie n'effectuait dans le Caucase qu'"une opération de lutte contre le terrorisme international".

Le président russe Vladimir Poutine, que le Premier ministre français devait rencontrer mardi après-midi, a annoncé le 31 janvier que "l'opération antiterroriste" en Tchétchénie touchait à sa fin et que la situation était normalisée dans cette république ravagée par la guerre.

Les deux autres principes préconisés par la France dans la résolution de la "crise" tchétchène, outre le respect des droits de l'Homme, sont "le refus absolu du terrorisme" et "le respect de l'intégrité territoriale de la Fédération de Russie", a déclaré M. de Villepin en rappelant "le drame" de la prise d'otages dans une école de Beslan, en Ossétie du Nord voisine de la Tchétchénie (331 morts dont 186 enfants en septembre 2004).

La poursuite "d'un processus politique" en Tchétchénie, marqué par les récentes élections législatives", et "le développement" sont les meilleurs remparts contre "les radicalismes", a déclaré le Premier ministre.

Les troupes russes, entrées dans la république en octobre 1999 pour une "opération antiterroriste" censée mettre fin à un pouvoir séparatiste après une première guerre (1994-1996), restent confrontées à la guérilla et enregistrent des pertes quasi-quotidiennes.

M. Poutine a annoncé fin janvier que la Tchétchénie "était complètement revenue sous l'égide de la Constitution russe" et que "l'opération antiterroriste" était finie, malgré la poursuite des affrontements entre rebelles et soldats, les enlèvements et disparitions de civils, dont les ONG Human Rights Watch ou Memorial accusent les forces russes ou tchétchènes pro-russes.

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Mardi 14 février 2006

MOSCOU - Au dernier jour de sa visite en Russie, Dominique de Villepin a tenu à souligner avec Vladimir Poutine les convergences de vues entre Paris et Moscou sur le dossier nucléaire iranien et sur la nouvelle donne palestinienne.

Dans la matinée de mardi, le Premier ministre français avait présidé avec son homologue russe Mikhaïl Fradkov le 11e séminaire intergouvernemental, qui a été l'occasion d'un engagement en faveur d'une intensification de la coopération entre les deux pays dans les secteurs économique, technologique ou encore énergétique.

"La France et la Fédération de Russie appellent l'Iran à se conformer pleinement à la résolution de février du Conseil des gouverneurs et aux demandes de l'AIEA, y compris la pleine suspension de toutes les activités liées à l'enrichissement et au recyclage", peut-on lire dans une déclaration conjointe franco-russe adoptée mardi.

Dans ce document, Paris et Moscou affirment le soutien de la communauté internationale à la proposition russe de retraiter et d'enrichir en Russie le combustible nucléaire iranien, afin de lever les doutes quant à la nature du programme nucléaire de Téhéran.

Face à la sensibilité de cette question, Dominique de Villepin a fait l'éloge d'une diplomatie de l'action en jugeant capital d'éviter deux écueils.

"Le premier, c'est celui de l'engrenage qui ne serait pas maîtrisé, c'est l'escalade. Nous en avons vu sur d'autres terrains les conséquences", a-t-il déclaré à la radio "L'écho de Moscou". "L'autre risque, c'est de ne rien faire".

"Entre ces deux options, il y a un chemin qui est celui de la volonté, de l'exigence. C'est bien celui qu'il nous faut tracer avec la Russie, avec la communauté internationale".

LE HAMAS FACE A UN "CHOIX HISTORIQUE"

Quelques heures plus tôt, dans le faste du bureau de représentation du Kremlin, entre les statues de Pierre le Grand et de Catherine II, Vladimir Poutine avait dit à Dominique de Villepin qu'il maintenait un "contact permanent" avec Jacques Chirac sur les crises iranienne et israélo-palestinienne.

Le président russe n'est cependant pas revenu publiquement sur l'invitation qu'il avait adressée de Madrid aux dirigeants du Hamas, formation qui a remporté le mois dernier les élections palestiniennes mais qui est toujours rangée sur la liste européenne des organisations terroristes.

Sans jamais prononcer ce qualificatif sur les ondes moscovites, Dominique de Villepin a pour sa part jugé qu'un "choix historique" s'offrait au Hamas. Il a appelé la formation islamiste à renoncer à la violence, à reconnaître l'Etat d'Israël et les récents traités israélo-palestiniens, en particulier les accords d'Oslo.

