Selon Villepin, la France veut aller plus loin dans son engagement au Liban

Publié le par rezeid

La France souhaite "aller plus loin" dans son engagement au sein de la Force intérimaire des Nations unies (FINUL) au Liban, a déclaré mercredi le Premier ministre Dominique de Villepin.

"Nous sommes aujourd'hui le pays le plus engagé et le plus présent sur le terrain. Nous voulons aller plus loin dès lors que les conditions sont réunies", a-t-il dit à l'issue d'un entretien avec la ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni.

Dominique de Villepin lui a expliqué que "la France souhaitait avancer avec Israël et l'ensemble des pays de la région dans un esprit de responsabilité pour la bonne application de la résolution 1701" des Nations unies.

Le Premier ministre a toutefois réitéré la demande française de garanties pour le déploiement du contingent de 15.000 hommes prévu par la résolution pour contribuer à faire respecter le fragile cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah.

"Il est extrêmement important pour un pays comme la France, fort de l'expérience qui est la nôtre au Liban, fort de l'expérience internationale sur d'autres théâtres, que toutes les garanties soient apportées pour permettre un bon déploiement de cette FINUL sur le terrain", a-t-il dit.

"C'est avec le souci que ces garanties soient obtenues que nous travaillons en liaison avec les Nations unies, la communauté internationale et bien évidemment l'ensemble de nos partenaires européens. Nous avançons dans le cadre de ces garanties et notre espoir, c'est que très rapidement les conditions pourront être réunies pour que cette résolution puisse être pleinement appliquée sur le terrain", a conclu le Premier ministre français.

Les laborieuses tractations diplomatiques pour mettre en place la force de 15.000 hommes prévue par la résolution 1701 des Nations unies afin d'aider l'armée libanaise à faire respecter le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, entré en vigueur le 14 août après 34 jours de combats (depuis le 12 juillet), n'ont toujours débouché sur aucun résultat concret.

Pressentie pour prendre la tête de la force, la France n'a pour l'heure dépêché que 200 hommes sur le terrain, doublant son contingent, mais décevant la communauté internationale et notamment Israël. L'État hébreu a ensuite sollicité l'Italie, qui a exprimé sa disponibilité pour en prendre le commandement. Après Paris, Tzipi Livni est attendue jeudi à Rome.

La situation pourrait cependant évoluer d'ici la fin de la semaine. Les ministres des Affaires étrangères des 25 membres de l'Union européenne se réuniront vendredi à Bruxelles en présence du secrétaire général des Nations unies Kofi Annan pour harmoniser leurs contributions respectives. Cette rencontre a été préparée mercredi par une réunion d'experts des Vingt-cinq.

Selon une source diplomatique aux Nations unies, la France envisage de revoir sa contribution à la hausse. Jacques Chirac "aura l'occasion de dire quelles sont les forces armées qui doivent entrer dans la FINUL", s'est contenté de déclarer mercredi le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy. Le chef de l'État devrait s'exprimer jeudi sur le sujet lors du conseil des ministres, d'après une source gouvernementale française.

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Dom 29/08/2006 19:21

Ne faudrait il pas d'abord retirer la force licorne qui est enlisée depuis 2003 en Côte d'Ivoire ? Force que personne, et certainement pas les ressortissants français ne voulaient voir venir ? Comment engager des troupes au Liban quand il y en a tant qui cautionnent des régimes illégaux en Afrique ?