Mercredi 7 mars 2007
A quelques semaines de son départ de Matignon, Dominique de Villepin s'est livré, mardi 6 mars, à un exercice délicat : avancer un certain nombre de propositions concrètes pour remettre durablement l'économie française sur le chemin d'une croissance de 3 %, alors que la hausse du produit intérieur brut (PIB) a été de 1,2 % en 2005, de 2 % en 2006, et devrait rester du même ordre en 2007.

 


Le premier ministre a réuni dans la matinée une conférence nationale sur la croissance au ministère de l'économie et des finances, en présence de plusieurs ministres, du patronat et des syndicats, de chefs d'entreprise et des membres de la Commission économique de la nation. Ce rendez-vous, moins attendu que les deux précédents, sur l'emploi et le pouvoir d'achat et sur les finances publiques, est censé, selon Matignon, "aider à fixer collectivement un cap en matière de croissance"

"Si nous voulons franchir de nouvelles étapes, nous avons besoin de choix poursuivis sur le long terme, pendant dix ans, pendant quinze ans. Une croissance de 3 %, un taux de chômage de 6 % et une dette publique ramenée à 55 % du PIB à l'horizon 2012, ce sont des objectifs qui doivent être aujourd'hui partagés par tous", a assuré M. de Villepin, comme s'il laissait une feuille de route à son successeur.

Le chef du gouvernement a exprimé sa conviction que la France peut passer de 2 % à 3 % de croissance sans remettre en cause son modèle social ni se sentir obligée de ressembler aux Anglo-saxons. Pour développer le volume d'emplois, notoirement insuffisant, et soutenir l'innovation, M. de Villepin a avancé plusieurs mesures d'une facture classique, comme la fusion de l'ANPE et l'Unedic (également défendue par Nicolas Sarkozy), une meilleure indemnisation des jeunes au chômage, un système de formation plus adapté aux personnes peu ou pas qualifiées.

Plus novatrice, en revanche, est la demande qu'il a formulée à l'Insee de "mettre à la disposition de tous les Français 2 ou 3 indicateurs qui ne soient pas seulement des indicateurs de croissance mais également des indicateurs de progrès durable" tenant compte des composantes sociales de l'activité économique.

L'idée d'un "Small Business Act" à la française, réservant une part des marchés publics aux PME, fait aussi son chemin. A charge pour le prochain gouvernement de la défendre au niveau européen et à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Lundi, Matignon insistait sur la convergence de vues entre le premier ministre et le prix Nobel d'économie américain Edmund Phelps. Ce dernier a ouvert la conférence sur la croissance, en compagnie de l'économiste en chef de l'OCDE, Jean-Philippe Cotis. Et en faisant valoir que la faiblesse de la croissance française n'est pas due à notre modèle social, mais à la place insuffisante faite, dans notre pays, aux nouveaux entrants : les jeunes et les entreprises innovantes.

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Vendredi 31 mars 2006
Le ministre de l'Economie Thierry Breton a réaffirmé qu'il prévoyait une croissance du PIB français située entre 2% et 2,5% en 2006 et la poursuite de la baisse du chômage.

L'économie française est "entrée solidement en régime de croissance", a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse trimestrielle.

Il a dit attendre "au moins 0,6% de croissance" du PIB au premier trimestre 2006.

Il a estimé que la croissance économique française était "stabilisée" dans la fourchette de 2% à 2,5%.

Il a également prédit que le taux de chômage passerait sous le seuil de 9% "avant la fin de l'année" et "approcherait 8,7% - 8,8% en avril (2007)", grâce notamment à la création nette de 200.000 emplois en 2006.

Thierry Breton a enfin dit miser sur une hausse du pouvoir d'achat des Français de plus de 2% en 2006.

par rezeid publié dans : Croissance
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Mercredi 29 mars 2006

"Villepin n'a qu'un seul objectif, gagner la bataille pour l'emploi, les chiffres sont là, les estimations aussi ce qui devrait le conforter à maintenir le CPE". Sa politique sur le front purement économique est une réussite, mais aussi sur le front de la baisse du chômage axe majeur du gouvernement..." Ouvrons au plus vite le plan 3 de la bataille pour l'emploi nécessaire car le temps presse."

L'économie française devrait connaître une croissance de 2% entre mi-2005 et mi-2006, prévoit l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). D'après sa note de conjoncture publiée jeudi, le taux de chômage pourrait continuer sa baisse jusqu'à atteindre 9,2% en juin.

"Au début de 2006, l'environnement international est encore porteur", estime l'INSEE. La croissance reste vive aux Etats-Unis et en Asie et "la zone euro en profite". D'après la note de conjoncture de mars, "l'amélioration du climat des affaires (est) particulièrement nette en Allemagne".

"En France, l'accroissement des commandes en provenance de l'étranger devrait générer une accélération des exportations". En 2005, les exportations avaient augmenté de 3,2% tandis que les importations gonflaient de 6,6%. Cette année, les importations devraient grimper de 6%.

La consommation des ménages, qui a été le "principal moteur de la croissance" française en augmentant de 2,1% en 2005, devrait poursuivre sa hausse en 2006. L'INSEE prévoit même une "progression du pouvoir d'achat, qui bénéficierait du recul de l'inflation". La hausse des prix s'établirait en glissement annuel à 1,6% en juin.

