Les sans-papiers font trembler l'exécutif. Le processus de régularisation au cas par cas lancé par Nicolas Sarkozy et l'afflux de demandes qu'il a suscité devient de plus en plus compliqué à gérer pour le gouvernement. Mercredi, devant quelques journalistes, Dominique de Villepin a laissé entendre que la gestion du dossier par son ministre de l'Intérieur n'est pas tout à fait satisfaisante. «Il ne faut pas laisser traîner , a-t-il estimé, cela ne doit pas devenir le feuilleton de l'été.» Pour le Premier ministre, il faut rapidement «assumer une position, apporter une réponse» . «Dès qu'une évaluation un peu plus précise aura été faite, il faudra être capable de préciser très clairement les critères», a-t-il ajouté. Manière de mettre la pression sur son numéro 2. Ce dernier a bien conscience du danger qui le guette, même si son entourage jure qu'il n'est pas «débordé par l'affaire» . Préfets réunis. «La situation est parfaitement bien maîtrisée, promet un de ses conseillers. Pour […]
Nicolas Sarkozy veut relancer une immigration de travail « choisie » tout en restreignant les droits des autres immigrants. « Il s’agit de passer d’une immigration subie à une immigration choisie. » Nicolas Sarkozy ne lésine pas sur les formules grandiloquentes pour présenter le projet de loi relatif à l’immigration et à l’intégration, qui sera examiné du 2 au 5 mai par les députés. L’an dernier, 164 000 titres de séjour ont été délivrés à des étrangers, dont plus de la moitié pour des motifs familiaux, contre 7 % à peine pour des raisons professionnelles, le reste étant attribué pour l’essentiel à des étudiants (25 %) et à des réfugiés (7 %). Le ministre de l’Intérieur veut inverser la tendance en restreignant les droits des immigrants non économiques, notamment ceux qui arrivent pour motifs familiaux, tout en ouvrant davantage les portes à ceux qui répondent aux besoins du marché du travail. Un projet qui risque d’exacerber les tensions sociales sans même atteindre ses objectifs […]
Le Conseil d'Eglises chrétiennes en France fait part de ses "réelles inquiétudes" devant le projet de loi sur l'immigration, dans une lettre adressée mardi au Premier ministre Dominique de Villepin.Le Conseil "tient à vous faire part des réelles inquiétudes que soulève ce projet", écrivent le président de la Conférence des évêques de France, le cardinal Jean-Pierre Ricard, le président de la Fédération protestante de France, le pasteur Jean-Arnold de Clermont, et le président de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France, Mgr Emmanuel. Même si le gouvernement a "l'entière légitimité" de proposer un projet sur l'immigration, ses mesures ont "de sérieuses conséquences sur le sort qui sera réservé à tant d'hommes et de femmes à la situation fragile". "La création de la carte +compétences et talents+ risque d'entraîner une inégalité forte suivant les catégories de personnes: que penser de cet encouragement à la venue de migrants diplômés ou de haut niveau alors que la situation des […]
Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a présenté en conseil des ministres son projet de loi sur l'immigration, dont l'objectif est notamment de promouvoir une "immigration choisie". Le texte prévoit ainsi que l'obtention d'un visa de long séjour sera indispensable pour la délivrance d'une carte de séjour temporaire, "sauf quelques exceptions", lit-on dans un communiqué du gouvernement. Les migrants admis pour la première fois en France et souhaitant s'y installer durablement devront signer un "contrat d'accueil et d'intégration" prévoyant une formation civique et linguistique. Avant d'obtenir une carte de résident de dix ans, l'étranger devra satisfaire à trois conditions d'intégration: l'engagement personnel de respecter les "principes qui régissent la République française", le "respect effectif de ces principes" et une "connaissance suffisante" de la langue française. La délivrance et le renouvellement des titres de séjour des étudiants étrangers seront facilités dès lors […]
Dominique de Villepin se veut le patron d'une "politique moderne de l'immigration", qui sera désormais "choisie" et non "subie". "Aujourd'hui, nous voulons ouvrir une nouvelle étape en modernisant les règles et en les faisant respecter", a déclaré le Premier ministre, qui a présidé ce matin à Matignon, le comité interministériel de contrôle de l'immigration (Cici). Sur ce sujet hautement sensible électoralement, le chef du gouvernement a voulu affirmer son ascendant sur son rival, le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, maître d'oeuvre du projet de loi sur l'immigration présenté jeudi. Lors d'une conférence de presse commune avec Nicolas Sarkozy (Intérieur), Jean-Louis Borloo (Emploi), Pascal Clément (Justice) et François Baroin (Outre-Mer), Dominique de Villepin a salué "l'implication personnelle de tous les ministres et la coordination efficace de Nicolas Sarkozy, qui a eu en charge la préparation du projet de loi". "Le choix de l'interministériel montre la capacité de […]
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