L'Assemblée nationale a rejeté mardi une proposition de loi PS visant à abroger le Contrat nouvelles embauches (CNE) au terme d'un débat qui a donné lieu, en présence de Ségolène Royal, à de vives attaques contre les candidats à la présidentielle. Après la discussion générale, la majorité UMP a refusé de passer à l'examen de l'article unique du texte qui avait été inscrit par le PS dans sa dernière "niche" (séance d'initiative parlementaire) de la législature. La proposition a donc été rejetée de fait. Mis en place, par ordonnance du 2 août 2005, dans le cadre du plan d'urgence pour l'emploi annoncé par Dominique de Villepin, le CNE est réservé aux entreprises de moins de 20 salariés. Pendant les deux premières années, l'employeur peut se séparer d'un salarié en CNE sans avoir à justifier le motif. Les députés socialistes ont immédiatement porté le fer contre les annonces du candidat de l'UMP, Nicolas Sarkozy, qui a proposé la création d'un contrat unique, dont le CNE est un […]
Souhaitant "plus de souplesse dans le droit du travail", la présidente du MEDEF Laurence Parisot déclare dans un entretien accordé au journal gratuit "Métro" que l'utilisation du contrat nouvelles embauches (CNE) -qui est "en fait un CDI" selon elle- aurait dû être étendue au-delà des entreprises de moins de 20 salariés. "Le CNE est un contrat qui a incontestablement boosté l'emploi dans les petites entreprises", déclare Mme Parisot dans cet entretien publié mardi. "L'expérience probante du CNE (...) aurait pu inciter le gouvernement à entendre l'expérience", poursuit-elle, à la question de savoir si elle est déçue que Nicolas Sarkozy ne veuille pas généraliser le CNE, contrat qui permet de licencier sans justification durant une période de deux ans après la signature. "En fait le CNE est un CDI", estime Mme Parisot. La patronne des patrons reprend son mot d'ordre de "séparabilité", expliquant qu'il faudrait "permettre à un employé et un employeur de se séparer sans passer […]
Objectif 6% de taux chômage : Dominique de Villepin s'est projeté lundi dans l'avenir, à l'instar de Jacques Chirac, pour prôner "une politique de l'emploi active" sans "pause, ni retour en arrière" au cours des dix prochaines années. "Nous serons passés en deux ans de plus de 10% à 8% de taux de chômage. L'objectif, désormais, c'est de passer de 8% à 6%", a dit le Premier ministre lors de la remise du rapport annuel du Centre d'analyse stratégique, l'ex-commissariat au Plan. Dominique de Villepin n'a pas fixé de calendrier. Le taux de chômage s'est établi à 8,7% de la population active en novembre 2006, son niveau le plus bas depuis juillet 2001. "Partant de ces résultats, nous devons être très lucides sur l'évolution de l'emploi en France au cours des dix prochaines années", a souligné Dominique de Villepin, dont le mandat s'achève dans moins de quatre mois. "Le chômage ne baissera pas sans une politique de l'emploi active. (...) Notre pays ne peut se permettre ni pause, ni […]
Le Premier ministre confirme notamment la suppression des charges patronales sur le Smic, annonce un meilleur suivi des chômeurs en ZUS et un plan pour les CIVIS. D ominique de Villepin a réaffirmé jeudi 31 août sa volonté de mobiliser son gouvernement en faveur de l'emploi, avec pour objectif affiché de passer au dessous de la barre des deux millions de chômeurs."Passer sous la barre des deux millions de chômeurs, c'est la prochaine frontière. Tous nos efforts doivent tendre vers ce but. Toutes nos décisions doivent être prises à l'aune de l'emploi", a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse mensuelle, organisée à Troyes (Aube).Le Premier ministre a salué la baisse du taux de chômage, tombé à 8,9% en juillet."Je me réjouis des chiffres annoncés ce matin, qui confirment la tendance continue depuis plusieurs mois: nous sommes désormais à moins de 9% de taux de chômage dans notre pays", a-t-il dit. La croissance a permis selon lui, depuis juin 2005, "310.000 chômeurs en […]
Le gouvernement veut "aller vers la suppression de toute charge au niveau du SMIC pour les entreprises de moins de 20 salariés", déclare Dominique de Villepin dans un entretien publié jeudi dans "L'Express". "C'est un moyen supplémentaire, après le contrat nouvelles embauches (CNE), après les baisses de charges qui ont déjà été engagées, de favoriser les embauches dans les petites entreprises, où les gisements d'emploi sont les plus importants", explique le Premier ministre. Jacques Chirac avait demandé en janvier 2005 au gouvernement de supprimer en trois ans les charges sociales pour les entreprises au niveau du SMIC. A la veille de sa conférence de presse mensuelle à Troyes (Aube), où il doit présenter la troisième étape de son plan pour l'emploi, le Premier ministre explique qu'il veut favoriser le développement des services à la personne pour accentuer la baisse du chômage. Le deuxième axe sera "un effort spécifique pour ceux qui sont les plus éloignés de l'emploi, en […]