L'emploi salarié marchand progresserait de 25.000 au premier semestre. "Mais, avec l'apport de l'emploi non marchand, notamment aidé, l'emploi total augmenterait d'environ 100.000 sur la même période". Conjuguée aux nombreux départs en retraite, cette tendance "permettrait une poursuite du recul du taux de chômage (9,2% en juin), table l'INSEE.

Après une croissance de 1,4% en 2005, le PIB (produit intérieur brut) augmenterait au premier semestre 2006 "sur un rythme annualisé un peu supérieur à 2%".

par rezeid publié dans : Croissance
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Vendredi 10 février 2006
Après les estimations décevantes de l'Insee, il affirme que "la croissance est repartie en ce début d'année".

   

D ominique de Villepin a relativisé vendredi 10 février, lors d'un déplacement à Toulon, les estimations sur la faible croissance enregistrée au 4e trimestre 2005 (+0,2%) en affirmant que "tout indique que la croissance est solidement repartie en ce début d'année" 2006.
Tout en reconnaissant que ce chiffre est "plus faible qu'attendu", le Premier ministre a souligné qu'il fallait qu'il soit "vérifié".
"Il s'agit d'estimations dites précoces et nous avons souvent vu dans le passé ces estimations corrigées (...) Attendons confirmation, il ne faut pas saisir ces estimations et les prendre pour argent comptant", a-t-il insisté.
"Ce que je peux dire parce que ce sont les témoignages que nous recevons et ce sont les indications croisées que nous avons, c'est que tout indique que la croissance est solidement repartie en ce début d'année", a dit le Premier ministre.
"Il peut y avoir des phénomènes conjoncturels, on a évoqué la situation de l'automobile, il peut y avoir eu aussi la crise des banlieues qui a pu jouer sur ce dernier trimestre (...) Mais la réalité, c'est bien celle d'un pays qui reprend confiance en lui et d'un pays qui avance", a-t-il affirmé.

Sous les prévisions


Le Produit intérieur brut (PIB) de la France a progressé de 0,2% au quatrième trimestre 2005, et de 1,4% sur l'ensemble de l'année dernière, d'après une estimation précoce communiquée par l'Institut national de la Statistique et des Etudes économiques (Insee).
Par ailleurs, le commerce extérieur français a enregistré un déficit record de 26,459 milliards d'euros en 2005, après 8,284 milliards en 2004 (révisé), selon les données communiquées vendredi par les Douanes.
Selon le ministère du Commerce extérieur, les exportations françaises ont atteint un niveau record à quelque 355 milliards d'euros. Les importations ont-elles aussi fortement progressé notamment en raison de la facture énergétique.
En décembre, le déficit du commerce extérieur était à 3,102 milliards d'euros contre 3,058 sur la même période de 2004 (révisé), d'après les données corrigées des variations saisonnières. Les exportations se sont montées à 31,308 milliards d'euros et les importations à 34,410 milliards au cours du même mois.

Révision

Les mauvais résultats du commerce extérieur étaient attendus, mais ceux de la croissance sont moins bons que ce qu'attendaient les économistes et le gouvernement.
Ils sont d'ailleurs susceptibles d'être révisés.
Le ministre français des Finances, Thierry Breton, avait encore évoqué au début de l'année une croissance de +0,5% ou +0,6% au quatrième trimestre 2005, pour une croissance sur l'ensemble de l'année comprise entre 1,5% et 2%.
L'accord des économistes tablait sur un chiffre de +1,6% pour l'année 2005.
La croissance a été de 0,3% au 1er trimestre, seulement 0,1% au deuxième, avant un rebond à 0,7% au troisième.
Thierry Breton a expliqué sur France-Info que cette contre-performance s'explique pour beaucoup par "un arrêt technique d'un nombre important de lignes de productions" dans le secteur automobile. Cela "se traduit effectivement par une baisse (...) qui ne se reproduira, pas dans la croissance", a estimé le ministre.

Europe

Pour sa part, l'Allemagne a enregistré une croissance de 0,9% en 2005, tirée principalement par les exportations, selon des chiffres provisoires publiés par l'Office fédéral des statistiques (Destatis).
En Grande-Bretagne, la croissance a été de 1,8% en 2005, la plus faible depuis 1992, selon une première estimation de l'Office des statistiques nationales (ONS).
Pour la France, les économistes prévoient une croissance de 2,1% en 2006, le gouvernement tablant sur un chiffre compris entre 2% et 2,5%.
Les chiffres fournis par l'Insee sont corrigés des effets des jours ouvrables et des variations saisonnières.
Les comptes trimestriels font l'objet de trois publications successives, "l'estimation précoce", les "premiers résultats" et les "résultats détaillés", respectivement 42 ou 43 jours, 50 jours et 90 jours après la fin du trimestre.
Par ailleurs, la production industrielle française a reculé de 0,3% en décembre par rapport à novembre, après une hausse de 3,1% le mois précédent, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables, a annoncé vendredi l'Insee.
Pour la seule production manufacturière (calculée hors énergie et industries agricoles et alimentaires), la baisse s'établit à -0,7% après une hausse de 2,5% en novembre.

source: www.nouvelobs.com

 

par rezeid publié dans : Croissance
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