La campagne européenne n'est pas à la hauteur des enjeux. Or le besoin d'Europe n'a jamais été aussi évident. Notre modèle social, si critiqué par le passé, permet d'amortir le choc de la récession mondiale et stabilise tant bien que mal les économies. Notre tradition de dialogue est légitimée par la multipolarité. Pourtant, jamais l'Europe n'a été autant en proie au doute. L'Union européenne traverse sa crise la plus grave. L'illusion d'optique d'une stabilisation apparente, avec la possible ratification du traité de Lisbonne et le volontarisme de la présidence française, n'y change rien. Les Européens doutent de son efficacité parce qu'elle est divisée et corsetée de procédures complexes et opaques. Ils doutent de sa légitimité quand des approches techniciennes et souvent dogmatiques dominent au sein de ses institutions. Ils doutent même de son identité lorsqu'ils se tournent vers le passé pour y chercher des racines univoques ou des remparts naturels. Les causes du blocage sont […]
Le Premier ministre français et la chancelière allemande souhaitent "un partage équitable des efforts" de restructuration de l'entreprise. Le Premier ministre français Dominique de Villepin et la chancelière allemande Angela Merkel ont eu un entretien vendredi 9 février au matin sur la situation d'Airbus, annonce Matignon. A cette occasion, ils "ont affirmé leur attachement commun à ce groupe, qui est l'une des grandes réussites industrielles européennes et un enjeu majeur pour la croissance et l'emploi, en particulier en France et en Allemagne qui en sont les deux pays fondateurs". Dominique de Villepin a également reçu en fin d'après-midi le coprésident français d'EADS Louis Gallois. Il a demandé que le plan de restructuration qui sera présenté le 20 février respecte "un partage équitable des efforts entre les différents pays partenaires" et assure en même temps "le développement des compétences technologiques et des sites industriels d'Airbus en France". DaimlerChrysler réduit […]
La France demande aux ministres des Affaires étrangères européens de se saisir du dossier des infirmières bulgares condamnées en Libye, à leur réunion des 12 et 13 février, a annoncé vendredi le Premier ministre français Dominique de Villepin à Sofia. Celui-ci s'exprimait au cours d'une conférence de presse commune avec son homologue bulgare Sergueï Stanichev. "La France et l'Union européenne ont une responsabilité commune pour que justice soit faite aux infirmières bulgares", a déclaré le chef du gouvernement français. Leur situation résulte d'un "affreux malentendu", a-t-il insisté, en indiquant avoir demandé à son ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy de saisir le conseil ministériel européen pendant sa prochaine réunion à Bruxelles. Arrivé vendredi matin à Sofia pour une visite officielle d'une journée, M. de Villepin arborait sur lui à sa descente d'avion un ruban aux couleurs de la Bulgarie (rouge, vert, blanc) visant à manifester sa solidarité avec ces […]
Dominique de Villepin a proposé jeudi en Roumanie la mise en chantier d'un traité constitutionnel européen amélioré qui serait soumis pour approbation au même moment dans tous les pays de l'Union. "Est-ce qu'il faut resoumettre ce même projet à des pays qui ont dit 'non' ? Je ne le crois pas : ce serait sur le plan démocratique une faute", a déclaré le Premier ministre lors d'une conférence sur l'Europe à l'Académie des études économiques de Bucarest. "Par contre, (mieux vaudrait) prendre ce projet de traité, l'améliorer à 27 - et je crois que l'arrivée de nouveaux membres est une chance", a-t-il ajouté devant des centaines d'étudiants francophones, un mois jour pour jour après l'entrée de la Roumanie dans l'Union européenne. "(Il faut que) ce projet soit vraiment le projet de tous, que nous lui donnions une colonne vertébrale parce que les institutions, c'est bien, mais les institutions ça ne fait pas rêver le peuple", a-t-il poursuivi. Selon le schéma imaginé par le Premier […]