Après la timide progression de 2004 (+48.800 postes), la reprise de l'emploi s'est consolidée en 2005 avec 107.800 postes supplémentaires, soit une hausse de 0,7% sur un an, rapporte mardi l'Unédic. Ces résultats sont à rapprocher de l'augmentation du Produit intérieur brut (PIB) qui n'a pas dépassé 1,2% sur l'année 2005 alors qu'elle avait atteint 2,0% en 2004, souligne l'Unédic dans un communiqué. La hausse de l'emploi observée en 2005 porte à 15.977.870 le nombre de salariés des secteurs concurrentiels au 31 décembre 2005, niveau jamais atteint jusqu'alors. Ce sont dans les établissements de 10 à 19 salariés que le taux d'évolution de l'emploi a été le plus élevé (+2,3 %, soit +42.200 salariés). Les établissements de 5 à 19 salariés ont eux concentré un peu plus de la moitié des créations nettes d'emplois en 2005 (+1,5 % sur un an, soit +55 000 salariés) alors qu'ils ne représentent que 23,9% des actifs salariés. Comme en 2004, la progression des effectifs dans les services et […]
L'enquête annuelle de l'Insee confirme la baisse de leur nombre en 2005 mais en corrige l'ampleur. Et renseigne sur leur profil Chaque année, l' «enquête emploi» de l'Insee est très attendue, parce qu'elle mesure par sondage (auprès de 115 000 personnes) le nombre de chômeurs (selon la définition du Bureau international du travail), et non celui des demandeurs d'emploi inscrits à l'ANPE. Ce dernier chiffre qui, chaque mois, alimente le débat correspond plus à un décompte administratif qu'à la réalité économique et sociale. La livraison de l'Insee du 6 mars ne bouleverse pourtant pas les données mensuelles. Elle confirme que le chômage a - un peu - baissé en 2005: son taux s'établit à 9,8%, contre 9,9 en 2004. Cela est une moyenne: en douze mois, le taux est passé de 10% (décembre 2004) à 9,6 (décembre 2005). Toutefois, l'enquête de l'Insee corrige l'ampleur de la baisse enregistrée par l'ANPE en 2005: la statistique mensuelle faisait apparaître un plus haut à 10,2% (en mars) et un […]
Le Premier ministre Dominique de Villepin a annoncé jeudi que le nombre de chômeurs avait continué à baisser en juin, avec 25.000 demandeurs d'emploi en moins par rapport à mai.Lors d'un déplacement à Garges-les-Gonesse, dans le Val-d'Oise, sur le thème de l'égalité des chances, le Premier ministre a fixé comme objectif pour son gouvernement de passer sous la barre des deux millions de demandeurs d'emploi "au début de l'année prochaine". "Nous sommes pour le mois de juin sur une tendance de plus de 25.000 chômeurs en moins", a indiqué le chef du gouvernement. M. de Villepin a ajouté que son gouvernement avait "au cours des derniers mois obtenu des résultats très significatifs". "Cette tendance se confirme", s'est-il félicité. "Quand nous sommes arrivés, il y a un peu plus d'un an, il y avait dans notre pays 2,5 millions de chômeurs. Nous sommes aujourd'hui à 2,2, donc 300.000 chômeurs en moins au cours de ces derniers mois", a-t-il ajouté. "Nous voulons aller plus loin. Nous […]
"Le chômage des jeunes reste pour moi une préoccupation majeure" malgré l'échec du CPE et "je souhaite faire d'autres propositions dans les semaines prochaines sur ce sujet", affirme le Premier ministre Dominique de Villepin dans un entretien publié mardi dans "Paris Normandie". "Il ne faut négliger aucune piste", ajoute-t-il. "Je veux apporter des réponses à ces jeunes à qui on ne propose rien". Le chef du gouvernement évoque notamment la mise "en place d'un véritable service public de l'orientation, pour que chaque jeune puisse choisir une filière qui lui convient et qui le conduise à un emploi stable". Dominique de Villepin doit se rendre mardi à Evreux (Eure), ville du président de l'Assemblée nationale Jean-Louis Debré. Accompagné du ministre délégué à la promotion de l'Egalité des chances Azouz Begag, il se rendra notamment dans le quartier sensible de la Madeleine. Alors que le Premier ministre a dû renoncer au contrat première embauche (CPE) pour les jeunes face à la […]
Plus d'un tiers (37%) des embauches n'auraient pas eu lieu dans le secteur de l'artisanat sans l'existence du contrat nouvelles embauches (CNE), selon une enquête réalisée au cours du premier semestre 2006 auprès d'un échantillon de 3.500 entreprises pour le compte de l'UPA. Selon cette enquête de l'institut I+C, publiée jeudi par l'Union professionnelle artisanale (UPA, organisation patronale), "un artisan sur quatre a embauché au cours du premier semestre 2006 et ils sont encore 18% à prévoir une embauche au cours du deuxième semestre, des résultats en progression depuis 2004". Au cours du premier semestre 2006, "14% des embauches dans l'artisanat ont été réalisées en CNE. En outre, il apparaît que 28% des artisans n'auraient pas embauché et que 9% auraient retardé leur recrutement si cette nouvelle forme de contrat n'avait pas été instaurée", selon l'UPA. Par ailleurs, "96% des bénéficiaires d'un CNE (embauchés au cours du premier semestre 2006) travaillent encore dans […]