"Ce que je souhaite, c'est que, dans le cadre de ces rencontres, le Hamas puisse prendre conscience de ses responsabilités et de l'opportunité qui lui est donnée d'avancer dans la voie d'une reconnaissance des résolutions des Nations unies", a dit le Premier ministre.

"Il y a une chance à saisir pour le Proche-Orient", a-t-il dit.

Se voulant unis dans leur réponse diplomatique aux grandes crises régionales, la France et la Russie ont en outre cherché à donner une image de complémentarité dans plusieurs autres domaines.

Illustrant cette volonté, plusieurs accords ont été annoncés à l'issue du séminaire gouvernemental sur la coopération dans le domaine de la destruction des armes chimiques, sur la protection des droits de propriété intellectuelle dans le cadre de la coopération militaire et technique, ou encore sur la formation des cadres d'entreprise.

source: www.liberation.fr

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Mardi 14 février 2006

commerce Le premier ministre est arrivé hier à Moscou pour une visite de 24 heures destinée à renforcer la coopération économique franco-russe.

«LES entreprises françaises sont trop frileuses. C'est dommage, car le marché russe explose.» René André, président du groupe d'amitié parlementaire franco-russe depuis dix ans et député UMP de la Manche, est formel : «La France pourrait mieux faire. Notre système à l'export n'est sans doute pas adapté pour nos PME-PMI.» Conscient du retard de la France en matière commerciale, Dominique de Villepin compte sur le 11e séminaire intergouvernemental franco-russe pour plaider la cause des entreprises nationales.


Hier, le premier ministre est donc arrivé à Moscou accompagné de trois ministres et d'une quinzaine de chefs d'entreprise dont Jean-Paul Bechat (Safran), Jean-François Cirelli (Gaz de France), Noël Forgeard (EADS), Anne Lauvergeon (Areva), Jean-Yves Le Gall (Ariane Espace), Yannick d'Escatha (CNES) ou encore Denis Ranque (Thales). «C'est un voyage assez stratégique, on sème plus qu'on ne récolte, mais il y aura une belle corbeille d'accords», promet-on dans la délégation française.


Des accords doivent être signés


Plusieurs accords doivent en effet être signés aujourd'hui dans les domaines énergétiques, dans ceux du spatial, du numérique, mais aussi du militaire avec un accord sur la destruction d'armes chimiques. Malgré une forte hausse des exportations depuis 2004 (+ 20%), la place de la France reste relativement modeste. Elle est le neuvième fournisseur de la Russie et le sixième investisseur. «L'Allemagne et l'Italie sont bien mieux organisées que nous pour prendre des parts de marché dans ce pays, regrette un chef d'entreprise. Si 450 sociétés françaises sont implantées en Russie, Dominique de Villepin en convient lui-même : «A l'évidence, nous pouvons faire mieux.» Lors d'un dialogue avec des patrons français et russe, le premier ministre a hissé la Russie au rang des «pays privilégiés en matière de développement des échanges». Il a souhaité que «10% supplémentaires d'entreprises françaises s'installent chaque année en Russie».


Un cadeau de bienvenue


Dès son arrivée dans la capitale russe, Villepin a visité longuement le Centre d'études spatiales de Lavotchkine, maître d'oeuvre des satellites et des sondes scientifiques qui ont marqué le succès de l'astronautique soviétique. Après la visite du musée, le premier ministre a fait le tour des ateliers de construction du lanceur Soyouz. Une première pour un dirigeant français. Jusqu'à présent, seule la première dame de France, Bernadette Chirac, avait effectué cette visite. Ses photos ornent d'ailleurs les murs du centre spatial au milieu des portraits d'innombrables astronautes russes. «Le premier ministre a voulu marquer le quarantième anniversaire de la coopération spatiale franco-russe. De nouveaux accords seront signés pendant ce séjour», assure un conseiller du premier ministre.


En 2008, le lanceur russe Soyouz doit en principe mettre sur orbite, depuis la base française de Kourou en Guyane, quatre satellites du système européen Galileo. Avant de quitter le centre Lavotchkine, le responsable russe a offert à Villepin un petit morceau de pierre lunaire enfermé dans une capsule spatiale miniature. Après tout, ce n'est pas tous les jours qu'on décroche la lune...

source: www.lefigaro.fr

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