Dominique de Villepin se rend en Roumanie et en Bulgarie, jeudi et vendredi, avec l'objectif affiché d'appuyer la pleine intégration de ces deux pays dans l'Union européenne, où ils sont entrés le 1er janvier. Après l'Italien Romano Prodi le 16 janvier, le Premier ministre français est le deuxième dirigeant européen à leur rendre visite depuis le début de l'année. Accompagné de la ministre déléguée aux Affaires européennes, Catherine Colonna, et de quatre parlementaires, il rencontrera les principaux dirigeants des deux pays voisins de la mer Noire. "L'idée est de leur dire : 'Bienvenue dans la famille. Maintenant, on parle d'égal à égal'. On les prend par le bras et on essaie d'avancer", commente un conseiller du Premier ministre. "Dans cette phase d'entrée, il est important d'avoir avec eux un dialogue aussi fréquent, direct et souple que possible", ajoute-t-il. Le séjour à Bucarest sera l'occasion de signer d'un accord sur la protection et l'accompagnement des mineurs roumains […]
Dominique de Villepin a exporté à Bruxelles sa rivalité avec Nicolas Sarkozy en s'opposant à son idée de rédiger un "mini-traité" reprenant l'essentiel de la Constitution européenne rejetée par la France. Le premier ministre français a rencontré dans la capitale belge le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, pour un déjeuner de travail deux semaines après une visite européenne très médiatisée du ministre de l'Intérieur. Que pense-t-il de l'idée de ce dernier de "recourir à un mini-traité" négocié en 2007 et ratifié en 2008 pour "réaliser les réformes institutionnelles les plus urgentes" après les "non" français et néerlandais à la Constitution? "Je ne crois pas qu'aujourd'hui ce soit la préoccupation première", a répondu Dominique de Villepin en laissant d'ailleurs entendre que plusieurs pays, dont l'Allemagne - il était à Berlin vendredi dernier - partageaient son avis. "J'ai pu voir qu'un certain nombre de pays, de grands pays, avaient des questions pour le […]
Selon le rapport publié hier par l'institut Eurostat, la France confirme son dynamisme économique. Selon le rapport publié hier par l'institut Eurostat, la France confirme son dynamisme économique. Elle s'impose en 2005 comme l'un des plus grands investisseurs dans les pays tiers. Avec des flux sortants de 19 milliards d'euros (12 %) contre 2 milliards d'euros en 2004, elle arrive en deuxième position derrière le Royaume-Uni (56 milliards, soit 37 %) et juste devant le Luxembourg (16 milliards, soit 10 %). Elle confirme cette tendance à l'intérieur de l'Union européenne à 25 (UE25) avec 61 milliards d'euros d'investissements (contre 36 milliards en 2004). Cependant, la plupart des investissements français se tournent vers les États-Unis (8 %) et la Suisse (5 %). En revanche, la France ne compte pas parmi les principaux bénéficiaires des investissements en provenance des pays membres de l'UE25. Ce sont le Royaume-Uni, le Luxembourg et les Pays-Bas. Plus généralement, l'UE25 affiche […]
Le débat sur le Contrat première embauche déborde au-delà de la FranceAlors que le mouvement de protestation des jeunes se poursuit, le président de la Commission européenne a cru bon de rappeler les piètres résultats de la France en matière de lutte anti-chômage. En filigrane, l'idée qu'un peu plus de flexibilité ne peut pas nuire, mais que la réforme ne doit pas se cantonner à un contrat de travail. José Manuel Barroso : "Par rapport à d'autres, la France a un niveau plus élevé de chômage des jeunes, a un niveau plus élevé de chômage de longue durée. Elle a aussi un taux d'emploi de la population active inférieur à beaucoup d'Etats-membres qui ont des régimes plus souples du droit du travail. Mais le droit du travail, je le rappelle, c'est la compétence des Etats-membres, pas des institutions communautaires." Le chômage des jeunes, c'est bien ce dont il est question avec le CPE qui étend de facto la période d'essai à deux ans. Accompagner cette flexibilité d'autres mesures comme […]