En visite en Seine-Saint-Denis, il s'est félicité que la baisse du chômage et la bonne tenue de la croissance créent un «cercle vertueux». VOLONTARISME pas mort ! A tous les cassandres qui prédisent dix mois d'action politique atone, le premier ministre a voulu montrer, hier, qu'il n'en serait rien. Du moins sur le front de la lutte contre le chômage et la promotion de l'égalité des chances, deux «priorités du gouvernement» qui sont intimement liées. «Le dynamisme économique ne se construit pas sur des lignes de fracture. Un pays qui crée de l'emploi, c'est un pays où il y a plus de possibilités», a lancé Dominique de Villepin lors de la conférence nationale pour l'égalité des chances, qui se tenait hier à La Villette. «Unis et rassemblés comme notre équipe de France» Un peu plus tôt dans la matinée, le premier ministre s'était rendu dans une entreprise de Bobigny (Seine-Saint-Denis), Airness, pour célébrer «la diversité française» et mettre en avant les bons chiffres du chômage. […]
"Villepin a lancé la bataille pour l'emploi il y a 13 mois, les résultats sont au rendez-vous. La politique économique de Dominique de Villepin est un grand succès. Elle est ambitieuse, moderne, novatrice et donne des résultats. Il faut le juger sur les résultats et non sur des querelles de personne et des histoires fausses pour le destabiliser. Villepin tient la route en maintenant le cap......" Nous te soutenons tout simplement......... Le chômage devrait enregistrer une baisse "historique" en mai, selon Jean-Louis Borloo, après plus d'un an de recul continu et 210.000 demandeurs d'emploi en moins, le premier ministre tablant sur un taux de chômage sous la barre des 9% dans les prochains mois. Le ministre de l'Emploi, lors d'un point presse consacré jeudi matin au site internet particulieremploi.fr, a assuré que les chiffres du chômage pour le mois de mai, qui seront connus vendredi, étaient "historiques". L'Insee rendra public vendredi matin le nombre de demandeurs d'emploi en […]
La France connaît une première année de baisse du chômage avec 2.288.300 demandeurs d'emploi à la fin mars 2006, soit 199.500 de moins qu'en mars 2005, selon les chiffres CVS diffusés par le ministère du Travail.Le taux de chômage est ramené à 9,5% de la population active.En mars 2005, le taux de chômage était de 10,2% et la France comptait 2.487.800 demandeurs d'emploi.Les chiffres du chômage sont en baisse continue depuis douze mois, à l'exception d'une légère augmentation de 0,27% en janvier."Le marché de l'emploi va mieux. L'objectif reste (de parvenir à) un taux de chômage de 8,9% à la fin de l'année" 2006, a réaffirmé le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo, qui compte notamment sur la création d'emplois dans les secteurs du bâtiment et des services à la personne.Une fois "cassé" le seuil psychologique des 9%, "on sera dans le cercle vertueux", estiment ses services, en ajoutant que "le score français, structurellement, doit être un taux de chômage entre 7% et 6,5%".En […]
Les URSSAF ont comptabilisé 410.000 déclarations d'intention d'embauche en CNE depuis septembre 2005, en majorité dans le secteur tertiaire. Q uelque 410.000 déclarations d'intention d'embauche en CNE ont été faites auprès des URSSAF (Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiales) depuis septembre 2005, dont 52.000 en mars dernier, selon l'estimation mensuelle publiée, mardi 18 avril, par l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS). "Le nombre d'intentions d'embauche en CNE (contrat nouvelles embauches, NDLR) s'établit à environ 52.000 pour le mois de mars en données brutes", affirme l'ACCOSS, qui regroupe les 103 URSSAF de métropole, auprès desquelles les promesses d'embauche des employeurs sont collectées. "Pour les entreprises de moins de 20 salariés, cela représente 9,8% des embauches", selon le communiqué de l'ACOSS. "Le cumul des intentions d'embauches en CNE de septembre 2005 à mars 2006 est de 410.000", souligne […]
Les nouveaux contrats proposés par le gouvernement constituent une véritable révolution. En suspendant les lois qui réglementent le marché du travail, ils résolvent d'une façon radicale le problème d'une doctrine trop rigide sur le licenciement. Pourtant, en s’en tenant aux deux ans de la durée du contrat, ils ne modifient qu’à la marge la flexibilité réelle, tout en renforçant le dualisme inefficace et injuste du marché du travail. En France, l'emploi n’est pas seulement lourdement régulé, il l’est par la loi. Les accords collectifs ne peuvent que renforcer les droits des salariés. Avant 1973, la loi française ne s’inquiétait que des licenciements abusifs, et ces abus ne concernaient guère que quelques immigrés clandestins. La loi de 1973 crée pour l’employeur l’obligation de motiver le licenciement par une cause « réelle et sérieuse » que peut apprécier le juge ; elle garantit aussi à la plupart des travailleurs un minimum de six mois de salaire en cas de licenciements injuste. […]
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