DDV sur europe 1

Publié le par rezeid

Voici les principales déclarations de Dominique de Villepin, Premier ministre, mardi 2 mai sur Europe 1, après les derniers développements de l'affaire Clearstream.

- SON EVENTUELLE DEMISSION :
"Rien ne justifie aujourd'hui un départ".
"On m'a accusé injustement, sur la base de déclarations qui ont été tronquées (...) Je n'ai jamais demandé qu'on enquête sur une quelconque personnalité politique, qu'elle soit de droite ou de gauche".

- JUSTICE :
"Il n'y a qu'un chose qui compte, c'est que la vérité soit établie. Je demande donc que la justice puisse disposer de tous les moyens nécessaires pour établir les responsabilités de chacun. Pour ma part, j'apporterai tout mon concours à la justice en répondant à ses éventuelles questions, je suis à sa disposition si elle le souhaite
La vérité n'est pas le lynchage".

- CRISE POLITIQUE :
"Je suis choqué, je suis indigné par la campagne de rumeurs et de calomnie de ces derniers jours" qui "vise à salir toute notre démocratie".
"Tout part d'un pétard mouillé. A partir d'un pétard mouillé, ce pays, notre pays, notre démocratie s'affolent et s'emballent sur la base de rumeurs.
Il suffit que chacun fasse son travail.
Comment imaginer que la justice fasse son travail dans ce contexte ? Des gens qui n'ont rien suivi à l'affaire prennent la parole.
Il faut avoir le souci de la responsabilité et la transparence. "
"A un an des présidentielles, il y a toujours des passions, des critiques, des affaires. La politique politicienne reprend ses droits. "
"Il y a un malaise profond du pays sur le plan social, une inquiétude devant l'avenir, une perte de sang-froid. La moindre question prend des proportions qu'elle ne mérite pas.
C'est une question de déontologie pour les politiques et les journalistes. Chacun doit rester à sa place.
Il faut que notre débat démocratique soit serein, éviter que cette affaire profite aux extrêmes et au populisme."

- NICOLAS SARKOZY :
"A aucun moment son nom n'a été évoqué dans cette réunion. J'avais un souci : qu'il n'y ait pas d'opposition entre les responsabilités du ministre des Affaires étrangères et les différents services. Je ne souhaitais pas qu'il y ait de rivalité, comme dans les affaires corses, entre Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie."
"Il n'y a jamais eu d'enquête le concernant".
"Je suis informé comme tout le monde" de l'existence d'une liste de noms de personnalités économiques et politiques concernant l'affaire Clearstream "au moment où il y a des dénonciations calomnieuses, à l'été 2004, où le nom de Nicolas Sarkozy est cité".

- JACQUES CHIRAC :
"J'ai rencontré tout au long des dernières semaines le président de la République. La relation reste inchangée. C'est une relation de confiance avec un objectif, la mission que m'a confiée le président: priorité à l'emploi, essayer d'avancer sur le front de l'emploi, faire diminuer le chômage".
"Le ministre des Affaires étrangères (ndlr: ce qu'était M. de Villepin de 2002 à mars 2004) suit une politique fixée par le président de la République, il y a des orientations générales fixées par le président de la République, je travaille dans le cadre de ces orientations".
"Ne cherchez pas à mêler le président de la République dans une affaire qui ne le concerne pas."
"En tant que ministre des Affaires étrangères, je suivais une politique fixée par le président. Je travaillais dans le cadre de ses orientations."

- SA RENCONTRE AVEC RONDOT :
"J'ai eu connaissance de menaces terroristes et mafieuses, le 9 janvier 2004, j'ai demandé au général Rondot d'établir la vraisemblance de ces menaces terroristes.
Je n'ai jamais eu connaissance d'aucune liste.
Mon souci était que l'image de la France ne soit pas mise en cause, on était en pleine affaire des frégates de Taïwan."

- A QUEL MOMENT A-T-IL EU CONNAISSANCE DE LA LISTE ?
"Il y a eu des dénonciations calomnieuses à l'été 2004. J'ai demandé à la DST de vérifier. Résultats à l'automne. Je n'ai jamais demandé d'enquête sur Nicolas Sarkozy.
Je n'ai fait que mon devoir, rien que mon devoir, et tout mon devoir.
Je comprends que tous ceux qui sont cités soient blessés. Nous avons un intérêt commun, que la vérité s'établisse. "

- DECLASSIFIER LES DOCUMENTS :
"Ça n'est pas de ma compétence. Il y a des procédures.
La calomnie et le mensonge l'emportent aujourd'hui (sur la démocratie).
La calomnie ne doit pas l'emporter. Rien ne m'empêchera de remplir la fonction qui est la mienne.
La responsabilité du chef de gouvernement est de ressouder (la majorité). "

- EVENTUEL REMANIEMENT MINISTERIEL :
"Je ne crois pas à la logique des boucs émissaires, qu'il faille dans ces situations-là faire porter à tel ou tel un chapeau qu'il ne mérite pas".
"Un gouvernement, ça traverse des épreuves, ça les surmonte. Une fois surmontées, ce gouvernement doit être plus fort et mieux à même de répondre aux préoccupations des Français".

- COMMISSION D'ENQUETE :
"Ce sont de très vieilles rengaines" que ces demandes de commission d'enquête. S'il y a des dysfonctionnements, on peut nommer toutes les commissions... Je vous rappelle que la justice est saisie".

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