Le Premier ministre français Dominique de Villepin et son homologue espagnol José Luis Zapatero ont plaidé lundi pour l'élaboration d'une politique européenne garantissant les ressources dans le domaine énergétique. A l'issue d'un entretien avec son homologue, le chef du gouvernement français a estimé que l'Europe devait élaborer "une véritable stratégie" pour garantir la sécurité énergétique. Les deux hommes se sont défendus de tout nationalisme économique, Zapatero pour son opposition au rachat d'Endesa par le groupe allemand E.On, et Villepin pour le projet de fusion entre Gaz de France et Suez destiné à contrer l'OPA de l'Italien Enel. "Il est indispensable de créer des grands groupes européens, grands groupes européens de l'énergie capables de peser davantage à l'échelle mondiale", a déclaré le Premier ministre français. "Nous l'avons fait avec succès, M. Zapatero l'a rappelé, avec Airbus dans le domaine de l'aéronautique". "Pourquoi ne nous concentrons-nous pas davantage, […]
"Sous cette forme, la directive Bolkestein n'a plus de sens!!!!"Dominique de Villepin a demandé jeudi à la Commission européenne de prendre "pleinement" en compte le vote du Parlement européen sur la directive services dans sa future proposition au Conseil, a annoncé Matignon. "Le gouvernement français veillera dans la suite des négociations à ce que le texte de la future directive maintienne l'ensemble des garanties nécessaires à la protection des droits des travailleurs et des consommateurs ainsi qu'à la préservation des services publics", expliquent les services du Premier ministre français. Dominique de Villepin "rappelle que la France est favorable à la réalisation d'un marché intérieur des services, secteur dans lequel l'économie française, quatrième exportateur de services dans le monde, est particulièrement bien placée". Pour la ministre déléguée aux Affaires européennes, Catherine Colonna, en déplacement à Rome jeudi, "le projet de texte actuel est maintenant très proche […]
Invité à un colloque sur l'Europe, le Premier ministre, lyrique, use de citations à la pelle. Le «poète» est de retour. Invité à Salzbourg (Autriche) pour participer à un colloque sur la crise européenne, Dominique de Villepin a ressorti sa verve des grands jours et a appelé à la rescousse ses plumes favorites. Un vrai festival. Après l'inévitable référence à Mozart, dont la patrie fêtait vendreri le 250e anniversaire de la naissance, il a truffé son propos sur l'Europe de citations évoquant le «continent kidnappé» cher à Milan Kundera ou la patrie selon Musil. Dans la foulée, il a convoqué Hermann Broch, Thomas Bernhard, Elfriede Jelinek, le peintre Klimt, Erasme, George Steiner, Elias Canetti, Stefan Zweig et même Sigmund Freud. Petit aperçu du discours : «Jorge Semprun m'a souvent parlé de l'importance qu'avait eue pour lui la découverte d'une conférence de Husserl intitulée "La philosophie ou la crise de l'humanité européenne".» Et pour bien montrer qu'il en a sous la […]
Loin de Paris, Dominique de Villepin, fait entendre sa différence avec Jacques Chirac sur l'élargissement de l'Union européenne. Venu participer à une conférence sur l'avenir et la crise d'identité de l'Europe, Jeudi et vendredi 27 janvier à Salzbourg, le premier ministre français a mis en garde contre "une fuite en avant". "l'idée d'une fuite en avant alors même que nous sommes confrontés à des difficultés sur le plan institutionnel me paraît dangereuse", a-t-il dit jeudi soir lors d'une conférence de presse avec le chancelier autrichien, Wolfgang Schüssel, dont le pays est l'un des plus opposés à l'entrée de la Turquie dans l'Union. M. de Villepin a affirmé que la "priorité est à l'approfondissement de l'UE". "L'Europe n'a pas vocation à s'élargir indéfiniment", a-t-il souligné. Le lendemain matin, dans son intervention devant la conférence, le premier ministre a enfoncé le clou : "La crise d'identité que nous connaissons tient à la rapidité de l'élargissement". Cette position […]
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