Villepin et Merkel s'entendent

Publié le par rezeid

Le Premier ministre français et la chancelière allemande souhaitent "un partage équitable des efforts" de restructuration de l'entreprise.

 

Le Premier ministre français Dominique de Villepin et la chancelière allemande Angela Merkel ont eu un entretien vendredi 9 février au matin sur la situation d'Airbus, annonce Matignon. A cette occasion, ils "ont affirmé leur attachement commun à ce groupe, qui est l'une des grandes réussites industrielles européennes et un enjeu majeur pour la croissance et l'emploi, en particulier en France et en Allemagne qui en sont les deux pays fondateurs".
Dominique de Villepin a également reçu en fin d'après-midi le coprésident français d'EADS Louis Gallois. Il a demandé que le plan de restructuration qui sera présenté le 20 février respecte "un partage équitable des efforts entre les différents pays partenaires" et assure en même temps "le développement des compétences technologiques et des sites industriels d'Airbus en France".

DaimlerChrysler réduit son intérêt

Ces déclarations surviennent alors que DaimlerChrysler a annoncé qu'il allait ramener sa participation dans EADS à 15%, contre 22,5% jusqu'à présent. Le constructeur automobile allemand a précisé qu'il conserverait ses droits de vote actuels et que l'équilibre entre les actionnaires français et allemands serait maintenu.
Daimler, qui prévoit que cette transaction lui rapportera 1,5 milliard d'euros, avait réduit son intérêt dans EADS de 30% à 22,5% l'an dernier, parallèlement à une réduction similaire de la participation du groupe français Lagardère. Le gouvernement allemand a qualifié vendredi la décision de DaimlerChrysler de "raisonnable", ajoutant ne pas s'attendre à des résistances de la part de l'Union européenne.

Plan Power 8

Dans leur conversation, Angela Merkel et Dominique de Villepin "ont réaffirmé la nécessité d'une coopération franco-allemande étroite, autour de deux principes", dont le premier est "un partage équitable des efforts et des plans de charge au niveau de chaque pays partenaire". Pour Paris et Berlin, "les solutions qu'il appartient à l'entreprise de définir devront respecter les grands équilibres industriels du groupe, ses compétences technologiques et la nécessité d'une meilleure intégration".
Ils souhaitent aussi "un calendrier et des procédures qui donnent le temps nécessaire à un dialogue approfondi avec les partenaires sociaux". Pour eux, il s'agit là d'une "condition importante de la réussite" du plan Power 8 que prépare EADS. Ce dernier doit compenser les pertes sur le bénéfice d'exploitation engendrées par les retards du gros porteur A380, estimées à 2,8 milliards d'euros jusqu'en 2010. Il doit aussi générer des économies annuelles d'au moins deux milliards d'euros à partir de 2010 et une "économie cumulée" d'environ cinq milliards d'euros de trésorerie d'ici 2010.

Publié dans Europe

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